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Pourquoi se faire vacciner ?

L’hépatite A est une infection virale entraînant des lésions inflammatoires du foie. Elle touche chaque année dans le monde près d’un million et demi de personnes (1). Pour les voyageurs, elle est devenue la plus fréquente des maladies évitables par une vaccination (2).

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La gravité et la durée de la maladie varient, notamment avec l’âge. L’hépatite A est habituellement bénigne lorsqu’elle survient chez les jeunes enfants (elle passe souvent inaperçue ou est responsable de symptômes très légers sans jaunisse), tandis que chez les adultes elle peut être responsable de symptômes assez sévères voir invalidants (très grande fatigue) et provoque en général une jaunisse (3).

L’infection guérit complètement dans la quasi totalité des cas (contrairement à l’hépatite B, il n’existe pas d’infection chronique) et n’est qu’exceptionnellement grave, voire mortelle (environ 1/1000 en général et 5/1000 en cas de jaunisse) (4).

Le virus de l’hépatite A se transmet surtout par voie féco-orale (5) c’est-à-dire par ingestion d’eau ou d’aliments souillés par des fèces infectées :
- aliments manipulés sans les précautions d’hygiène requises (maladie des mains sales) et non cuits par la suite.
- coquillages venant d’une eau polluée par un écoulement d’égout et consommés crus ou à peine cuits (6).
- eau potable contaminée.

ou par contact interpersonnels étroits avec des personnes contaminées, notamment au sein des familles (7) ou dans des institutions.

Les personnes contaminées éliminent le virus dans leurs selles de 2 à 3 semaines avant jusqu’à 1 semaine après l’apparition de la jaunisse. Elles sont donc contagieuses avant de présenter le moindre symptôme. Les personnes infectées asymptomatiques ou ayant de légers symptômes peuvent également transmettre le virus (5).

Pourquoi les voyageurs sont-ils si exposés ? : dans les pays développés, l’amélioration des conditions d’hygiène fait que nous avons de moins en moins de risque de rencontrer le virus de l’hépatite A et donc d’être immunisés contre lui (8). De ce fait, un plus grand nombre d’adultes, prédisposés aux formes les plus sévères de la maladie, risquent maintenant de contracter l’hépatite A au cours d’un voyage dans les pays où l’hygiène est précaire. Dans ces pays, le risque est réel même en cas de séjours dans les hôtels de luxe (9).

Qui doit se faire vacciner ?

Les adultes non immunisés et les enfants de plus de un an se rendant dans les zones de forte ou moyenne endémie de l’hépatite A, en particulier si les conditions d’hygiène sont précaires et l’alimentation douteuse.

prévalence de l’hépatite A dans le monde
d’après Hadler SC (7)

Il est inutile de vacciner les personnes ayant un antécédent d’infection par le virus de l’hépatite A, clinique ou non.
Avant de vous vacciner votre médecin pourra demander un dépistage sérologique prévaccinal : (10)
- si vous êtes âgé de plus de trente cinq ans car vous avez alors plus d’une chance sur deux d’avoir des anticorps naturels qui vous protègent à vie contre l’hépatite A,
- si vous avez séjourné au moins un an dans un pays ou l’hépatite A est largement répandue et si vous avez déjà fait une jaunisse.

Qui ne doit pas se faire vacciner ?

Contre-indications habituelles de toute vaccination :
- Hypersensibilité à l’un des composants du vaccin ou réaction d’hypersensibilité survenue lors d’une injection précédente du vaccin.
- En cas de fièvre, maladie aiguë, maladie chronique évolutive, il est préférable de différer la vaccination.

L’utilisation de ce vaccin chez la femme enceinte ou allaitante ne sera décidée qu’après avoir pesé les avantages attendus.

Comment se faire vacciner ?

Avec les vaccins les plus récents, la primovaccination ne comporte qu’une seule injection chez l’enfant comme chez l’adulte.

Une dose de rappel est recommandée entre 6 à 12 mois plus tard selon le type de vaccin.

Rappels (si voyages en zone d’endémie) : tous les 10 ans

A partir de quand serais-je protégé ?

2 à 4 semaines après la première (ou seconde) dose de la primovaccination (11), immédiatement en cas de rappel.

Références

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  1. Hadler SC. Global impact of hepatitis A virus infection changing patterns. In : Hollinger FB, Lemon SM, Margolis H, eds. Viral Hepatitis and Liver Disease : Proceedings of the International Symposium on Viral Hepatitis and Liver Disease : Contemporary Issues and Future Prospects. Baltimore : William & Wilkins ; 1991:14-20.
  2. D.G.S. Organisation Mondiale du Tourisme. Annuaire des Statistiques du Tourisme. 46ème édition. 1994
  3. Frösner G. Hepatitis A virus. In : Belshe RB, ed. Textbook of human Virology. St Louis:Mosby Year Book ; 1991:498-516.
  4. Hollinger FB, Ticehurst J. Hepatitis A virus In : Fields BN, Knipe DM, eds. Fields Virology. 2nd edn, volume 1. New York : Raven Press ; 1990:631-67.
  5. Battegay M, Gust ID, Feinstone SM. Hepatitis A virus. In : Mandell GL, Bennett JE, Dolin R, eds. Mandell, Douglas and Bennett’s Principles and Practice of Infectious Diseases. 4th edn. New York Churchill Livingstone ; 1995:1636-56.
  6. Rippey SR. Infectious diseases associated with molluscan shelffish consumption. Clin Microbiol Reviews 1994 ; 7:419-25.
  7. Minuk GY et al. The risks of transmission of acute hepatitis A and B virus infection in an urban center. J hepatol 1994 ; 21:118-21.
  8. Dubois F et al. Séroépidémiologie de l’hépatite A dans six départements du Centre-Ouest de la France en 1991. Gastroenterol Clin Biol 1992 ; 16:674-9.
  9. Steffen R. Vaccine 1992 ;10 (Suppl 1) : S69-S72.
  10. Direction Générale de la santé.Comité technique des vaccination. Guide des Vaccinations. DGS 1995:114-8.
  11. OMS. International Travel and Health Vaccination Requirements and Health Advice - sur le site internet de l’OMS.
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