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Dans cette étude, les patients jouaient en moyenne 2 fois par semaine. 62% des joueurs ont été blessés au moins une fois, dans des proportions sensiblement égales quel que soit le sexe.

Traumatismes des golfeurs amateurs

Nb d’homme Pourc. d’homme Nb de femme Pourc.de femme Total Pourc. Total
Rachis lombaire 210 35,9% 34 27,4% 244 34,5%
Coude 190 32,5% 44 35,4% 234 33,1%
Main et poignet 124 21,2% 18 14,5% 142 20%
Epaule 64 11% 20 16,1% 84 11,9%
Genou 52 8,9% 14 11,3% 66 9,3%
Rachis cervical 26 4,5% 2 1,6% 28 4%
Hanche 18 3,1% 4 3,2% 22 3,1%
Côtes 16 2,7% 6 4,8% 22 3,1%
Cheville 8 1,4% 10 8,1% 18 2,5%
Pied 12 2,1% 0 0% 12 1,7%
Tête 12 2,1% 0 0% 12 1,7%
Cuisse 8 1,4% 0 0% 6 0,8%
Visage 6 1% 0 0% 6 0,8%
Abdomen 4 0,7% 0 0% 4 0,6%
Jambe 4 0,7% 0 0% 4 0,6%
Avant-bras 0 0% 2 1,6% 2 0,3%
Effectif total des patients 584 124 708


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Le dos, et plus particulièrement le rachis lombaire, est le premier site atteint, suivi par le coude, la main et le poignet, l’épaule et le genou. Au contraire, chez la femme, c’est le coude qui souffre le plus fréquemment, suivi par le rachis lombaire, l’épaule, la main et le poignet, le genou.

L’analyse des lésions montre que les douleurs du dos surviennent préférentiellement dans les phases précédantes (back- et downswing : 21%) et suivantes de l’impact (follow-through et finish : 29%). Ceci semble lié essentiellement à un défaut technique des amateurs, qui « vrillent » beaucoup leur rachis en début de mouvement, qui cambrent le dos en fin de mouvement, et qui cherchent à compenser leur déficit technique par une surcharge de travail musculaire, responsable d’une fatigue précoce, et par-là même d’une mécanique de swing aléatoire. Ceci explique que les professionnels soient nettement moins touchés. Il peut être utile, pour les patients âgés, ostéoporotiques, ou simplement pour les lombalgiques chroniques, de porter une ceinture lombaire, limitant les mouvements extrêmes.

Pour ce qui est du coude, son atteinte est si fréquente, que l’on n’a pas hésité à individualiser une pathologie spécifique : le golf elbow. Cette lésion de la face interne du coude (qui touche préférentiellement le bras droit) est en fait moins fréquente, en golf, que son symétrique, le tennis elbow (qui touche préférentiellement le bras gauche). Ces problèmes sont souvent liés à un surentraînement, notamment au « practice », et à un excès de tension sur le grip. Si la technique est le plus souvent en cause, des modifications du matériel pourront aussi s’avérer nécessaire. Ainsi, un club en graphite absorbera mieux les vibrations liées à un mauvais coups dans le gazon (ou sur une surface plus dure) ; de même, une tête de club élargie pardonnera plus facilement les frappes de balle mal centrées.

Les épaules décrivent des mouvements de grande amplitude, et seront donc particulièrement exposées au surentraînement. La zone la plus sensible semble être l’articulation entre l’épaule et la clavicule, suivie de près par des problèmes de tendinites (de la coiffe des rotateurs[ip1] ). Ces lésions surviennent souvent à la fin du backswing et lors du finish, périodes de contraintes maximales.


Les poignets et les mains sont plus fréquemment touchés chez les professionnels. De nombreuses tendinites et inflammations des gaines dans lesquelles coulissent ces tendons sont décrites, de même que des fractures de fatigue de la main gauche. Toutes ces lésions sont le plus souvent liées au surentraînement, mais seront là encore favorisées par des défauts techniques, comme une « cassure » exagérée des poignets, ou un grip trop fortement serré. De plus, les mauvais coups frappant le sol plutôt que la balle seront là encore source de bien des lésions. Technologiquement parlant, il est certain qu’un club trop long favorise ce genre de mauvais coups, ou qu’un diamètre de grip trop étroit favorise la crispation.

Enfin, on ne peux pas terminer cet exposé sans évoquer le problème des patients cardiaques. S’il est certain que les efforts développés lors d’une partie de golf sont bien moindres que lors d’une partie de tennis, les enjeux psychologiques et le désir de victoire et de surpassement de soi sont tout aussi intenses. Et que dire des terrains accidentés que sillonnent des joueurs acharnés sur des kilomètres, chargés d’un sac rempli de club de golf... Ce type de joueurs doit être particulièrement vigilant envers toute douleur thoracique, quant ce n’est pas une simple douleur du bras gauche ou de la mâchoire (signes parfois isolés d’infarctus du myocarde)

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