Greffe de poumon : le taux de réussite

Greffe de poumon : le taux de réussite©iStock

Les greffes de poumons restent assez rares (environ 350 chaque année sur plus de 5 500 greffes d'organes), surtout en France, notamment parce que le poumon est un organe fragile qu'il est à la fois difficile de prélever et de conserver. Par ailleurs, seuls quelques centres très spécialisés sont aptes à réaliser ce type de greffe. Alors quel est le taux de réussite de ces interventions à haut risque ?

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Quand procède-t-on à une greffe de poumon ?

La greffe de poumon est une opération réalisée lorsqu'une maladie pulmonaire met en danger la vie d'un patient ou qu'elle rend ses conditions d'existence particulièrement dures avec des risques de défaillance respiratoire (avec une espérance de vie inférieure à deux ans). Ainsi, une greffe pulmonaire peut se révéler nécessaire en cas d'hypertension artérielle pulmonaire (ou HTAP), de bronchopneumopathie chronique obstructive (ou BPCO) grave, d'emphysème, de mucoviscidose ou encore de maladie pulmonaire restrictive (fibrose qui altère la fonction respiratoire).

Comment procède-t-on à une transplantation pulmonaire ?

Les poumons qui vont être greffés proviennent d'une personne en état de mort cérébrale. Il est exceptionnel qu'un donneur vivant donne un de ses poumons, bien que cela soit possible (il pourra continuer à vivre avec le poumon restant). Une équipe chirurgicale est chargée de prélever les poumons qui, s'ils sont sains, seront transplantés par une autre équipe. L'opération dure entre 6 et 8 heures.

Taux de réussite des transplantations pulmonaires

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Le taux de réussite des greffes de poumons est de plus en plus élevé. A long terme, la réussite dépend beaucoup de la raison pour laquelle le patient a été opéré (survie à 5 ans de 46 % en cas d'HTAP, de 42 % en cas de BPCO et de 36 % en cas de fibrose) avec une médiane de survie à 8 ans. De façon générale, toutes causes confondues, les chances de survie un an après la transplantation sont de 70 %, de 55 % à 5 ans et de 47 % à dix ans. Le taux est différent lorsque la greffe concerne les deux poumons (greffe bipulmonaire, notamment en cas de mucoviscidose) avec des taux de 50 % à 3 ans et de 40 % à 5 ans. Le risque de rejet et d'infection est très important, notamment la première année.

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