Maladie de Ménière : le traitement par chirurgie

La maladie de Ménière est une pathologie qui touche l’oreille interne. Elle se traduit par d’importants vertiges, accompagnés d’acouphènes et d’une diminution de l’acuité auditive. C’est donc une pathologie très handicapante. Alors, en cas de maladie de Ménière, quel traitement proposer ? L’approche chirurgicale est-elle indispensable ?
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Maladie de Ménière : traitement de la crise

La maladie de Ménière entraîne des vertiges qui font leur apparition sous forme de crises. Leur fréquence et leur intensité varient en fonction des patients, de même que les acouphènes qui peuvent être plus ou moins marqués. Il arrive que les crises surviennent à l’occasion d’événements marquants (chocs émotionnels), en cas d’anxiété ou de stress. Dans le cadre des crises, le traitement vise à réduire les symptômes, notamment les vertiges. Si les médicaments restent sans effet, un traitement intraveineux peut être mis en place, une hospitalisation se révélant parfois indispensable.

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Maladie de Ménière : le traitement de fond

Le traitement de fond de la maladie de Ménière consiste à réduire la fréquence et la sévérité des crises. Il repose sur certains conseils portant sur l’hygiène de vie (par exemple, réduire sa consommation de sel) et sur la prise d’un traitement médicamenteux à vie. Le cas échéant, une prise en charge psychologique peut être utile. Parfois, on envisage également la pose d’aérateurs transtympaniques (yoyos).

Le traitement chirurgical de la maladie de Ménière

Dans 20 % des cas, la maladie de Ménière ne peut pas être contrôlée par les méthodes qui viennent d’être citées. Une intervention chirurgicale peut alors être proposée dans la mesure où la maladie est particulièrement invalidante. Elle vise à diminuer la pression au niveau de l’oreille interne. Effectuée sous anesthésie générale, elle consiste à réaliser une incision derrière l’oreille afin d’ouvrir la zone où se situe l’endolymphe, pour drainer un peu du liquide qui s’y trouve. D’autres approches existent, notamment la labyrinthectomie, grâce à laquelle on détruit les cellules du vestibule en injectant un produit toxique, et la neurotomie vestibulaire qui consiste à sectionner le nerf gérant l’équilibre (une hospitalisation de plusieurs jours est alors nécessaire).

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