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Les Français sont réputés, à juste titre, comme étant de grands consommateurs de médicaments, à tel point que pour beaucoup de laboratoires pharmaceutiques américains, le premier marché en Europe est représenté par la France alors que sa population est inférieure à celles du Royaume Uni ou de l’Allemagne.

L’observatoire national des médicaments a mis en évidence cette surconsommation dans le cas de deux classes de médicaments fortement consommés dans notre pays : les antibiotiques et les antidépresseurs.

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Cette situation a de multiples explications liées aux différents contextes socioculturels, économiques et démographiques. L’organisation du système de santé reste cependant le facteur clé, car il influe directement sur la consommation médicale en général et sur la consommation pharmaceutique à fortiori.

Si le nombre d’ordonnances délivrées chaque année par personne reste en France (6,0) inférieur à celui de l’Allemagne (8,2) et de l’Italie (9,1), le nombre de « lignes » de prescription est le double (3,2) de celui de nos voisins (1,6). Par lignes de prescription, il faut comprendre le nombre de médicaments différents prescrits sur la même ordonnance (source CREDES 1994).

L’organisation « ouverte » de notre système de soins et les habitudes prises par les médecins contribuent certainement à favoriser cette tendance à la surconsommation, mais ce n’est pas la seule explication à cette « exception » française.

Le coût moyen d’une ordonnance de médicaments a toutes les chances d’être plus élevé en France (260 Fr.) qu’en Allemagne (180 Fr.) ou qu’en Italie (150 Fr.) puisqu’elle comporte plus de lignes.

Cette situation est pourtant paradoxale car le prix du médicament en France est l’un des plus bas d’Europe juste devant l’Italie et l’Espagne. En Hollande le médicament coûte en moyenne 15% plus cher alors qu’en Allemagne et au Royaume Uni il coûte près de 30% plus cher qu’en France (source CLP Santé 1999).

Une autre explication à cette situation particulière à notre pays tient à un choix politique fait lors de la mise en place du système de santé et aux orientations choisies lors des nombreuses réformes entreprises au cours des trois dernières décennies. La France a d’emblée pris le parti de peu rémunérer le travail de recherche et de production du médicament, son coût étant pris en charge par la Sécurité Sociale et son prix fixé administrativement (voir : la première vie du médicament). Considéré comme étant peu cher, le médicament a donc été largement consommé, et ce d’autant plus facilement qu’il apportait de grands bénéfices thérapeutiques.

La régulation des dépenses de santé mise en place par l’Etat aujourd’hui, considère que la limitation de l’offre (c’est-à-dire le contrôle des prescriptions, notamment par les Recommandations Médicales Opposables ou RMO) et la meilleure rémunération de l’innovation (par le biais d’accords cadre avec l’industrie pharmaceutique) sont les éléments à prendre en compte aujourd’hui dans la fixation du prix du médicament(voir : les enjeux futurs du médicament). Le développement du marché unique fera disparaître à terme les différences qui existent encore entre les différents pays, contribuant à harmoniser le marché européen du médicament.

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