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L’officine et le pharmacien

A l’instar du médicament lui-même, la distribution pharmaceutique est régie par le Code de la Santé Publique et de la Sécurité Sociale(ou ici, ou ici). A ce titre, seuls les pharmaciens sont habilités à délivrer au public des médicaments que ces derniers soient prescrits par un médecin ou non et qu’ils soient remboursables ou non. Il est donc impossible de se procurer un médicament en dehors des officines de ville ou des pharmacies des hôpitaux. Dans ce dernier cas, il s’agit en fait d’une vente aux particuliers qui fait suite à une hospitalisation ou dans le cas de pathologies rares.

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La réglementation impose au pharmacien qui souhaite créer une officine, outre d’avoir obtenu son diplôme, d’effectuer des démarches auprès de l’administration (DRASS, préfecture, etc.) et de s’implanter là où des besoins ont été identifiés et quantifiés en fonction des quotas sanitaires (population, densité médicale et pharmaceutique) sont importants.

Le nombre de pharmacies en France est donc corrélé à la densité de population et le nombre de pharmaciens qui travaillent dans une même officine est défini selon des critères précis (chiffre d’affaires, horaires d’ouverture, etc.).

Les pharmaciens suivent un cursus proche de celui des médecins. Il s’agit d’un enseignement délivré à la faculté avec un tronc commun puis des spécialisations (hôpital, officine et industrie). Les pharmaciens hospitaliers passent le concours de l’Internat, puis un assistanat (équivalent au chef de clinique) et enfin un nouveau concours pour accéder au statut définitif de praticien des hôpitaux.

Comme les médecins les pharmaciens en activité professionnelle sont tenus de s’inscrire à une institution professionnelle : l’Ordre de Pharmaciens.

Le fonctionnement d’une officine

On recense actuellement en France 22 500 officines.

Bien que réglementée, l’implantation des officines sur l’ensemble du territoire national est pourtant assez hétérogène, à l’image de la carte sanitaire française qui alterne des zones à forte densité médicale avec des zones où les infrastructures et les compétences médicales se font plus rares.

Cet aspect est important si on connaît le mode de fonctionnement d’une officine.

Une officine se doit en effet d’assurer à ses clients la délivrance rapide de leurs traitements. Pour ce faire, elle doit disposer d’un stock important non pas en nombre de boîtes en rayonnage mais en nombre de références différentes. De plus le nombre de spécialités pharmaceutiques est élevé et l’apparition de produits nouveaux constante. Il n’est donc pas rare, en cours de journée, qu’un médicament vienne à manquer dans le stock.

Dans ce cas le pharmacien est en relation directe avec son grossiste répartiteur et peut lui passer une commande pour le produit manquant, qui sera alors livré dans la journée, voire le lendemain.

Ce principe de stock développé en nombre de références et limité en volume impose au pharmacien de passer plusieurs commandes par jour et à son grossiste de livrer les officines 2 à 3 fois par jour.

La distribution du médicament

Ce mode de distribution impose une organisation particulière. Les grossistes répartiteurs doivent être capables de livrer quotidiennement les officines et même plusieurs fois par jour.

Le secteur est donc fortement concentré sur quelques entreprises qui assurent la presque totalité de l’approvisionnement des officines. Mais dans une moindre mesure ces dernières peuvent se fournir soit directement auprès des fabricants, soit auprès de dépositaires. Au contraire des grossistes répartiteurs, ces derniers assurent uniquement la logistique des stocks au bénéfice des industriels et des répartiteurs. Ces derniers ont des obligations légales qui leur imposent de disposer de stocks suffisants et de maintenir un délai de livraison compatible avec les exigences des prises en charge.

Quant aux établissements hospitaliers et aux cliniques, ils sont approvisionnés selon le même principe et par les mêmes acteurs.

Les officines assurent aussi bien la délivrance des spécialités pharmaceutiques inscrites sur les listes (listes I et II) que celle des spécialités qui ne sont pas inscrites sur ces listes.

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