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De nombreuses enquêtes ont régulièrement étudié l’attitude des consommateurs vis-à-vis des médicaments. Elles ont toujours été, ou presque, réalisées à l’instigation de l’industrie pharmaceutique. En dehors de cas ponctuels (antibiotiques, antidépresseurs, les autorités françaises de santé ont rarement mené des travaux pour connaître le comportement des consommateurs, préférant probablement concentrer leurs efforts sur les mesures à prendre pour limiter les prescriptions par les médecins.

Il faut donc aller rechercher de telles enquêtes à l’étranger. Le Canada (Direction générale de la protection de la santé) a publié les résultats d’un sondage national qui explore les attitudes, les perceptions et les comportements des consommateurs vis-à-vis de médicaments délivrés avec ou sans ordonnance. Si les résultats ne peuvent être directement transposables à notre pays, en raison des différences socioculturelles, économiques ou d’organisation du système de soins, ils donnent néanmoins une idée assez précise des différences de perception du médicament selon son mode de délivrance.

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L’efficacité d’un médicament est toujours jugée plus élevée si celui-ci a été prescrit que s’il a été acquis directement en pharmacie (65% versus 49%). Ces proportions varient avec le type d’indication, ainsi parmi les médicaments sans ordonnance les analgésiques ou les vitamines sont considérés comme plus souvent efficaces (58% et 50%) que ceux destinés à calmer les affections digestives (45%) ou que les remèdes naturels (33%).

La perception du risque lié à l’utilisation diffère selon l’origine du produit. Un médicament d’ordonnance est jugé comme étant presque toujours sûr (70%) à condition d’être utilisé conformément au mode d’emploi. Mais le risque est considéré comme moindre par les personnes si le médicament est acheté sans ordonnance (59%), surtout s’il s’agit de laxatifs (40%) ou d’anti-allergiques (44%).

La perception de l’apparition d’effets indésirables d’un médicament ne permet pas de différencier les médicaments avec ordonnance des autres. Il n’existe en effet pas de différence entre les deux pour 38% des sondés, alors que 37% estiment que ce risque est plus élevé avec les médicaments sans ordonnance et 24% jugent l’inverse plus fréquent.

Enfin, lorsqu’on demande quel serait le taux acceptable d’effets indésirables que les personnes seraient prêtes à supporter selon le degré de gravité de la pathologie à traiter, on obtient des différences selon les pathologies qui sont moins importantes qu’on pouvait l’imaginer : pour un cancer 23% des répondants estiment qu’il ne faut courir aucun risque, 28% pour un ulcère et 40% pour un rhume.

Le recours à un conseil du pharmacien est majoritaire lors de l’achat d’un médicament sans ordonnance (58%), mais cette proportion augmente s’il s’agit d’un médicament vendu sur ordonnance (62% demandent conseil au pharmacien - 76% au médecin).

Il existe donc de fortes disparités dans la perception que nous avons du médicament et par conséquent dans notre comportement.

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