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CHRONOS ou la chronologie dune éruption

Les éruptions comptent parmi les plus puissantes manifestations de la nature. Dans le cratère du Vésuve à Naples, nous découvrons le projet CHRONOS qui a pour but de réaliser une sorte d'horloge géologique des volcans. Les éruptions changent la physionomie des paysages et l'histoire humaine. Pour mieux comprendre leur comportement, il est essentiel de connaître les mécanismes en jeu. Naples et ses environs fait partie des régions les plus densément peuplées au monde, mais aussi les plus exposées à un risque volcanique. La ville se trouve sur un système formé par les champs Phlégréens, l'île d'Ischia et le Vésuve. Un sujet d'étude tout trouvé pour les chercheurs du projet CHRONOS qui travaillent sur les mécanismes et la chronologie d'une éruption. 'Ce que nous connaissons le moins, reconnaît Mauro Di Vito, volcanologue à l'Institut national de géophysique et de volcanologie, c'est le système d'alimentation des volcans : comment le magma se forme, comment il évolue... Pour en savoir plus, ajoute-t-il, on peut utiliser des techniques comme la tomographie avec des rayons x comme pour le corps humain ou alors, on peut étudier la roche.' 'L'heure du crime' L'étude de la roche est au coeur de ce projet de recherche financé par l'Union européenne. L'équipe emploie une nouvelle méthode qui s'appuie sur des modèles théoriques sophistiqués et des analyses en laboratoire uniques de la roche volcanique notamment. Diego Perugini, pétrologue à l'Université de Pérouge, nous accompagne sur le bord du cratère du Vésuve et nous montre une roche : 'Cette roche, c'est comme une montre cassée sur une scène de crime qui indiquerait l'heure à laquelle il a été commis, explique-t-il. C'est exactement ce qu'est censé faire CHRONOS : arrêter le temps sur les différentes étapes qui font passer un système volcanique du repos à l'activité,' précise-t-il. Faute d'avoir accès aux coulisses d'une éruption dans le volcan, les chercheurs partent de ce qu'il expulse - la roche volcanique - et la font revenir à l'état liquide de magma. Diego Perugini indique comment fonction le modèle élaboré par son équipe : 'Quand un nouveau magma très chaud arrive dans la chambre magmatique sous le volcan, cela déclenche un processus de mélange comme dans une tasse de cappucino, quand on mélange le café et le lait : plus vous remuez, plus le résultat sera homogène. Grâce à cette information, poursuit-il, on peut 'lire' à l'intérieur de la roche, combien de temps s'est écoulé entre le déclenchement du processus de mélange et le début de l'éruption.' Mixeur de magma A l'Université de Pérouse, les scientifiques ont ainsi créé le premier mixeur de magma au monde : la machine fait fondre et mélange des échantillons de roche volcanique. Chaque volcan a une structure minérale souterraine et un magma qui lui sont propres. 'On porte la roche à l'état de fusion, puis on définit les propriétés physiques de ce magma et pour cela, on utilise un viscosimètre qui donc, mesure la viscosité à très haute température,' décrit Daniele Morgavi, volcanologue. A différentes étapes de la fusion, on prélève des échantillons du magma pour les analyser une fois solidifiés et établir une chronologie de son évolution structurelle et chimique. Fiabilité CHRONOS est déjà délivré des conclusions intéressantes sur le déroulé d'une éruption et prouvé la fiabilité de son modèle. 'Ce qui nous intrigue, fait remarquer Diego Perugini, c'est que le délai entre le déclenchement du processus de mélange et le début de l'éruption soit d'environ 20 ou 30 minutes. D'après une analyse statistique que nous avons faite sur les 200 dernières éruptions les plus puissantes sur la planète, ajoute-t-il par ailleurs, c'est bien ce processus de mélange qui se produit dans 99% des cas.' Même si l'éruption d'un volcan reste imprévisible, cette étude alimentera les connaissances qui permettent de mieux interpréter ses signes avant-coureurs et de prendre des mesures pour limiter son impact sur les populations et leurs activités. Claudio Rosmino avec Stéphanie Lafourcatère It was a fabulous shooting. Bye bye #Italy. You will see these amazing pictures soon in #Futuris on euronews and euronewsknwldge #volcano pic.twitter.com/Mde0NV1iSH- stroclaudio (RosmiNow) 24 février 2017

Italie: réactions politiques suite à la mort dun symbole de la lutte pour leuthanasie

Fabiano Antoniani est décédé hier en Suisse. Gravement handicapé suite à un accident en 2014, il réclamait le droit à mourir dans son pays l'Italie. Ce matin, la nouvelle de sa mort fait la une de la presse transalpine. Elle relance un débat ouvert il y a plus de dix ans dans un pays fortement influencé par les valeurs catholiques et qui clive entre gauche et droite. Pour Nicola Fratoianni, député du parti Gauche italienne (SI) ' L'énième report d'un débat sur le testament biologique est une honte. J'ai honte d'être citoyen et député de ce pays'. Au contraire au centre droit, le député Maurizio Lupi insiste sur le fait que 'l'Etat ne peut pas accepter et légaliser le suicide. Je crois que nous devons fermement et clairement comprendre quer l'Etat a une charge: ne pas laisser seul celui qui est dans cette condition' Cela fait des années qu'un débat au Parlement italien est repoussé. Dès 2009, le cas d' Eluana Englaro avait été très médiatisé. Mais l'opinion pourrait être en train de changer. D'après plusieurs enquêtes 60% des Italiens sont désormais favorables à une loi sur la fin de vie.

Euthanasie en Italie: il existe un manque de volonté politique

La mort de Fabiano Antoniani rouvre le débat de l'accompagnement de la mort dans la société italienne. Classe politique amorphe, valeurs catholiques ancrées...Filomena Gallo, secrétaire d'une association qui milite pour le droit à l'euthanasie, donne quelques éléments de compréhension. ---------------------------- Euronews: Avec nous sur Euronews, Filomena Gallo, secrétaire de l'association Luca Coscioni, merci d'être avec nous. Filomena Gallo: Merci à vous EUR: A quel point en êtes-vous avec la loi sur le bio-testament ? FG: La loi sur le bio-testament devait être discutée aujourd'hui au Parlement, mais il y a eu un autre renvoi d'une semaine. Début mars la loi devrait être discutée devant la Chambre des députés. EUR: Pourquoi ce délais ? Pourquoi cette bataille n'a pas avancé ? FG:Malheureusement, je pense qu'il existe un manque de volonté politique qui doterait l'Italie d'une loi respectueuse de la volonté des citoyens et de leurs souhaits formulés en avance. Dans la plupart des cas, c'est au juge de décider de la suspension des soins et de la sédation du patient. EUR: Comment allez-vous défendre Marco Cappato ? Il a dit qu'il allait se rendre aux autorités. En Italie, il va être accusé de 'suicide assisté'. FG:Il risque jusqu'à 12 ans de prison. C'est une forme de désobéissance civile. Nous le défendrons par tous les moyens possibles. Cela se veut un message adressé au Parlement. D'après les sondages, les Italiens sont prêts pour cette loi mais le Parlement préfèrent s'en laver les mains et ne s'occupe pas de ce problème. EUR: Qu'est-ce qui a le plus retardé la loi sur la bio-testament? FG_: Nous ne pouvons pas ignorer que notre pays est un pays catholique et le Vatican est situé en Italie. Rappelons que pour la Constitution, l'Italie est un pays laïc. Nous demandons que la laïcité soit respectée dans notre pays, que soient respectées les libertés et que plus jamais aucun autre malade n'ait à aller à l'étranger pour faire son choix et pouvoir dire "je veux m'endormir sans souffrir.' Je crois qu'aujourd'hui les parlementaires italiens devraient avoir un sentiment de culpabilité pour avoir repoussé aux calendes grecques des questions tellement importantes. EUR: Merci et bon travail FG: Merci à vous et bon travail

Italie: mort de Fabiano Antoniani figure de la lutte pour leuthanasie

Fabiano Antoniani est mort lundi matin en Suisse. Symbole en Italie de la lutte pour l'euthanasie, il avait à plusieurs reprises interpellé la classe politique pour que la loi évolue, en vain. A 39 ans, il était tétraplégique et aveugle suite à un accident de la route en 2014. Ancien dj, connu sous le pseudo de DJ Fabo, son cas avait ému toute l'Italie. Ex député européen et militant de la légalisation de l'euthanasie Marco Cappato a accompagné Fabiano en Suisse pour ses dernières heures, pays dans lequel une mort assistée est possible. Fabo è morto alle 11.40. Ha scelto di andarsene rispettando le regole di un Paese che non è il suo.- Marco Cappato (@marcocappato) 27 février 2017 La justice italienne lui avait, à plusieurs reprises refusé le droit de mourir. L'église catholique condamnait sa décision. L'euthanasie est interdite en Italie, un projet de loi devrait être examiné pour lui donner un cadre légal, même si les pistes sont multiples quant à la forme que pourrait prendre ce cadre. Après avoir été repoussé plusieurs fois, une première discussion des parlementaires devrait avoir lieu en mars.
Dans une grande serre à Florence, une centaine de plants de cannabis poussent paisiblement sous le regard de militaires attentifs.

En Italie, des narcos de l'armée couvent le cannabis thérapeutique

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Dans une grande serre à Florence, une centaine de plants de cannabis poussent paisiblement sous le regard de militaires attentifs: ce sont désormais eux qui produisent le cannabis thérapeutique disponible dans les pharmacies italiennes.

Karl Lagerfeld : “je peux faire ce que je veux où je veux, c’est le comble du luxe”

*Isabelle Kumar: 'Il est une icône que l'on surnomme le Kaiser - l'empereur en allemand - car lorsque vous présidez aux déstinées artistiques des plus grandes maisons de haute coutures du monde - Fendi, Chanel et la griffe qui porte votre nom - on peut dire de vous que vous régnez véritablement sur le monde de la mode. Nous sommes à Rome pour les 90 ans de Fendi et nous allons à la rencontrre de nul autre que Karl Lagerfeld'.* Isabelle Kumar : 'Nous sommes ici,à Rome, pour fêter les 90 ans de Fendi, une maison que nous associons au luxe, mais qu'est ce que le luxe pour vous?' Karl Lagerfeld : 'Fendi est un bel exemple de ce que le luxe doit être et peut être. Vous savez le luxe, il y en a de toutes sortes. Le luxe est aussi d'avoir du temps pour soi, sans être obligé de vivre sous une pression continuelle. Parce qu'aujourd'hui, il y a des pauvres gens qui n'ont rien à faire et d'autres qui sont trop stressés. Donc, ça c'est le luxe aussi. Le luxe aussi est une question de qualité, et aussi une question de tournure d'esprit. Vous savez on peut faire un essai là-dessus, ce ne sont pas seulement les choses chères, il faut encore qu'elles soient bien faites et qu'elle justifient leur prix, et leur qualité doit être impeccable'. Isabelle Kumar : 'Mais le luxe pour vous c'est peut être aussi travailler. On dirait que vous ne vous lassez jamais, quel est le secret de votre énergie?' Karl Lagerfeld : 'Il n' y a pas de secret parce qu'il ne faut pas oublier qu'aussi bien pour Fendi que pour Chanel, je travaille dans des conditions exceptionnelles. J'ai les meilleurs gens dans les meilleures conditions. Je n'ai pas des gens du marketing dans les pattes. Je peux faire ce que je veux où je veux. Vous comprenez, ça c'est déjà le comble du luxe. Parce que dans d'autres maisons, il y a le design, le marketing. Moi, je n'ai pas ça donc si on voulait m'embêter avec ça, je partirais dans la seconde . Karl Lagerfeld Un mystère entoure son année de naissance, 1933 ou 1935 Lagerfeld rejoint Fendi en 1965 et Chanel en 1983 Dans sa jeunesse, Lagerfeld pensait devenir illustrateur Il adore sa chatte 'Choupette', qualifiée de muse ! Isabelle Kumar : 'Vous allez fêter les 90 ans de Fendi avec un défilé à la fontaine de Trevi inspiré par Rome et par les contes de fées. Comment traduisez-vous cela dans vos créations ?' Karl Lagerfeld : 'Ce qu'on a fait est très poétique, c'est comme un conte de fée, je me suis inspiré de quelqu'un de tout à fait oublié. Il y avait au début du siècle dernier, un Danois qui s'appelait Kay Nielsen. C'était un merveilleux illustrateur, très étrange, très nordique, pas du tout comme les art nouveaux et art déco et que j'ai re-decouvert tout à fait par hasard. Et j'ai pris inspiration de ça, pour les couleurs pour certains graphismes. On a demandé évidemment à la fondation ou à l'éditeur parce qu'il n'y a plus traces de rien de lui, mais c'est très très joli, ça c'est une inspiration transformée en mode italienne'. Isabelle Kumar : 'La maison Fendi est connue pour son savoir-faire, utiliser le travail à la main mais comment incoporez vous alors toutes les innovations technologiques ?' Karl Lagerfeld : 'L'un n'empêche pas l'autre. Sinon on ne fait pas ce genre de choses. Si vous restez avec une formule, vous êtes foutu en très peu de temps. Il faut avoir les yeux ouverts. Vous pouvez faire les choses les plus inspirées par n'importe quoi mais en même temps il faut que ce soit à la pointe du progrès dans les techniques les plus nouvelles sinon cela n'a pas d'intérêt'. Isabelle Kumar : 'Et Rome c'est une ville qui est importante pour vous ?' Karl Lagerfeld : 'C'est la ville, après Paris, que je connais le mieux. Rome, dans ma vie, je pense que j'y suis allé plus de 800 fois. J'ai même eu des appartements à Rome. C'est un endroit extrêmement familier pour moi'. Isabelle Kumar : 'Quelle était votre première rencontre avec cette ville ? Karl Lagerfeld : 'Quand j'étais enfant avec mes parents, ça c'est la préhistoire'. Isabelle Kumar : 'Est-ce qu'il y a un souvenir qui vous a marqué ? Karl Lagerfeld : 'Oui , la grippe que j'avais'. Isabelle Kumar : 'Alors, vous n'êtes bien sûr pas lié qu'à Fendi, vous travaillez aussi pour Chanel et pour la griffe qui porte votre nom, est ce qu'il faut avoir une triple personnalité pour cela ?' Karl Lagerfeld : 'Il n'y en a pas et il y en a 3. Parce que vous savez, Fendi c'est ma version italienne, Chanel c'est ma version de Chanel française et le reste c'est moi'. Fashion icon KarlLagerfeld met Isabelle_kumar. Watch it Thurs 19:40 CET https://t.co/GpgA8pRloP #AskLagerfeld pic.twitter.com/GoDGMeTfeu- euronews (@euronews) July 12, 2016 Isabelle Kumar : 'Je vous ai vu faire vos croquis à une vitesse et avec une précision époustouflante'. Karl Lagerfeld : 'Je voulais devenir illustrateur au début et ça m'a beaucoup aidé parce qu'aujourd'hui les art director regardent des trucs que d'autres font. Moi je fais tout moi-même. Je fais des dessins extrêmement précis, presque en trois dimensions. Les gens qui travaillent avec moi, les 'premières' comme on les appelle, n'ont presque pas besoin de poser de questions. Quand je vois les premiers essayages de la toile ou du modèle, ça ressemble à mon dessin exact. Si c'est pas bien, c'est que c'est ma faute mais ce n'est pas leur faute'. Isabelle Kumar : 'C'est intéressant. Car j'aurais pensé que ces personnes qui traduisent vos images sont des perles rares ...' Karl Lagerfeld : 'Non, moi je traduis d'avance avec des annotations et des dessins en trois dimensions. Ca me prend beaucoup de temps mais j'adore ça. Au départ je voulais devenir caricaturiste et portraitiste'. Isabelle Kumar : 'Nous avons demandé à nos internautes de nous envoyer des questions pour cette interview. Vous êtes une icône. Mais Christos renverse la question et nous demande 'Qui est votre icône' ?' Karl Lagerfeld : 'Ce sont des icônes que les gens ne connaissent plus peut-être : Harry Kessler qui a fondé le Bauhaus et qui a fait la fondation Nietzsche à Weimar ou Walther Rathenau, la première victime des nazis en Allemagne. Mais en fait je ne pense pas aux gens en terme d'icônes. Mes icônes à moi le grand public ne les connaît pas'. Isabelle Kumar : 'Et la muse est-elle importante pour vous ? Karl Lagerfeld : 'Oui, la muse c'est 'Choupette' ! Isabelle Kumar : 'Choupette votre chat ! Comment est-ce qu'elle vous inspire ? Karl Lagerfeld : 'Heureusement, ce n'est pas analysable, par sa simple présence. Elle a un effet très calmant. D'ailleurs c'est un médicament reconnu. Les gens qui ont un chat ont beaucoup moins de problèmes de santé que ceux qui n'en ont pas. Il paraît que c'est une thérapie incroyable. J'ai lu un grand article sérieux et scientifique là-dessus'. Isabelle Kumar : 'C'est vrai que les animaux nous apaise...' Karl Lagerfeld : 'Je n'ai pas besoin d'être apaisé, je suis un peu hystérique mais bon c'est relativement récent. Elle a 5 ans. Avant jamais de ma vie, je n'aurais pensé tomber amoureux d'un chat, mais elle est exceptionnelle et célèbre dans le monde entier. Isabelle Kumar : 'Quelles sont ses qualités exceptionnelles ? Karl Lagerfeld : 'Sa présence et sa beauté aussi parce que c'est une joie de la regarder. Elle est à mourir de rire avec ses grands yeux, comme des saphirs étoilés. Et son pelage est impeccable parce qu'elle a plusieurs femmes de chambre, elle n'est jamais seule. Même ici à l'hôtel, elle est en haut avec sa femme de chambre. Isabelle Kumar : 'Elle voyage avec vous ?' Karl Lagerfeld : 'Certains voyages, pas tous. Dans certains pays voyager avec les animaux pose problème. Mais ce sont des pays que j'évite. Par exemple, je ne vais pas en Angleterre. Mais maintenant avec le brexit, on a plus besoin de se poser la question'. Isabelle Kumar : 'Je vais vous poser une question sur le brexit parce que nous nous inquiétons pour l'Europe. Certains disent que le Brexit c'est peut-être le premier pas de la désintégration de l'Europe. Qu'est ce que vous en pensez ?' Karl Lagerfeld : 'Ce qui m'a choqué c'est que les gens qui ont provoqué la sortie se sont retirés une fois le désastre fait. C'est l'horrible bonhomme, l'ex-maire de Londres...' Isabelle Kumar : '...Boris Johnson' Karl Lagerfeld : 'Et puis l'autre prétentieux, très très populiste...' Isabelle Kumar : '...Nigel Farage' Karl Lagerfeld : 'Pour moi Cameron, c'est le fossoyeur de l'Europe dans un sens. Ils avaient des avantages que les autres n'avaient pas. Et les gens qui votent ce ne sont pas forcément ceux qui font l'avenir. Ils vont se vider leurs élite. Voilà ce qui arrive quand on fait des bêtises'. Isabelle Kumar : 'Et que pensez-vous de la situation en Europe ? On voit une montée des nationalismes. Est-ce que ça vous inquiète ?' Karl Lagerfeld : 'Ca m'inquiète. Mais je ne pense pas que ça puisse arriver. L'Autriche et tout ça, c'est pas marrant du tout, ni la Pologne... ni rien. Et en France aussi il y a un gentil petit mouvement'. Isabelle Kumar : 'Quelles sont les répercussions pour les jeunes par exemple dans la mode?' Karl Lagerfeld : 'La mode, ça existera toujours. Il y aura plus de H&M que de grands luxes mais la mode ça existera toujours'. Isabelle Kumar : 'Existe t-il une élégance européenne à votre avis ?' Karl Lagerfeld : 'Oui. Parce qu'il y a une élégance du Moyen-Orient. La Burqa ça peut être très élégant mais c'est pas pour nous'. Isabelle Kumar : 'Et c'est quoi l'élégance européenne ? Vous vous êtes citoyens d'Europe'. Karl Lagerfeld : 'C'est difficile à mettre en mots. C'est une allure cosmopolite. C'est pas régional. C'est une attitude, une légèreté. Mais il faut faire attention que ça ne disparaisse pas. Car les populismes n'encouragent pas ces choses là'. Isabelle Kumar : 'Voici une autre question venu d'un internaute. C'est un Allemand qui vous demande : 'quels conseils aux jeunes créateurs qui veulent marcher dans vos pas?' Karl Lagerfeld : 'Il faut qu'ils courent... Isabelle Kumar : 'Vous pensez qu'ils ont les mêmes opportunités que vous avez eu ?' Karl Lagerfeld : 'Non, non. J'ai commencé à autre époque. J'ai des connaissances qu'aucune école ne donne. Depuis le temps que je fais ça, je ne regarde jamais en arrière. J'ai une accumulation de connaissances. Franchement je ne veux pas les décourager mais il vaut mieux qu'ils prennent un autre exemple'. Isabelle Kumar : 'Quels seraient vos conseils pour ces jeunes ? Karl Lagerfeld : 'Je ne donne pas de conseils. Je ne donne que des conseil individuels mais pas de façon générale. Car tout dépend du talent qu'ils ont, de l'envie qu'ils ont, des circonstances dans lesquelles ils vivent, comment ils peuvent s'exprimer, comment trouver la bonne voie. C'est pas si simple que ça. Sinon tout le monde réussirait. Il n'y a pas de livres de recette'. Isabelle Kumar : 'Vous me dites que vous regardez toujours vers l'avant...' Karl Lagerfeld : '... oui l'avant, 6 mois, 6 mois car la mode c'est ça. Ca c'est l'avant-garde on le portera dans 20 ans. Rappelez-vous l'avant-garde des années 60, personne n'est habillé comme ça aujourd'hui. Ca c'était une fumisterie de première. Isabelle Kumar : 'Est-ce que vous pouvez répondre à cette question d'un autre internaute : 'l'industrie de la mode, à quoi ressemblera-t-elle dans 50 ans?' Est-ce que vous pouvez vous projettez ?' Karl Lagerfeld : 'Je n'ai pas de boule de cristal avec moi. Je ne sais pas'. Isabelle Kumar : 'Vous avez les pieds sur terre et vous vivez dans un monde d'excentricités. Comment faites-vous ?' Karl Lagerfeld : 'Je ne sais pas. Je suis pragmatique, lucide et je ne me fais pas d'illusion surtout à mon propre sujet'. Isabelle Kumar : 'Les créateurs se plaignent parfois que le monde de la mode va beaucoup trop vite'. Karl Lagerfeld : 'Dans ce cas là qu'ils ne signent pas des contrats avec des grandes sociétés qui ont besoin pour leurs affaires d'un certain rythme. Ils veulent bien le chèque mais le boulot, c'est un peu plus dur après. Ca ils ne s'en aperçoivent qu'après. Et en plus, il y en a qui m'en veulent, littéralement, car j'ai initié des collections qui n'existaient pas avant. En plus, pour Chanel, il y a les métiers d'art, les précollections et tout... Je sais que je suis vaguement responsable d'un rythme infernal mais j'ai les équipes pour le faire et des clients qui ont besoin de ça. Si vous êtes développés à ce point, et si vous faites travailler autant de monde, il faut y aller de votre personne. Moi je ne crois pas au concept je suis sur une plage pour chercher l'inspiration . En français on dit 'l'appétit vient en mangeant', et bien l'inspiration ça vient en travaillant'. Isabelle Kumar : 'Dans votre sommeil aussi j'ai entendu dire...' Karl Lagerfeld : 'J'ai comme des flashs électroniques, je vois tout d'un coup un truc. Même dans la vie, dans la baignoire, c'est très étrange. Je ne sais pas d'où ça vient. Ca prouve que je suis complètement imbibé de mon métier. Je suis ravi'. Isabelle Kumar : 'Ca vous est toujours arrivé d'avoir ces flashs ? Karl Lagerfeld : 'Non, ça s'est aggravé avec le temps. Donc je trouve que je fais des progrès'. Isabelle Kumar : 'Quelle est la chose la plus compliquée à laquelle vous avez fait face pendant votre carrière?' Karl Lagerfeld : 'Il y en avait tellement que je ne m'en souviens pas. Ca s'est bien passé donc je n'ai pas un souvenir de quelque chose de très difficile. Mon passé professionnel et privé, c'est une compression de César, donc je ne me rappelle pas'. Isabelle Kumar : 'Ressentez-vous un besoin de transmettre votre savoir-faire? Karl Lagerfeld : 'Non, non, on ne peut pas. Mais si j'ai des assistants, des stagiaires... dans une certaine limite oui. Mais il faut que les gens comptent un peu sur eux-mêmes. Moi, j'ai toujours compté sur moi-même. Quand j'étais jeune, c'était un inconvénient car si vous n'aviez pas d'expérience, vous étiez nul. Aujourd'hui sous pretexte qu'on est jeune on est génial. Et si vous êtes un peu moins jeune, vous n'intéressez plus personne. Et beaucoup de gens qu'on fait passer pour des 'young designers' ont 45 ans. Alors au secours ! Isabelle Kumar : 'Qu'est ce que vous avez apporté à cette maison Fendi ? Karl Lagerfeld : 'Surtout au départ, de faire la fourrure différemment. Avant, c'était une chose raide, bourgeoise, lourde. Et puis les soeurs (Fendi) déjà et maintenant encore beaucoup plus ont peur d'utiliser la fourrure, de perdre le respect parce que c'est cher. Non, aujourd'hui il faut casser la baraque pour en faire quelque chose de nouveau'. Isabelle Kumar : 'Vous avez relever tellement de défis, est-ce qu'il y en a un en particulier qui vous tient à coeur ?' Karl Lagerfeld : 'Je ne vois pas ça comme un défi mais je vois ça comme une chose logique qui fait partie de mon métier. Il n'y a pas de défis. Je n'ai de comptes à rendre à personne, sauf à moi et ça je m'en fous'. Isabelle Kumar : 'Est-ce qu'il y a quelque chose que vous refuserez toujours de faire car vous vous êtes lancé dans tellement d'aventures différentes ? Karl Lagerfeld : 'Non je ne refuse rien si c'est un truc que je n'ai pas encore fait et que c'est un challenge intéressant. Evidemment si on me propose des bêtises je refuse, mais on ne m'en propose pas. Vu les gens avec qui je travaille, ce risque n'existe pas. Ni ici, ni à Paris. Isabelle Kumar : 'Vous n'êtes pas que couturier, vous êtes aussi un photographe talentueux'. Karl Lagerfeld : 'Apparemment. C'est la continuité, car si je n'étais que dans la mode, je perdrais le contact avec le monde extérieur. En faisant des photos pour les journaux et des pubs, il y a une continuité avec les gens de la mode, les filles du moment. Et ça c'est très important, parce que l'isolement, c'est la mort. Quand les gens commencent à se mettre dans une tour d'ivoire, c'est foutu. On est plus à l'époque où on drapait les robes de taffetas en écoutant Verdi. Ca c'est fini'. Isabelle Kumar : 'Vous êtes connu pour vos 'Karlisme'. Je voudrais vous en citer un, en anglais c'est : 'I know how annoying, impossible and hard to please I can be. I wouldn't recommand myself as a guest to anyone'. Par contre vous me semblez très charmant. Qu'est ce qui vous rend impossible ?' Karl Lagerfeld : 'Je ne sais pas. D'ailleurs, ce n'est pas sûr que je l'ai dit. Vous avez des 'karlismes' qui sont fait pas d'autres Karl que moi'. Isabelle Kumar : 'Finalement vous créez, créez, créez mais pour vous, vous avez un style presque immuable. Pourquoi ?' Karl Lagerfeld : 'Pas si immuable que ça, parce que ça me va, c'est impeccable, parce que j'ai horreur du laisser-aller. Et que finalement c'est graver dans la tête des gens. Je ne peux pas traverser la rue. Je ne vais jamais dans la rue'. Isabelle Kumar : 'Vous n'allez plus jamais dans la rue ?' Karl Lagerfeld : 'Non. De la porte de la maison, jusqu'à la voiture et de la voiture à la porte. Je ne vais pas dans des endroits publics. C'est une horreur avec les selfies et tout. J'adore tous ces progrès. Je ne me rappelle pas comment était la vie avant les Iphones mais personnellement je n'ai pas envie d'être avec des milliers d'inconnus sur une photo'.

"Kissing Garlic" : de l'ail, sans avoir mauvaise haleine ?

IL DU WEB. Deux entrepreneurs italiens qui ont fait un voyage en Toscane, ont repéré une variété d'ail qui n'était plus produite depuis 40 ans. Il s'agit en réalité d'un "aglione", une sorte d'ail géant, qui permet de manger de bonnes doses d'ail sans avoir mauvaise haleine. Les deux hommes ont donc relancé la production. La variété "Kissing Garlinc" est aussi plus facile digérée.

Premier plongeon pour ces bébés tortues tout juste sortis de leurs œufs

Quelques dizaines de privilégiés ont assisté ce lundi à l'éclosion d'oeufs de tortues Caouanne sur une plage de Camerota en Italie. Les petits ont lentement émergé du sable avant de quitter la plage sous l'oeil attentif d'une équipe de scientifiques qui avait pris soin de les mesurer et de les peser au préalable. Menacée de disparition, l'espèce fait l'objet d'un plan de restauration de sa population.
L'institut de Rome Spallanzani, spécialisé dans les maladies infectieuses, le 25 novembre 2014 où a été mis à l'isolement un médecin italien qui avait contracté le virus Ebola

Ebola: le médecin italien contaminé est guéri

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L'institut de Rome Spallanzani, spécialisé dans les maladies infectieuses, le 25 novembre 2014 où a été mis à l'isolement un médecin italien qui avait contracté le virus Ebola
Le médecin italien contaminé par le virus Ebola lors de son arrivée à Rome depuis la Sierra Leone par un vol spécial, le 25 novembre 2014

Ebola: légère amélioration pour le médecin italien contaminé

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Le médecin italien contaminé par le virus Ebola lors de son arrivée à Rome depuis la Sierra Leone par un vol spécial, le 25 novembre 2014
Le siège social de Novartis en Suisse, à Basel, en octobre 2011

L'Italie suspend un vaccin contre la grippe de Novartis après trois morts suspectes

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Le siège social de Novartis en Suisse, à Basel, en octobre 2011
Une ambulance vient chercher le médecin italien contaminé par le virus Ebola au pied de l'avion de l'armée italienne qui l'a transporté depuis la Sierra Leone, le 25 novembre 2014 à l'aéroport Pratica di Mare, près de Rome

Ebola: arrivée à Rome du médecin italien contaminé en Sierra Leone

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Une ambulance vient chercher le médecin italien contaminé par le virus Ebola au pied de l'avion de l'armée italienne qui l'a transporté depuis la Sierra Leone, le 25 novembre 2014 à l'aéroport Pratica di Mare, près de Rome
Du personnel médical dans un centre de traitement d'Ebola en Sierra Leone, le 15 novembre 2014

Ebola: un médecin italien contaminé en Sierra Leone

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Du personnel médical dans un centre de traitement d'Ebola en Sierra Leone, le 15 novembre 2014
"M. Stephan Schmidheiny votre place est en prison" exprime le tract brandit lors d'une séance du procès contre les dirigeants d'Eternit Italie, le 13 février 2012 à Turin

Amiante en Italie: 3.000 morts, mais pas de coupable

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"M. Stephan Schmidheiny votre place est en prison" exprime le tract brandit lors d'une séance du procès contre les dirigeants d'Eternit Italie, le 13 février 2012 à Turin
Une manifestation d'opposants au projet Lyon-Turin, le 11 juillet 2014 à Chambéry

LGV Lyon-Turin: Valls défend un projet "indispensable"

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Une manifestation d'opposants au projet Lyon-Turin, le 11 juillet 2014 à Chambéry

Après un accident, son coeur se tourne à 90 degrés

A la suite d'un grave accident de moto, le coeur d'un Italien de 48 ans a fait une rotation de 90 degrés. 

Contrefaçons d'anticancéreux : deux autres médicaments seraient concernés

Après la contrefaçon de l'Herceptin® 150mg, un anticancéreux volé dans un hôpital italien, l'ANSM annonce que deux autres médicaments sont concernés par ce vol.

La liste noire des produits amaigrissants

Coupe-faim, substitut, diurétiques… Certains produits amaigrissants, disponibles sans ordonnance, sont dangereux, voire parfois mortels. La liste noire des produits à éviter !