Une structure physiologique particulière

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À l’inverse, les glandes sébacées, stimulées durant la grossesse par les hormones maternelles, sont excessivement développées à la naissance : les croûtes de lait, par exemple, sont liées à un excès de sébum. Puis, au fil des mois, la nature de la peau change, elle devient sèche, très sèche... jusqu’à la puberté. Vous constaterez ainsi que la peau de votre bébé est particulièrement sensible aux agressions telles que le vent, la chaleur, le frottement des couches et des vêtements. Cette fragilité est due à un film hydrolipidique mince et peu résistant.

Autre particularité, les cellules de la pigmentation, les mélanocytes, contiennent peu de mélanosomes, cellules chargées de donner à la peau sa couleur. Ce qui explique que la plupart des enfants à la naissance ont le teint très clair même si ce n’est pas le cas de leurs parents. De même, la peau d’un bébé est pauvre en mélanine, substance protectrice contre les rayons ultraviolets. Ce déficit rend l’enfant extrêmement sensible à l’agression du soleil .

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Quant à la couche cornée de la peau, elle est fine et perméable. Le derme, lui, est moins épais que chez l’adulte : il est constitué de fibres élastiques très fines et de faisceaux de collagène très minces. La peau d’un enfant ne deviendra une barrière quasi imperméable qu’à partir de 4 ans. Jusque-là, elle s’irrite très facilement et constitue une voie d’accès facile pour les agents chimiques. C’est pourquoi il est indispensable de ne pas appliquer n’importe quoi sur la peau d’un nourrisson, surtout qu’à ce phénomène de perméabilité s’ajoute l’effet du rapport surface cutanée/poids. Chez le nourrisson, la surface cutanée est élevée par rapport à son poids. Ainsi, l’application d’un produit sur une partie du corps dépasse très rapidement 20 à 30 % de la surface de son corps, provoquant des effets de surdosage et augmentant la toxicité des produits.

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