Trois ans... et presque mille mots !

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Son vocabulaire s’enrichit de jour en jour. Prononcé pour la première fois, le mot nouveau est aussitôt assimilé tout comme les tournures de phrase empruntées aux adultes. Tout cela est le résultat de perfectionnements importants : sa mémoire en plein développement, la maîtrise de plus en plus fine du geste, le désir encore de faire comme un grand. Plus il fait, plus il parle, tout chez lui est en parfaite osmose. L’enfant s’aperçoit de plus en plus qu’en parlant il peut tout faire exister, même des histoires invraisemblables. Il découvre qu’il peut discuter de tout et tout le temps, même avec des personnes qu’il ne voit pas, comme mamie au téléphone, ou à des choses ou des êtres qui ne disposent pas de la parole, comme son chien ou un jouet. Autre étape décisive pour cet enfant, la découverte du « je ». C’est le résultat d’une parfaite appropriation de son schéma corporel et c’est aussi l’acquisition essentielle du langage ; il se pose alors en individu capable de faire et de penser.

À 3 ans, il comprend les questions « qui, où, comment ? » et sait différencier les couleurs les unes des autres, le grand du petit, le loin du proche. Il utilise le pronom personnel « moi » et conjugue les verbes. Les noms communs forment deux tiers de son vocabulaire, les noms de tous ses proches y entrent pour un sixième. Adverbes et interjections constituent le reste. Son vocabulaire atteint les neuf cents mots, il utilise les articles, les pronoms et les adverbes ainsi que le passé et le futur. Il parle très facilement et commence à poser des questions.

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Son vocabulaire se rapporte en partie aux domaines de la nourriture, des vêtements, de l’hygiène et des jouets. Les mots sont encore mal prononcés et souvent seules les syllabes terminales sont dites. Si elles sont faciles, elles sont redoublées. Il ne lui reste de sa petite enfance que quelques difficultés de prononciation, notamment celle du « r ». Souvent, les « r » et les « ch » sont remplacés par des « p », des « m » ou des « b », consonnes qu’il possède bien. En matière de grammaire, il procède par analogie. L’emploi du verbe « être » ou « avoir » est assez fantaisiste. Il connaît son nom de famille, énumère sans difficulté ce qu’il voit sur une image, identifie les parties de son corps, pose des questions. Il utilise certains mots analogiquement. Il dit, par exemple, « approcher » pour « éloigner », « éteindre » pour « allumer ».

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