Rythmes biologiques et scolarité

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Rythmes biologiques et scolarité ne font pas toujours bon ménage chez le jeune enfant. D’où souvent une chute de l’attention en début d’après midi. Dans les cas, les besoins en sommeil et l’alternance veille/sommeil doivent être respectés.
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Alternance Veille/Sommeil

Depuis quelques années, de nombreuses études ont mis en évidence l’importance dans la vie de l’enfant (et aussi de l’adulte) des rythmes biologiques. Bien que chaque individu ait son originalité, il existe un certain nombre de fonctions physiologiques et psychologiques qui s’organisent pour tous, tout au long d’une journée de 24 heures .

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L’alternance veille/sommeil est la plus importante. Mais il existe aussi des rythmes biologiques propres à la croissance, à l’alimentation, voire aux petites maladies de l’enfance.

La vie des enfants se découpe en jours, en nuits, en semaines, en mois qui sont d’autant plus structurés lorsqu’ils sont scolarisés . Quelques chiffres permettent de souligner l’ampleur du phénomène :

Une étude concernant des enfants de 3 à 5 ans fréquentant l’école maternelle montre que 90 % d’entre eux s’endorment spontanément en début d’après-midi à 3 ans, 40 % à 4 ans alors que la sieste est déjà supprimée.

D’autre part 20 à 40 % des enfants de 6 ans s’endorment avec plaisir à l’heure des mathématiques et 10 % ont encore réellement besoin de faire la sieste sur le plan biologique. De plus, tous les enfants sont sujets à une chute de vigilance, voire un phénomène de somnolence en début d’après-midi. Il serait donc idéal de ne pas programmer à ce moment des exercices difficiles sur le plan intellectuel ou physique.

Bâillements dès le matin

De plus en plus d’enfants souffrent d’une déficience chronique du sommeil. La fréquence maximale des bâillements chez les enfants en cours préparatoire et en cours élémentaire première année se situe autour de 9 heures du matin alors que, précisément, ils devraient être reposés après une bonne nuit de sommeil !

En fait, on observe que la période de vigilance se situe de 9 à 11 heures et de 16 à 20 heures . Ces périodes sont donc particulièrement favorables aux activités intellectuelles complexes.

Apprentissages aux bons moments

L’étude des possibilités de concentration d’un enfant amène encore les chronobiologistes à penser qu’un écolier de 6 ans ne devrait pas travailler plus de 4 heures par jour en tout , et sur 210 à 220 jours par an. La journée idéale commencerait à 9h30 pour s’achever vers 16 heures, avec une coupure de 11h30 à 14 heures .

De plus, différentes études ont démontré que le milieu de la matinée est particulièrement favorable à la mémorisation à court terme, tandis que le milieu de l’après-midi l’est pour la mémoire à long terme.

Il serait intéressant de programmer les apprentissages fondamentaux à cette période, le reste de la journée étant alors réservé à des activités plus culturelles ou sportives. Ces journées allégées seraient compensées par un travail scolaire normal le mercredi qui remplacerait le samedi matin.

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