Que faire lorsque l’enfant est dyslexique ?

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La consultation du médecin généraliste ou du pédiatre permet de vérifier que l’enfant ne souffre pas de troubles de l’audition ou de la vue. Le petit dyslexique doit ensuite être orienté vers un service hospitalier spécialisé en orthophonie ou chez un praticien libéral qui entamera une rééducation. Celle-ci commencera par un travail sur les formes visuelles et les sons, puis s’attaquera à la lecture et à la compréhension des textes en revenant chaque fois que nécessaire sur les difficultés. Généralement, chaque séance de rééducation dure 30 minutes, elle représente toujours un effort intense de concentration et impose une entente parfaite entre l’orthophoniste et l’enfant. Il existe plusieurs méthodes de rééducation, aucune n’ayant de meilleur résultat que l’autre. La rééducation doit être la plus précoce possible et dure en moyenne trois à quatre ans.

À la maison, mieux vaut ne pas jouer les thérapeutes, contentez-vous de faire des jeux lui donnant l’occasion de se repérer dans l’espace (par exemple, celui de cache-tampon) ou dans le temps (tels les jeux de cartes de suites logiques ou sur l’observation des saisons). Vous pouvez aussi travailler ensemble sa mémoire en jouant régulièrement au mémo, ce jeu qui consiste à retrouver parmi des cartes retournées celles qui associent deux images semblables.

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Les débuts de l’apprentissage de la lecture sont souvent marqués par des difficultés dans la mémorisation des chiffres et des lettres dont le graphisme est proche. Chez l’enfant dyslexique cette confusion persiste. Les formes simples de dyslexie se rééduquent, mais 3 à 5 % des enfants dyslexiques souffrent de problèmes plus graves : la dysphasie (altération et retard importants du langage). Attention, les enseignants ont tendance à mettre sur le compte de la dyslexie toute perturbation dans l’apprentissage de la lecture, seul un spécialiste pourra en faire le diagnostic.

Il semble que la dyslexie puisse être associée à d’autres troubles : du langage, de la motricité oculaire, de la latéralisation, de l’orientation temporelle, de la perception du rythme de la lecture, affectifs et psychologiques.

Cette liste longue, et non exhaustive, montre la difficulté à connaître les causes de la dyslexie. Seule la méthode globale, longtemps incriminée, semble totalement mise hors de cause.

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