Premiers examens de santé

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Souvent dans les minutes qui suivent la naissance, mais parfois quelques heures après, votre bébé subit son premier examen médical. Il est fait très souvent dans la salle d’accouchement, sur une table de réanimation surmontée de lampes chauffantes pour que votre tout-petit, qui n’a pas encore la possibilité physiologique de réguler sa température, ne prenne pas froid. Selon la taille de la maternité et les circonstances de la naissance, il est pratiqué par une sage-femme, une puéricultrice ou un pédiatre.

Dans la première minute qui suit la naissance, il (ou elle) procède à l’évaluation du score d’Apgar. Il a été mis au point en 1952 par une anesthésiste américaine, le docteur Virginia Apgar. Il figure sur le carnet de santé de votre enfant, remis à la mère à sa sortie de la maternité. C’est la somme d’un certain nombre de chiffres estimant la vitalité de l’enfant .

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L’examen se poursuit par la désobstruction de la bouche, de la gorge et des fosses nasales à l’aide d’une sonde aspirante (matériel jetable et à usage unique). C’est alors que les bébés qui n’ont pas crié à la naissance s’expriment. Si l’enfant semble avoir quelques difficultés respiratoires, il reçoit un peu d’oxygène. Puis le praticien prend la température de l’enfant pour vérifier qu’il n’est pas en hypothermie. Il recoupe le cordon et pose une pince . L’enfant reçoit par la bouche ou en injection de la vitamine K1 pour prévenir toute perturbation dans la coagulation du sang. On procède ensuite à l’instillation de 1 ou 2 gouttes de collyre antibiotique dans chaque oeil pour prévenir tout risque d’ophtalmie purulente. Le médecin ou la sage-femme fait un examen général du corps pour dépister une malformation, il insiste notamment sur le bon positionnement des os des deux fémurs dans les cavités osseuses des hanches. Il examine le cou pour diagnostiquer un hématome, les clavicules (en cas d’accouchement difficile, elles peuvent être fracturées, et le traitement en est simple, ne pas coucher l’enfant du côté atteint, l’os se ressoudant spontanément dans la bonne position et les organes génitaux. Il passe encore une sonde dans les narines pourvérifier l’intégrité des fosses nasales et l’absence d’occlusion de leur extrémité, puis dans l’estomac afin de dépister une atrésie de l’oesophage (interruption de cet organe). L’anus est examiné pour s’assurer de sa perméabilité. Il contrôle l’état du palais et de la bouche, vérifiant par là même l’existence du réflexe de succion. Puis l’enfant est pesé et mesuré : taille, périmètres crânien et thoracique. Dans les jours qui suivent la naissance, un prélèvement de quelques gouttes de sang permet le dépistage de maladies dont certainespeuvent ainsi être immédiatement traitées. Il s’agit de la drépanocytose, maladie de l’hémoglobine, l’hyperplasie congénitale des surrénales, l’hypothyroïdie congénitale et la phénylcétonurie..

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