Pourquoi tant de pleurs ?

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Malgré leur côté agressif, les pleurs jouent un rôle fondamental dans les échanges entre le bébé et son environnement familial. Pour lui c’est un premier langage. Il est important d’en comprendre la signification. Mieux vous saurez répondre à son désir et communiquer avec lui, mieux vous pourrez supporter ses cris. Quand votre bébé est secoué de pleurs, n’hésitez pas à lui parler, caressez-le, tenez ses mains ou posez fermement une main sur son ventre. Si cela ne suffit pas, prenez-le dans vos bras et bercez-le appuyé contre votre épaule, sa tête nichée dans votre cou. Tout naturellement, il reprendra son calme. Au fil des mois, vous apprendrez à faire la différence entre tous ces cris... et les autres qui relèvent plus d’un caprice passager.

Des nuances qui veulent tout dire

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Le docteur Alain Lazartigues, pédopsychiatre et chercheur au CNRS, a mis en évidence cinq types de cris : celui de la faim, celui de la colère, celui de la douleur, celui de la frustration et enfin celui du plaisir. À ces cris s’ajoutent, vers l’âge de 3 semaines, des sons destinés à attirer l’attention.

Le cri de la faim se caractérise par un son strident suivi d’une inspiration ; il est accompagné d’un court sifflet suivi d’une période de silence. Dans leurs cris de colère, certains bébés ont plusieurs timbres. Tout dépend de la force avec laquelle l’air passe entre les cordes vocales. On les reconnaît toujours : très aigus, ils sont difficiles à supporter sur le plan acoustique.

Le cri de douleur est souvent distingué par la mère. Il se compose d’un premier cri suivi d’un silence puis d’une inspiration inaugurant une série de cris expiratoires.

Le cri de frustration est une variante de celui de la douleur. Il se manifeste par un cri suivi d’un long sifflement inspiratoire et se répète. Il est provoqué, par exemple, par le retrait du biberon. S’ajoute enfin le cri de plaisir, assez fort, sorte de cri de joie. Le bébé va utiliser ces bruits de manière volontaire, à chaque fois qu’il aura envie que l’on s’occupe de lui.

Il existe également ce qu’on appelle le spleen du bébé : la tombée du soir rend certains nourrissons mélancoliques. Ils pleurent, attristés de quitter la journée, et peut-être ont-ils peur de ce voile noir qui les enveloppe peu à peu. Pour certains, les cris ressemblent à une mélopée douce. Ces bébés n’ont pas besoin d’être pris et câlinés ; la simple présence de leur maman les rassure. D’autres connaissent de véritables crises de larmes qui les laissent inconsolables. Elles sont l’expression d’une angoisse incontrôlée. Cependant, rassurez-vous, vers 3 ou 4 mois, bébé perdra cette habitude.

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