Médicaments, pollution et allergies

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La prise de médicaments pendant l’allaitement doit être sévèrement contrôlée (et uniquement sur prescription médicale), car plus la posologie est importante, plus le risque de contamination est élevé pour l’enfant. Les médicaments (ou les toxiques) présents dans le sang maternel sont décelables dans le lait à des concentrations variables. La nocivité des substances absorbées dépend de différents facteurs, liés au type de produit, à sa quantité et au moment où il a été ingéré : lorsqu’il y a infection, le produit passe plus vite dans le lait maternel s’il a été administré par voie buccale.

Certains médicaments sont formellement interdits pendant l’allaitement : beaucoup d’antibiotiques, les sulfamides, les laxatifs chimiques et tous les produits contenant de l’iode. D’autres, pris en continu, peuvent se révéler dangereux à la longue.

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Le lait maternel n’est pas à l’abri de pollutions qui vont être transmises à l’enfant. Il faut se méfier particulièrement des insecticides et des pesticides ; le DDT et l’hexachlorophène peuvent se révéler très dangereux. Des études ont montré que les résidus des pesticides étaient au moins cinq fois plus élevés dans le lait de femme que dans le lait de vache. Le lait du premier mois de lactation est plus sensible encore aux pollutions que dans les mois suivants, comme si une sorte de résistance s’organisait ensuite contre les agressions extérieures. L’organisme humain stocke ces produits puis les concentre dans ses graisses et ses tissus avant de les rejeter dans le lait. Ainsi, on peut retrouver des traces d’insecticide provenant tout simplement des aérosols et plaquettes utilisés dans la maison.

Mais on sait maintenant que le lait des mères les plus jeunes est moins pollué que celui des multipares plus âgées. Alors l’immunité est-elle une affaire de jeunesse ? Oui pour la résistance aux pollutions ; cependant, toutes les femmes y sont spécialement vulnérables au cours des premiers mois de lactation. On a découvert en outre qu’une certaine relation peut exister entre le degré de pollution et le type d’alimentation de la mère. Ainsi le lait des mères inuits qui vivent dans la baie d’Hudson, au nord du Canada, est un des plus pollués du monde. Il contient cinq fois plus de biphényle polychloré (substance extrêmement dangereuse) que celui des autres mères québécoises. Cette substance, résidu de l’industrie, se concentre dans la chair des poissons et des crevettes ; ceux-ci sont consommés par les phoques et les narvals qui représentent 60 % de l’alimentation des Inuits.

Certains nourrissons sont allergiques au lait de leur mère. Ce phénomène est rare, mais il mérite d’être signalé. On pense qu’il est dû à l’absorption trop forte par la mère de lait ou de ses dérivés : crèmes, yaourts, fromages, etc. Les protéines de ceux-ci passent dans le lait maternel. Mais on estime aussi que, compte tenu des raisons physiques des allergies, l’enfant peut manifester un trouble relationnel profond.

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