Les surdités de l’enfant

Publicité
Publicité

Les surdités de l’enfant

La surdité de l’enfant doit être diagnostiquée le plus rapidement possible afin de diminuer les conséquences d’une telle déficience : développement du langage, retards scolaires, isolement social...

Publicité
Un dépistage systématique est préconisé à 4 périodes de l’enfance : à la naissance, lors des examens du 9ème et 24ème mois et en deuxième année de maternelle.

Le diagnostic de surdité de l’enfant est difficile : il demande du temps et nécessite des médecins spécialisés.

Le rôle du dépistage est d’éliminer les enfants normo-entendants pour n’adresser au spécialiste que les enfants suspects de malentendance.

La définition d’une population à haut risque de surdité concerne essentiellement les nouveaux-nés.

A la naissance, certains facteurs de risques favorisant la survenue d’anomalie de l’audition sont connus :
- des antécédents familiaux d’anomalie de l’audition,
- malformation congénitale de la tête et du cou,
- un poids de naissance inférieur à 2 000 grammes,
- la période néonatale pathologique,
- une incompatibilité de sang entre le foetus et sa mère,
- certains troubles neurologiques,
- une infection grave ou un traitement toxique pour le système auditif.

Les signes devant alerter les parents et les médecins varient avec l’âge :
- chez le nouveau-né : le diagnostic est très difficile, le bilan sera demandé sur la notion de l’appartenance à une population à haut risque de surdité,
- chez le nourrisson : en l’absence d’un contexte pathologique particulier, le principal signe d’alerte est l’absence de réactions aux bruits,
- à l’âge pré-scolaire : l’inquiétude provient habituellement d’une absence ou d’un retard de développement du langage ; les troubles de comportements sont fréquents (enfant irritable ou au contraire trop calme)
- à l’âge scolaire : de nombreux signes peuvent attirer l’attention : retard de langage, ou arrêt des acquisitions, échec scolaire, troubles du comportement.

Au cours de la consultation, le médecin :
- examinera votre enfant,
- étudiera le comportement de l’enfant aux bruits ou à la voix permettant d’évaluer le niveau de surdité,
- réalisera un examen otoscopique puis des examens d’audiométrie variant selon l’âge.

Les examens audiométriques subjectifs sont :
- jusqu’à l’âge de 3 mois : recherche de réflexes archaïques tels que l’extension-abduction des bras déclenchés par la stimulation sonore,
- de 2 à 9 mois : utilisation de jouets sonores pouvant susciter l’intérêt de l’enfant,
- de 10 à 36 mois : on utilise différents tests : le réflexe d’orientation conditionné qui consiste à conditionner l’enfant à tourner la tête du côté d’où vient le son grâce à des jeux de lumière. Le ciné-show demande la participation active de l’enfant : appuyer sur un interrupteur lorsqu’il entend le son et ce test augmente la sensibilité du réflexe d’orientation conditionné.
- A partir de 3 ans : chaque oreille peut être étudiée séparément et on peut commencer à réaliser des tests au casque.

Les examens d’audiométrie objective ne sont réalisés qu’en fonction des résultats de l’examen clinique et des explorations subjectives. Et ne servent qu’à confirmer le diagnostic déjà établi par les techniques subjectives.

Publicité

Publicité

Ailleurs sur le Web

En Vidéo

En Vidéo sur Medisite

Publicité