Les R et les S

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Le zozotement se construit au fur et à mesure que l’enfant construit son système phonétique. Il est souvent gêné par une langue un peu volumineuse par rapport à sa bouche, il déglutit encore comme un bébé, il suce son pouce, une tétine ou un doudou. Il veut peut- être rester encore un peu le « bébé de sa maman ». Bref, il a des tas de bonnes raisons de ne pas prononcer les sifflantes correctement. Mieux vaut ne pas intervenir. En effet ce trouble qui disparaît naturellement vers 3-4 ans risque de persister si l’entourage exerce trop de pression : en exigeant de ce petit enfant de répéter correctement derrière eux le mot mal prononcé, on provoque de sa part une crispation de la langue et de ses lèvres et la production de sons hypertoniques. Le zozotement risque alors de s’intensifier et de développer un vrai trouble qui devra être rééduqué.

Rares sont les enfants qui prononcent correctement les « r », qu’ils se placent au début, au milieu ou à la fin d’un mot. En fait, le son de cette lettre n’appartient pas à leur système phonétique. L’enfant l’apprend en percevant la sensation de sa langue sur l’arrière de sa gorge. Deux orthophonistes, Mazy Varraud et Valérie Alis, conseillent aux parents un petit jeu que les enfants vont adorer : faire le tigre.

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L’avis du spécialiste

Dans l’expression orale des enfants de cet âge, il faut distinguer la compréhension et l’expression. Certains enfants développent un retard de langage à l’insu de leurs parents qu’ils ont leurrés en affichant une bonne capacité de compréhension alors que leur expression était défaillante. Les parents disent de ces enfants qu’ils comprennent tout, mais ne parlent que par signes, montrant du doigt ce qu’ils veulent. Mais il faut savoir que cette façon de s’ex-primer interdit le parler oral. Expression et compréhension se métissent toujours pour faire naître un bon langage. Il faut aussi se méfier des enfants qui refusent de parler et qui « utilisent » un frère ou une soeur comme traducteur, celui-ci comprenant de manière anticipée les besoins de son cadet. Demandez à l’aîné de ne plus comprendre et dites au petit que vous ne saisissez pas pourquoi il ne s’exprime pas.

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