Les petites misères hivernales

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Quelles que soient les précautions que prennent les parents, pratiquement tous les enfants sont victimes de ces infections. Selon les circonstances, les enfants et l’environnement, elles ont des formes et des gravités différentes.

La rhino-pharyngite

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Les statistiques sont cruelles avec les bébés : on estime, qu’entre la naissance et 6 ans, un enfant connaît en moyenne cinquante à soixante épisodes rhinopharyngés. La forme de leur cavité nasale les prédispose à ces désagréments. Chez le nourrisson, cette cavité a la forme d’un tube long et étroit qui peut être très rapidement bouché par une sécrétion un peu plus abondante que la normale. Les gouttes nasales, instillées pendant quelques jours de suite, sont efficaces, mais si le traitement se poursuit trop longtemps, elles peuvent provoquer un épaississement de la muqueuse et renforcer l’obstruction nasale. Seul le sérum physiologique n’expose à aucun risque. De même, il est préférable d’éviter les antibiotiques. Face à cette maladie, il faut être patient. Elle disparaît spontanément en trois ou six jours. Le médecin prescrit un antipyrétique, pour faire baisser la fièvre, et un nettoyage régulier du nez. Si la température persiste et si l’écoulement nasal s’épaissit, une deuxième consultation sera nécessaire pour éviter que l’infection ne se transforme en surinfection touchant les oreilles, la gorge et les bronches.

Il est possible, dans une certaine mesure, de prévenir ces atteintes rhinopharyngées en nettoyant quotidiennement les fosses nasales de l’enfant avec une préparation à base d’eau de mer (vendue en pharmacie). Si besoin, on complète ce soin par l’utilisation d’un mouche-bébé pour désobstruer les voies respiratoires. Il est recommandé encore de ne pas faire vivre bébé dans une atmosphère surchauffée et sèche. Enfin, pour les bébés trop souvent récidivistes, il est possible de leur administrer des immunomodulateurs pour stimuler leurs défenses immunitaires. Mais il faut aussi envisager un terrain allergique ou les effets d’un tabagisme passif.

L’angine

Elle peut être d’origine virale ou bactérienne. Chez un bébé de quelques mois, le diagnostic est souvent difficile à établir, car la gêne peut être légère. Le refus de la nourriture, provoqué par la douleur ressentie lorsqu’il déglutit, est cependant une indication non négligeable. Les autres symptômes tels que vomissements, fièvre, ganglions, etc., varient selon la forme de l’infection. Chez un enfant petit, une simple angine mérite une attention particulière, surtout si elle est due à un streptocoque, car elle peut être à l’origine de maladies plus graves telles que le rhumatisme articulaire aigu.

La laryngite

Elle se manifeste par une toux rauque et sèche. La laryngite se signale par la difficulté qu’a l’enfant à respirer. Très spectaculaire, elle peut cependant être rapidement améliorée ­ voire prévenue en cas de signes annonciateurs, comme une voix cassée ­ par l’humidification de la chambre de l’enfant avec des récipients d’eau bouillante et des saturateurs d’eau additionnée d’essence d’eucalyptus. En attendant le médecin, faites couler de l’eau chaude dans la baignoire, la vapeur ainsi dégagée permettra à votre enfant de respirer un peu mieux. La prescription de corticoïdes et d’antibiotiques est systématique.

La bronchite

C’est une inflammation de l’appareil respiratoire, plus particulièrement des bronches. La bronchite est souvent la complication d’une rhino-pharyngite. Les symptômes se caractérisent par une fièvre plus ou moins forte et une toux répétée plus ou moins grasse. Très souvent, l’enfant n’a pas d’appétit. Si besoin, le médecin prescrira des antibiotiques et quelques séances de kiné respiratoire, une radiographie des poumons pour s’assurer qu’il n’existe pas de foyer infectieux pulmonaire ou qu’une bronche n’est pas bouchée.

La bronchiolite

C’est une infection d’origine virale due principalement au « virus respiratoire syncytial » qui se caractérise par une inflammation aiguë des bronchioles et qui peut évoluer vers une détresse respiratoire. Terriblement contagieux, ce virus attaque les muqueuses, provoquant une surinfection microbienne. La bronchiolite touche surtout les enfants de moins de 2 ans et est à surveiller de très près chez les bébés de quelques mois. Elle débute généralement par un gros rhume ou une rhino-pharyngite ; deux à trois jours plus tard, l’enfant tousse et a du mal à respirer

La base du traitement est la kinésithérapie, car elle seule permet de dégager les petites bronches de l’enfant. Selon les cas on pourra essayer d’adjoindre de fluidifiants et des bronchodilatateurs,ou des corticoides qui n’ont pas toujours une action efficace chez le tout petit, voire des antibiotiques uniquement en cas de surinfection .

Il est recommandé de faire boire abondamment un enfant atteint de bronchiolite, car les régurgitations fréquentes peuvent être à l’origine de déshydratation. Dans les cas les plus graves, il est parfois nécessaire d’hospitaliser l’enfant quelques jours.

Si votre bébé a de nombreuses rhino-pharyngites ou bronchites, essayez de dominer votre anxiété. Car l’enfant a la capacité de provoquer de tels troubles de manière psychosomatique.

Le soigner

Pour administrer les suppositoires, enduisez-les de lait de toilette pour qu’ils glissent plus facilement. Couchez l’enfant sur le dos, relevez-lui bien haut les jambes, tenez ses chevilles d’une main et de l’autre introduisez le suppositoire. Cette position détent le muscle anal et facilite le passage du suppositoire. Maintenez quelques secondes l’enfant en position allongée, serrez-lui les fesses pour éviter toute expulsion inopportune. Quelques chatouilles et papouilles sur son ventre nu finiront par rendre ce geste plus drôle que traumatisant.

Pour lui donner un médicament à la cuillère, installez-le au creux de votre bras ou couchez-le sur le dos. Entrouvrez sa bouche en lui abaissant le menton, posez la cuillère sur sa lèvre inférieure et laissez couler le liquide. Il existe une cuillère-doseur qui facilite toutes les manipulations de ce genre. Certains laboratoires en proposent même avec leurs flacons. Vous trouverez encore des minibiberons, des sucettes pour médicaments et même des seringues-tétines dont il suffit de glisser l’embout sur la langue de l’enfant.

Les collyres s’administrent dans des yeux propres. Prenez une compresse stérile imbibée d’un peu de sérum physiologique et passez-la en allant du bord externe de l’oeil vers le nez. Changez de compresse pour l’autre oeil. Posez fermement une main sur le front de l’enfant à hauteur des arcades sourcilières, avec le pouce et l’index ouvrez largement l’oeil et déposez les gouttes de collyre dans son angle interne.

Pour mettre des gouttes dans les oreilles, allongez l’enfant sur une surface dure, une simple serviette de toilette sous sa tête. Posez une main au sommet de sa tête et faites-la pivoter sur le côté. Injectez quelques gouttes dans le conduit auditif et maintenez sa tête dans cette position encore quelques secondes.

Les gouttes nasales se mettent dans un nez propre. Préparez deux petites mèches de coton, roulottées et imbibées de sérum physiologique. Maintenez la tête de l’enfant en posant votre main à plat sur son front et nettoyez ses narines en tournant légèrement les mèches. Ne lâchez pas sa tête et instillez les gouttes.

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