Les manies et les tics

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Clignement des yeux, plissement du nez ou du front, haussement des sourcils, succion des lèvres... Nombreux sont les tics et les manies dont peuvent souffrir nos enfants, surtout après six ans.
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Des tics aux nombreux visages

Clignement des yeux, plissement du nez ou du front, haussement des sourcils, contractions des joues ou des lèvres, succion des lèvres, mâchonnement, hochement de la tête, mouvement de menton... Les manies et les tics sont innombrables et se situent souvent au niveau du visage.

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Ce sont des mouvements musculaires brusques, soudains, involontaires, inconscients, stéréotypés, qui se répètent mais sans rythme précis.

Les tics peuvent aussi être respiratoires, ronflements, toussotements, reniflements, ou peuvent agiter certaines parties du corps : haussements d’épaule, tressautements des pieds ou des mains. Il arrive qu’un tic disparaisse pour laisser place à un autre.

Manifestation d’angoisse

Les tics n’apparaissent généralement pas avant 6 ans et 10 % des écoliers y sont sujets . Ils surviennent par période et correspondent la plupart du temps à un moment où l’enfant est anxieux, fatigué, ému, ou lorsqu’il traverse une phase de difficultés scolaires ou familiales. Quels qu’ils soient, les tics tendent à s’atténuer avec un repos et cessent pendant le sommeil.

Les tics dits « transitoires » durent plus d’un mois et moins d’un an . Ils surviennent souvent à l’occasion de circonstances déclenchantes telles que la rentrée des classes, la naissance d’un petit frère ou d’une petite soeur, ou le divorce des parents.

Ils ont alors une signification de symbole, variable selon chaque enfant, en lien avec son développement et des conflits de personnalité non résolus. Quelques entretiens entre le médecin, la famille et l’enfant aideront à ce que tout rentre dans l’ordre. Un peu de relaxation peut être aussi efficace.

Ne pas culpabiliser l’enfant

Cependant, une des conditions importantes à la guérison consiste à ce que les parents ne fassent pas preuve d’ingérence mais au contraire de beaucoup de modération. Empêcher le tic par la remontrance ou les punitions ne sert à rien . L’enfant est assez malheureux de ce qui lui arrive, il se sent déjà coupable et honteux.

Le diagnostic ne pose pas de problème majeur. Le médecin distinguera aisément les tics des mouvements anormaux d’affections neurologiques ou psychiatriques plus graves.

Pour le Dr Isabelle Soares-Boucaud, psychiatre, la réponse des parents aux toutes premières manifestations est déterminante. Trop souvent couramment interprétées comme une intention hostile et agressive, les parents « traitent » ce trouble par l’ironie ou l’agressivité, augmentant alors la charge d’anxiété ressentie par l’enfant.

Ainsi ils contribuent à l’ancrage d’un problème qui n’était pas jusqu’alors très structuré. Ces tics transitoires peuvent alors évoluer vers des tics chroniques. Là aussi, une consultation médicale est nécessaire.

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