Les difficultés de prononciation

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Il est tout à fait naturel que son langage laisse apparaître quelques difficultés de prononciation. Les plus classiques sont le zozotement, ainsi que les sons « an » prononcés « un ». Toutes ces légères difficultés sont d’origines différentes et peuvent avoir des causes aussi bien d’ordre physiologique que psychologique.
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L’incapacité de prononcer les « s » correctement est due à un défaut de déglutition associé à un mauvais positionnement de la langue. C’est un « souvenir » de l’époque où le bébé était encore au sein ou au biberon. Pour téter, l’enfant interpose sa langue entre ses gencives. Normalement, après l’apparition des dents de lait, la langue reste à l’intérieur de l’arcade dentaire. Mais il lui arrive de garder ce vieux réflexe. Les autres défauts de prononciation sont dus très souvent au fait que l’enfant n’a pas découvert naturellement la position de la langue et de la bouche pour bien dire la lettre, à moins qu’il n’ait pas bien fait la différence phonétique entre certaines lettres.

Juste l’indispensable

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Certains enfants de cet âge n’utilisent et ne connaissent qu’un vocabulaire très courant : « papa, maman, lit, pain », etc. et se refusent même à faire des phrases. Bon nombre d’entre eux s’expriment ainsi parce qu’ils ne voient pas l’intérêt de se compliquer la vie puisque leur entourage les comprend très bien. Certains de ces troubles se rencontrent aussi chez les enfants prématurés. On oublie toujours qu’ils sont moins mûrs que les enfants du même âge. Pour bien évaluer leur retard de langage, il faut « corriger » leur âge.

Il peut aussi arriver que l’enfant bégaie. Rassurez-vous, cela n’a rien à voir avec un véritable trouble du langage. En fait, sa pensée va plus vite que ses paroles et il lui faut encore souvent chercher ses mots. L’émotion, la nervosité, la fatigue ne l’aident pas. Il double aussi fréquemment certaines syllabes... mais il peut le faire par jeu.

Pour d’autres enfants, c’est leur quasi silence qui inquiète les parents. Là encore n’ayez aucune crainte, ce n’est pas parce qu’il « dit » très peu de mots qu’il est en retard. Bon nombre d’enfants écoutent d’abord avec beaucoup d’attention pendant de longues semaines avant de se lancer dans une conversation. Ils se mettront à parler tout à fait correctement d’un seul coup, essentiellement quand ils ne pourront plus faire autrement pour se faire comprendre. Pourtant, certaines difficultés sont dues à l’environnement et à des parents qui ne parlent pas assez à leur enfant, ou trop. Dans ce cas, sur stimulé, il s’inhibe pour résister à la pression. À cela s’ajoutent parfois des problèmes affectifs. Les troubles « graves » du langage sont rarement isolés.

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