Les détracteurs de la théorie freudienne

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Ces théories ne pouvaient provoquer que débats et remises en question.

Otto Rank, psychanalyste autrichien et disciple de Freud, voit dans cette période l’immense désir de l’enfant d’unir aussi bien que de séparer ses parents pour satisfaire tous ses besoins, dont le plus important est de retrouver le bonheur intra-utérin, fuyant ainsi l’idée de la mort.

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Pour Alfred Adler, médecin et psychologue autrichien, élève de Freud, le complexe d’OEdipe ne peut être généralisé. L’enfant éprouve le même intérêt pour ses deux parents, ce sont les circonstances de la vie qui le poussent à se rapprocher de l’un ou de l’autre. Ce qui concerne l’enfant, ce n’est pas le plaisir sexuel, mais celui de l’enfant gâté qui exprime sa volonté de puissance. Quant au complexe d’infériorité des filles, A. Adler l’attribue avant tout aux attitudes de la société vis-à-vis des femmes.

Pour Carl Jung, psychiatre suisse également contemporain de Freud, le complexe d’OEdipe repose sur l’idée que l’enfant voit en son père un gêneur qui pourrait le priver de toutes les attentions de sa mère. Si une composante érotique apparaît dans cette attitude, elle est davantage orientée vers le souhait naturel de revenir à ses sources, sa mère, pour se reposer à ses côtés et, peut-être, renaître une seconde fois.

Mais les détracteurs les plus sévères des théories freudiennes ont été les féministes. Entre autres, Simone de Beauvoir, écrivain français, Betty Friedman et Kate Millett, essayistes américaines, Maud Mannoni, psychanalyste française. Pour ces femmes, l’envie de pénis des petites filles, l’angoisse de la castration du petit garçon ne peuvent être des données universelles ; elles sont, tout au plus, celles d’une idéologie de l’époque freudienne. Ces notions doivent être combattues afin de ne pas perpétuer une situation aliénante, notamment pour le sexe féminin. Bien sûr, le « défaut » évident de l’étude de Freud, exclusivement fondé sur le modèle masculin, est en permanence rappelé. Pour Simone de Beauvoir, l’enfant mâle comme l’enfant femelle est soumis, dès ses premiers mois, à des pressions sociales, familiales et culturelles qu’il devra combattre pour retrouver sa liberté. De nombreux auteurs la suivront, en mettant en évidence l’attitude des parents, et notamment celle de la mère, qui font de la petite fille l’image du stéréotype féminin.

L’avis du spécialiste

Rappelons d’abord que la masturbation est physiologique et naturelle chez l’enfant depuis le congrès de psychanalyse de Vienne en 1912 ! L’angoisse de castration ressentie par les filles selon Freud a fait l’objet de multiples discussions au sein même des sociétés psychanalytiques. Ces théories de Freud ont souvent été jugées simples et réductrices. Les filles commencent par constater un manque, pour ensuite établir l’espace virtuel de la cavité utérine, alors que le petit garçon voit directement ses attributs sexuels.

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