Les défauts de la vision

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A 1 an, l’acuité visuelle de l’enfant est de 4/10e. Il est capable de voir des choses ténues tel un cheveu sur une surface blanche ; il perçoit les couleurs dans des conditions précises : le bleu, le jaune, le rouge et le vert ; plus ces couleurs sont franches et intenses, mieux il les distingue. Son champ visuel est pratiquement celui de l’adulte.

Le strabisme, l’hypermétropie, la myopie et l’astigmatie

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Si votre enfant louchait il y a quelques mois, cela a dû s’arranger. Lorsqu’il était bébé, cela s’expliquait par l’immaturité des muscles oculaires. Si à 1 an cela persiste, c’est la manifestation d’un trouble réel. En raison du strabisme, lorsque l’enfant fixe une image, il voit double. Pour lutter contre cet inconfort visuel, il supprime une des deux images et ne se sert plus que d’un seul oeil : c’est l’amblyopie qui touche quinze mille enfants par an.

Si votre enfant a plus de 1 an et moins de 3 ans, son strabisme doit être corrigé. Pour le dépister, l’ophtalmologiste utilise différents tests : celui du « reflet cornéen » permet de vérifier que lorsqu’on éclaire chaque pupille, le reflet de la lumière est bien au centre ; le test de « l’écran » consiste à cacher un oeil puis l’autre pour vérifier que l’oeil découvert reste bien fixe. Le traitement consiste à faire travailler l’oeil déficient en masquant l’oeil performant. L’enfant portera des lunettes et un pansement obturateur 24 heures sur 24. Ce type de traitement peut se pratiquer dès 14 mois, et plus il est entrepris précocement, plus il a de chances de réussite. De 2 ans à 2 ans 1/2, cette rééducation simple peut amener la disparition de l’amblyopie en quelques jours. Vers 3 ou 4 ans, il faut compter plusieurs semaines ; après 5 ans, plusieurs mois. Entre 6 et 12 ans, le traitement est long et complexe. Le résultat n’est pas garanti après 12 ans : on ne peut guère obtenir qu’une guérison esthétique.

Traiter le strabisme précocement est essentiel pour le développement de l’enfant. Mis à part que ce défaut est assez disgracieux, il a des conséquences sur les informations que reçoit le cerveau : celui-ci recueille des images qu’il a du mal à interpréter et ignore souvent celles de l’oeil déficient. Comme la fonction crée l’organe, à plus ou moins long terme l’oeil qui louche va perdre sa capacité à voir. L’amblyopie, conséquence d’un strabisme, se guérit à 90 % si elle est traitée avant 2 ans !

D’autres troubles de la vue peuvent se déceler grâce au comportement des enfants. Le petit hypermétrope est souvent exagérément penché sur ce qu’il fait et se plaint de maux de tête ; il a parfois des rides de contraction au front. Dans l’hypermétropie, l’image de l’objet observé se fait derrière la rétine et il faut des verres convexes de puissance croissante pour ramener l’image sur la rétine. Les enfants hypermétropes font en permanence un effort d’accommodation. De ce fait, ils ont tendance à souffrir de strabisme convergent. Quand l’hypermétropie est importante, les verres doivent être portés continuellement et demandent un contrôle régulier du médecin.

L’enfant myope regarde de trop près la télévision et cligne fréquemment en plissant les yeux. Des études ont montré que l’éclairage total de la chambre d’un bébé endormi, pendant ses deux premières années, pouvait fortement favoriser plus tard l’installation d’une myopie.

L’oeil myope est « trop long » (l’image de l’objet se forme en avant de la rétine), la myopie aboutit fréquemment à un strabisme divergent. Elle se traite avec des verres convergents. Malheureusement, elle a souvent tendance à s’aggraver avec l’âge et il est donc indispensable de faire suivre l’enfant pour la corriger au fur et à mesure de son évolution.

L’enfant astigmate n’a pas une vision nette des contours. Il voit mal de loin et de près. Il se plaint souvent de douleurs oculaires, de maux de tête et d’une inflammation du bord des paupières. La correction de ce trouble, souvent associé à la myopie ou à l’hypermétropie, est faite par des verres cylindriques qui corrigent le défaut de courbure de la cornée.

Premières lunettes

Le port de lunettes ne pose pas de problèmes particuliers chez le petit enfant. Il est même fier de cet accessoire. Ces dernières années, on a mis au point des lunettes « sécurité » pour enfants, équipées d’un verre incassable, le Corlon. Les montures sont devenues souples, légères, de couleurs gaies et parfaitement adaptées au petit nez de l’enfant grâce à de petits coussinets en silicone qui leur évitent de glisser.

Dépistage conseillé

Consulter un ophtalmologiste semble indispensable s’il y a dans la famille des antécédents. En cas de strabisme, si c’est toujours le même oeil qui semble tourner, notamment après un grand moment d’éveil, de petits tests peuvent être faits à la maison. Jouez à cacher de votre main un oeil, puis l’autre, en attirant le regard du bébé sur un objet qui lui est cher. S’il se met à pleurer après quelques exercices d’alternance, c’est qu’il y a de fortes chances qu’il voie mal de l’oeil que vous venez de découvrir. Vous pouvez aussi jouer à l’aide d’un objet « bruyant », clefs, hochet, grelot, puis solliciter le déplacement de son regard de haut en bas, de gauche à droite ; ses yeux doivent suivre régulièrement les déplacements de l’objet. Attention, l’oeil se développe essentiellement dans les dix-huit premiers mois de la vie.

Si votre bébé semble avoir des difficultés, sachez qu’en complément des tests de vision préférentielle, les médecins ont à leur disposition une autre méthode de dépistage, appelée « Bébé vision », qui a l’avantage d’être pluridisciplinaire et permet de mesurer l’acuité visuelle de l’enfant. D’autres méthodes faisant appel à l’image vidéo et à l’ordinateur devraient rendre les examens encore plus faciles et plus performants.

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