Les bêtises, un mode d’expression

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Avant 2 ans, la notion de bien et de mal n’existe pas pour l’enfant et autant dire que l’idée de bêtise est un concept d’adulte. Le monde, pour lui, se divise entre les objets et les êtres qu’il peut atteindre, les actes qu’il peut faire et ceux qu’il lui sont inaccessibles ou irréalisables pour des raisons physiques ou intellectuelles. Progresser, c’est essayer de surmonter toutes ces difficultés. Le mot « non » est sans doute celui qu’il entend le plus. Cependant, la notion de bêtise ne peut s’installer que lorsque l’enfant commence à être capable d’imaginer que ce qu’il fait est mal et qu’une catastrophe plus ou moins importante va en être la conséquence, c’est-à-dire lorsqu’il peut évaluer les conséquences de ses actes. À partir de 2 ans, grâce à l’éducation de ses parents, il différencie de mieux en mieux les notions de bien et de mal, il sait lorsqu’il est « gentil » ou « méchant » ; il comprend l’interdit d’autant plus facilement qu’on lui en aura expliqué la cause. Mais toutes ces notions sont liées essentiellement à des actes, et non à la morale.

Comprendre les interdits

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Seulement voilà, il ne comprend pas encore l’utilité de ces interdictions. Oui, c’est défendu de dessiner sur le mur de sa chambre, mais pourquoi puisque c’est beaucoup plus drôle et intéressant que sur une feuille de papier. De même, il lui faudra attendre son troisième anniversaire pour comprendre par exemple que si un objet est cassé c’est parce qu’il y a touché. La notion de bêtise apparaît lorsque l’enfant « sait » qu’il en fait une et qu’il est capable d’anticiper les conséquences de ses actes. De plus, l’importance de la bêtise lui échappe totalement, le monde des adultes est plein de contradictions. Et encore ce n’est que bien plus tard, vers 9 ans, qu’il acquiert la « causalité morale ». Ce qui est bien fait plaisir, ce qui est mal fait de la peine. Toutefois il ne faut pas confondre les bêtises qui sont dues à l’inexpérience, à la maladresse, à la curiosité et celles provoquées délibérément pour attirer l’attention. C’est souvent le cas lorsque l’enfant vit dans un monde d’interdits lorsqu’il est avec ses parents et dans une totale liberté quand il est seul. Pour un petit, rien n’est pire que l’indifférence : il cherchera coûte que coûte à la briser. Ce sont alors des bêtises d’appel : « Je t’aime et j’ai besoin que tu m’aimes. »

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