L’enfant anxieux

Publicité
Publicité

Etre anxieux pour un enfant est un sentiment normal. En grandissant, il est en permanence confronté à des ruptures (aller à l’école, quitter sa maman, changer de maîtresse...) et des perturbations (contraintes, autorité, colère...). La difficulté pour l’enfant, comme pour ses parents, est qu’il est incapable de définir son angoisse. Plus il est jeune, plus il va la vivre dans son corps : tremblements, coliques, maux de ventre sont les manifestations physiques les plus classiques.

À l’origine ? Un conflit psychique, conflit entre ses besoins personnels et les interdits des autres, contradiction entre ses désirs et la difficulté de les réaliser à cause de ses capacités ou de son entourage. L’angoisse et l’anxiété sont des peurs sans objet ni contenu. Elles provoquent dans l’organisme une montée d’adrénaline qui met l’enfant dans l’impossibilité de contrôler son émotion. L’autonomie de plus en plus grande, la notion de responsabilité qu’on lui inculque à l’école vont l’amener à éprouver des inquiétudes différentes de celles de la petite enfance. C’est d’abord, dès la grande section de maternelle et le CP, la peur de l’échec. Tous les enfants un jour la rencontrent. Elle devient excessive si l’enfant n’a pas le sentiment que ses parents ou l’enseignant lui font confiance. Le seul moyen de la combattre est de le persuader qu’il est aimé tel qu’il est et qu’il est tout aussi capable que ses petits camarades. Ses réussites seront bien sûr félicitées à leur juste valeur. Il est parfois souhaitable de l’encourager à développer un talent personnel à condition, bien sûr, que cette activité extrascolaire ne soit pas source de trop de désir de réussite de la part des parents.

Publicité
À cet âge, une autre crainte peut l’envahir : celle de l’étranger. L’enfant étant plus autonome, il est moins sous la surveillance effective des adultes et peut avoir des velléités d’indépendance. C’est à cette période que, généralement, les parents mettent en garde l’enfant contre l’inconnu croisé dans la rue, au square ou à la sortie de l’école. Cela demande beaucoup de délicatesse afin de ne pas lui laisser imaginer que tout étranger est un danger.

Enfin, l’anxiété est un sentiment qui se communique. L’enfant sera d’autant plus angoissé que ses parents le sont. Les situations les plus alarmantes pour eux, la maladie, l’accident, les retards de développement (réels ou fictifs) doivent cependant être vécus avec raison. Il est important que l’enfant ait l’image d’un adulte solide, qui sait agir face à l’imprévu.

L’anxiété est souvent présente chez les enfants souffrant de troubles de la personnalité. Dans tous les cas, elle doit être traitée par des soins psychologiques pour être déplacée. L’enfant est alors encouragé à la dire et à en discuter : la parole dès cet âge est un point clé du traitement.

Publicité

Publicité

Contenus sponsorisés

En Vidéo

En Vidéo sur Medisite

Publicité