Le traitement

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L’énurésie n’est reconnue vraiment comme maladie que chez les enfants de plus de 5 ans. En effet, c’est à partir de cet âge qu’il convient de la traiter. Tout commence par un diagnostic qui repose avant tout sur un interrogatoire pointu. L’enfant fait-il uniquement pipi au lit la nuit ? Est-il conscient ou non lors de cette émission d’urine ?... Si le diagnostic confirme le trouble, un traitement est mis en oeuvre. Le médecin commence par rassurer l’enfant ­ faire pipi au lit n’est pas un drame ­ puis il l’implique dans son traitement. Un calendrier mictionnel va l’aider à se prendre en charge : l’enfant note les nuits mouillées en coloriant par exemple un parapluie et les nuits sèches en faisant un soleil. On peut aussi simplement lui demander de colorier les jours sans fuite avec la couleur qu’il préfère, et à l’inverse, les fuites avec la couleur qu’il aime le moins . Il juge ainsi lui-même de ses progrès et ainsi prend conscience du trouble . Si ces petites méthodes simples ne sont pas suffisantes, et sans que la pression familiale ne devienne un acharnement, le traitement de l’énurésie est simple et repose sur l’utilisation d’une molécule appelée Desmopressine, analogue à celle de l’hormone antidiurétique. Utilisé sous forme de spray nasal à raison de deux pulvérisations à 1/2 heure d’intervalle et 1 heure avant le coucher, ce traitement est facile d’emploi, bien toléré et sans effets secondaires. La durée préconisée est de trois mois renouvelables en cas de résultats incomplets ou de reprise de l’énurésie. Il peut être entrepris en hôpital de jour ou associé à une cure thermale. Les petits accidents dans la journée appartiennent encore au déroulement normal de cette acquisition.

L’avis du spécialiste

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L’énurésie est un des motifs fréquents de consultation. Dans la majorité des cas, il s’agit d’énurésie nocturne : l’enfant perd ses urines de manière involontaire et inconsciemment alors qu’il est profondément endormi. D’ailleurs, les parents sont persuadés que s’il est énurétique, c’est parce qu’il dort très profondément. Ils essaient alors de le réveiller régulièrement au cours de la nuit : une méthode qui réveille toute la famille, sauf le petit dormeur. Seul le traitement de type comportemental a des chances de réussite. Je crois notamment au traitement qui demande à l’enfant la gestion d’un petit carnet où il note les jours où il a été propre et les autres. En vérifiant ses notes, vous constaterez qu’il est plus souvent « au sec » chez ses grands-parents, en classe de neige ou en vacances chez un de ses petits amis. C’est souvent loin de sa famille que l’enfant domine son énurésie. Non, celle-ci n’est pas héréditaire, simplement, les parents qui en ont souffert en parlent très souvent, transmettant la responsabilité de cette caractéristique du parent en cause à l’enfant. Si votre enfant est énurétique, vous pouvez essayer différentes méthodes, comportementales ou médicales, mais l’une après l’autre. Il faut s’inquiéter d’une énurésie qui dure au-delà de la quatrième année, tout en se souvenant que 10 à 15 % des enfants en guérissent spontanément à partir de l’âge de 5 ans. Si l’énurésie s’installe, l’enfant devient passif et honteux, il est alors indispensable de l’impliquer dans sa guérison en le rendant garant et responsable d’elle.

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