Le sucré avant tout

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En offrant à votre bébé d’autres aliments que le lait, vous constaterez qu’il est déjà capable d’exprimer sa préférence pour certains goûts alimentaires. Tous les nouveau-nés du monde ont une inclination naturelle pour le sucré, une saveur qu’ils trouvent notamment dans le lait de leur mère ou dans les laits industriels. Le nourrisson, génétiquement prêt pour accepter le lait, est particulièrement sensible au galactose présent dans le lait maternel et au lactose que l’on trouve dans le lait de vache. Ce sont des substances sucrées. Il semble même que ce goût stimule sa succion, lui garantissant ainsi sa survie. Pour vous en convaincre, offrez à votre bébé votre doigt trempé dans un liquide sucré ; mettez ensuite sur ce doigt qu’il a tété quelques grains de sel. Autant il a accepté et tété avec avidité votre doigt sucré, autant il va le repousser de la langue dès qu’il aura décrypté l’information apportée par ses papilles gustatives, à savoir ce goût salé qu’il n’aime pas. Aucun réflexe de succion n’apparaît alors. Mais là encore, les bébés ne sont pas tous identiques. Certains perçoivent plus vite, plus fort et plus finement certains goûts que d’autres.

Initiation aux différentes saveurs

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Vers 6 mois, en général, les goûts alimentaires sont établis précisément, alors que l’enfant est pourtant loin d’avoir fait l’expérience de toutes les saveurs. Il semble que les différents goûts du lait maternel, changeant au gré des habitudes alimentaires de la mère, influencent les préférences de l’enfant et expliquent un attachement particulier aux cuisines traditionnelles. Celles qui font appel aux épices ou aux herbes laissent une saveur très odorante dans le lait. Mais le goût d’un aliment a aussi une signification affective, agréable ou détestable. C’est ainsi que s’expliquent certaines aversions pratiquement définitives qu’il est inutile, voire mauvais, de combattre. Une éducation progressive du goût a, en revanche, toute chance de réussir. Les aliments nouveaux sont alors introduits petit à petit dans l’alimentation de l’enfant, un mets à la fois et en petite quantité. Ainsi il s’habituera à une variété de goûts sans réellement s’en apercevoir. Aussi, devant un refus, n’insistez pas et tentez l’expérience à un autre moment. Malgré tout, certains enfants sont plus difficiles que d’autres. Peut-être ont-ils une sensibilité perceptible plus grande ?

Le goût comme l’odeur ou les chansonnettes fondent les origines familiales. Très tôt, le bébé reconnaît les bons et les mauvais goûts, avec une préférence pour le sucré. Mais ce n’est pas la seule chose qu’il va discerner : il apprécie les herbes odorantes et les différentes huiles. Dans les premiers mois, goût et odorat sont extrêmement liés et votre bébé va d’abord sentir l’odeur des plats familiaux que vous allez plus tard lui proposer de déguster.

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