Le sommeil séparation

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Au cours de la deuxième année, le sommeil de l’enfant change. C’est l’époque où il élabore avec force sa personnalité. Aller au lit signifie alors se séparer des adultes et des amis. Qui n’en serait pas mécontent ? Même s’il consent à aller se coucher sans trop de difficultés, il y a fort à parier que, quelques instants plus tard, il réclame quelque chose, debout ou échappé de son lit s’il en a la possibilité.

Les rites du coucher

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Pratiquement, tout ce qui lui passe par la tête est utilisé : demandes farfelues, qu’il est facile de reconnaître comme des manoeuvres, se mêlant à des appels concernant des besoins qui peuvent être réels : il a soif, il veut aller aux toilettes, son pyjama le gêne, etc. Ne pas céder est la seule solution. Coupez-lui aussi l’herbe sous le pied en lui permettant de satisfaire un certain nombre de besoins avant même qu’il ne soit installé dans son lit.

En grandissant, ses exigences vont devenir plus gênantes. Vers 2 ans 1/2, s’établit un véritable cérémonial qui peut commencer fort longtemps avant le coucher. Tous les soirs, quelles que soient les circonstances, il devra dire bonsoir à tout le monde, gens et bêtes, ranger ses jouets, écouter telle histoire, regarder tel dessin animé à la télévision... Et malheur aux parents si cet ordre n’est pas respecté. Il faudra peut-être tout reprendre à zéro. Ce rituel le protège de la peur. C’est en fixant quotidiennement ces attitudes que l’enfant domine les peurs très archaïques. Un conseil : pour ne pas vous retrouver dans une situation inextricable, ne laissez pas votre enfant établir trop de rites et lorsque vous considérez que son manège suffit, dites-le fermement et ne répondez plus à ses appels.

Heureusement, ayant satisfait à toutes ses « lubies », normalement l’enfant s’endort, généralement pour 10 à 11 heures d’affilée, d’un sommeil calme. Sauf si quelque chose vient troubler son rythme de vie, déménagement, entrée à l’école, divorce de ses parents. Il est avec l’âge de plus en plus conscient des petits et grands drames familiaux, il sent les tensions, remarque les conversations tristes ou houleuses. S’il peut se lever seul de son lit il lui arrivera de venir contrôler que vous êtes bien là. Si vous devez sortir, n’oubliez pas de lui dire qu’il sera gardé par quelqu’un d’autre de la famille ou par une baby-sitter. Dans ce cas, si possible, faites-leur faire connaissance avant qu’il ne soit couché. Il aime la vérité et appréciera que vous lui racontiez vos projets. Cette sincérité le rassure et vous constaterez qu’il supporte sans drame que vous vous absentiez régulièrement.

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