Le passage anticipé

Publicité
Publicité

Cela reste toujours un vrai débat entre les parents et les enseignants. Les parents estiment qu’il perd du temps à l’école maternelle alors que l’attend un long cursus scolaire qui le mènera, espèrent-ils, vers une carrière brillante. Dans la grande majorité, les enseignants n’y sont pas favorables. Pour eux, le passage de la maternelle au CP est un virage difficile qu’il faut bien négocier : pas trop vite, pas trop tôt. Il faut d’abord bien discerner la maturité et l’intelligence. Les deux sont indispensables pour réussir au CP et peu d’enfants, même très doués, sont assez mûrs. La maturité doit être en fait « globale », aux capacités intellectuelles doivent s’ajouter des capacités affectives et sociales. Au CP, les rythmes sont très soutenus, rythme de travail et contraintes physiques sont importants. Enfin, l’enfant va devoir affronter des grands qui vont chercher à lui imposer leurs lois. Saura-t-il résister ?...

Publicité
Pour demander un passage anticipé, il faut s’adresser à l’institutrice de maternelle de l’enfant. Un dossier sera alors constitué. Il se peut qu’il soit convoqué pour un entretien avec un psychologue qui lui fera peut-être aussi passer des tests. Ensuite, les enseignants, les psychologues et l’inspecteur départemental se réunissent, discutent au cas par cas. La dernière décision se prend en mai-juin, sous la direction de l’inspecteur départemental. Le bien-fondé de la démarche est l’aboutissement de la confrontation des opinions des parents, des enseignants, du psychologue scolaire et du médecin scolaire, voire si besoin d’un intervenant extérieur à l’école. L’alliance de toutes leurs réflexions permet de raisonner utilement sur l’avenir scolaire et intellectuel de l’enfant.

Publicité

Publicité

Contenus sponsorisés

En Vidéo

En Vidéo sur Medisite

Publicité