Le lait

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J’allaite mon enfant ou je lui donne des biberons ? Questions que toute maman se pose après l’accouchement. Mais à ces questions, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. A chacune de choisir en fonction de ses désirs, de son mode de vie et de ses représentations de la fonction maternelle.

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L’allaitement maternel

C’est le meilleur choix que l’on puisse faire. Mais le lait ne suffit pas en lui-même : un biberon donné avec amour vaut mieux que le sein donné à contre-cœur ! L’allaitement au sein doit résulter d’un choix personnel, qui sera au mieux déterminé tranquillement avant l’accouchement, lors des consultations à la maternité et/ou en demandant conseil à des femmes ayant déjà allaité.

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Quels avantages en attendre ?

Tout d’abord un contact peau à peau entre la mère et l’enfant, favorisant les échanges de tendresse. D’autre part, le lait de femme est le plus adapté à la croissance de son bébé, et le plus digeste. Le petit sera aussi plus résistant aux infections suite au passage des anti-corps maternels (qui reconnaissent les microbes et concourent à leur élimination) dans le lait. Certaines mamans seront peut-être sensibles au fait que cette solution économique évite les manipulations de biberons.

Idéalement, le sein est proposé dès les premières heures qui suivent l’accouchement, puis à un rythme fixé par l’enfant, mais en respectant un intervalle de 2 à 4h entre les tétées.
Lors des premières tétées le nourrisson absorbe du colostrum, liquide jaunâtre et épais très riche en nutriments, puis la montée de lait survient entre le 2° et le 4° jour. L’arrivée du lait apporte lactose et graisses, les autres nutriments étant déjà présents dans le colostrum.

Au cours de la succion, le petit absorbe aussi de l’air, qui s’accumule dans son estomac. D’où la nécessité du « rot » à la fin ou au milieu du repas, afin de ne pas gêner la digestion.

Le lait maternel ne contient pas assez de vitamine K (anti-hémorragique) pour couvrir les besoins du bébé. Une prescription obligatoire de vitamine K1 est réalisée par votre médecin pendant la durée de l’allaitement maternel isolé.

De combien de tétées ou biberons l’enfant a-t-il besoin pour se développer correctement ?

Selon son poids, son appétit, les besoins réels peuvent varier du simple au double, et il n’y a donc pas de régime standard, l’important étant le bon développement et une prise de poids correcte.

Pour savoir si un bébé consomme la quantité de lait qui lui est nécessaire, une pesée une fois par semaine est bien suffisante.

Vous trouverez ci-dessous le gain de poids moyen en grammes par semaine.

AGE FILLES GARÇONS
0 à 2 mois 200 210
2 à 6 mois 140 150
6 à 12 mois 85 85

(unité : grammes par semaine.)

Il ne s’agit que de repères :
les valeurs peuvent varier d’une semaine à l’autre. Par contre, si les résultats des pesées s’écartent régulièrement de plus de 30 % des chiffres indiqués, il est prudent de consulter un médecin pour éliminer un trouble de croissance. A noter qu’une légère perte de poids est normale dans les 8 premiers jours de vie et ne doit pas être supérieure à 10% du poids de naissance. La reprise doit être amorcée avant la sortie de la maternité. Le fluor est donné est supplémentation à l’enfant en accord avec les réflexions du comité de nutrition :

Selon la fluoration de l’eau

Age 0,3 - 0,7 mg/l > 0,7 mg/l
2 semaines - 2 ans 0,25 0 0
2 - 3 ans 0,5 0,25 0
3 - 6 ans 1 0,5 0

L’allaitement mixte

Il entraîne une diminution progressive de la production de lait maternel, et met en place un sevrage complet. Jusqu’à 6 mois, avec l’allaitement mixte, le nourrisson dispose de tous les nutriments utiles à sa croissance, en dehors de la vitamine D, du fluor, et du fer.

Il est possible vers le 5° mois de diversifier l’alimentation par l’introduction de purées de légumes, compotes de fruits, tout en maintenant l’allaitement mixte.

Comment s’y retrouver parmi les 8 catégories de lait maternisé disponibles ?

Tout d’abord, le passage d’un lait à l’autre ne pose pas de problème particulier. Par contre les caractéristiques de certains laits conviennent davantage à certains enfants.

On distingue les laits premier âge ou laits 1 pour l’enfant de moins de 5 mois et les laits deuxième âge ou laits 2 réservés à l’enfant de 6 à 12 mois. Ces laits sont constitués de lait de vache modifié et tentent de rapprocher leur composition de celle du lait maternel.

Les laits hypoallergéniques ou HA premier âge sont également constitués de lait de vache, mais certaines protéines ont été modifiées pour être moins allergisantes. Ils ne conviennent pas aux enfants intolérants au lait de vache. Ces laits sont proposés aux enfants de familles à risques allergiques.

Les laits anti-reflux ou AR contiennent un épaississant qui diminue les remontées de lait ou régurgitations.

Les laits fermentés ou acidifiés sont réservés aux bébés souffrant de ballonnements intestinaux, de coliques. Ces troubles sont favorisés par une mauvaise digestion du lactose, sucre du lait. Les ferments lactiques ajoutés à ces laits enrichissent la flore intestinale et de ce fait facilitent la digestion du lactose. Il faut savoir que ces laits ont un goût acidulé, qui peut surprendre.

Les laits spéciaux pour enfants prématurés et de petit poids de naissance sont enrichis en protéines, appauvris en graisses que l’on a modifiées, et enrichis en minéraux et vitamines.

Les laits sans ou pauvres en lactose sont donnés en cas de diarrhée. En effet le lactose favorise, et entretient les troubles digestifs.

Le lait biologique contient des composants dénués de pesticides et autres toxiques, selon les garanties du label « bio ».

Enfin on trouve des préparations pour nourrissons à base de protéines de soja. Elles sont indiquées en cas d’intolérance au lait de vache, et sont enrichies pour pouvoir satisfaire les besoins nutritionnels de l’enfant.

Le sevrage progressif

Il résulte souvent d’un désir de reprendre le travail dans de bonnes conditions plus que d’un choix personnel. Le sevrage est débuté de préférence 3 semaines avant la date de reprise.

Avant 3-4 mois, cela signifie que le lait maternel est remplacé par du lait premier âge.

Après le 4° mois, le sevrage se fait avec du lait deuxième âge. La consommation de fruits sous forme de jus ou de compote et de légumes en purée est nécessaire à l’équilibre nutritionnel de l’enfant. Cependant le lait est essentiel à cet âge. Si l’on désire effectuer le sevrage par l’introduction (après le 5° mois) de purée de légumes ou de compotes, il faudra le faire par paliers, au rythme de l’enfant. Une fois par jour, on proposera 2 à 3 cuillerées à café de légumes et/ou de fruits, avant la tétée. Ces quantités augmenteront progressivement, l’enfant tétant de moins en moins, et au bout d’un mois, l’introduction de viandes et poissons maigres ou jaune d’œuf pourra être envisagée.

L’allaitement au biberon

Le choix du lait se fera en fonction des caractéristiques décrites plus haut.
Jusqu’à 3 mois, les quantités recommandées sont les suivantes :

AGE VOLUME TOTAL PAR JOUR (ml) NOMBRE DE REPAS PAR JOUR
De la naissance à 8 jours 100-400 6-7
8 à 15 jours 450-500 6-7
15 à 30 jours 550-650 6
2° mois 600-700 5-6
3° mois 720-800 5-6
4° mois 780-850 4-5

Quelles sont les supplémentations conseillées ?

- la vitamine D : les deux sources d’apport, à savoir l’alimentation (les préparations pour nourrissons sont obligatoirement enrichies en vit. D) et la vit. D synthétisée par la peau lors de l’exposition solaire, sont insuffisantes pour couvrir les besoins d’un bébé. Une supplémentation de 600 à 800 UI (unités internationales) est habituellement prescrite, la dose variant selon l’ensoleillement local et la pigmentation de la peau. Les peaux claires produisent plus de vitamine D que les peaux mates ou noires, pour lesquelles un bon ensoleillement ou une supplémentation sont essentielles.
- Le fer : la supplémentation devient nécessaire au 4° mois, soit sous forme de lait enrichi en fer, soit sous forme médicamenteuse.
- Le fluor : un apport de 0.25 mg est conseillé actuellement par la Société de Pédiatrie. La supplémentation n’est pas utile si l’on utilise une eau contenant au moins 0.3 mg de fluor par litre.
- Les jus de fruits ne sont pas nécessaires, dans la mesure ou les laits sont enrichis en vitamine C (5 mg/100 ml)
- La vitamine K en cas d’allaitement maternel strict pendant le premier mois.

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