Le lait deuxième âge ou lait de suite

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Jusqu’à présent votre bébé, s’il n’était pas nourri encore au sein, prenait des repas de lait premier âge. Ce lait, dont la teneur en calcium est limitée pour permettre une bonne assimilation des graisses, devient insuffisant dès que l’alimentation se diversifie et que la consommation du lait se réduit. Le lait de vache, plus riche en calcium, ne peut cependant couvrir les besoins en acide linoléique et en fer, ces derniers, notamment, étant nettement accrus. Les nutritionnistes les estiment à 1 mg par jour pour un enfant de 6 mois à 1 an. Or, à cet âge, seulement 10 % du fer ingéré est assimilé. L’enfant doit donc en consommer 10 mg par jour ! Mais les sources alimentaires en fer sont restreintes : 1/2 litre de lait frais ou UHT n’apporte pas plus de 0,3 mg de fer. Les autres aliments (viandes, céréales, légumes) en apportent tout au plus 5 à 6 mg par jour, ce qui couvre donc à peine plus de la moitié des besoins réels du nourrisson de 6 mois. Il est donc nécessaire d’apporter le complément par un lait spécifique deuxième âge à raison de1/2 litre par jour. Avec une teneur en calcium adaptée, il couvre à lui seul 90 % des besoins.

Les laits deuxième âge sont parfaitement adaptés : leur teneur en protides (3,5 à 5 g/100 kcal) est abaissée par rapport au lait de vache, et leur teneur en sucre est limitée (12 g/100 kcal avec limitation du saccharose à 20 % et une teneur en lactose d’au moins 50 %). Les graisses sont enrichies en acide linoléique. La teneur en sodium est limitée aussi à 80 g/100 kcal et le fer doit être au moins à 0,75 mg/kcal. Quelle que soit la marque, la composition de tous ces laits est similaire. Elle est sévèrement réglementée et tous les stades de fabrication sont régulièrement contrôlés.

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Malheureusement, une enquête nationale sur l’alimentation des nourrissons français a mis en évidence un abandon très rapide du lait deuxième âge, dont la part s’abaisse brutalement à l’âge de 6 ou 7 mois pour ne plus représenter que 18 % de la ration énergétique quotidienne. Cette régression se fait au profit du lait et des laitages courants. Cet abandon trop précoce a pour conséquence, selon les médecins, des apports excessifs en protides et en lipides et des insuffisances en fer et en acide linoléique. Le lait devrait nourrir l’enfant jusqu’à 1 an, car ses besoins nutritionnels sont spécifiques et doivent tenir compte de sa croissance, rapide au cours de la première année, et de l’immaturité de certaines fonctions, notamment digestives.

Si vous désirez encore allaiter votre enfant, vous pouvez le faire, votre bébé ne souffrira d’aucune carence. Et si vous décidez de le sevrer dans quelques semaines, vous remplacerez simplement et progressivement votre lait par un biberon de « lait de suite ».

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