La visite du 9e mois

Publicité
Publicité

C’est un véritable bilan de santé sur le plan sensoriel et psychomoteur. Cet examen est obligatoire et fait l’objet d’un certificat médical qui, envoyé aux Caisses d’allocations familiales, détermine l’envoi de la deuxième partie des allocations postnatales. Cette date a été choisie parce que l’enfant est alors capable d’un certain nombre de performances. De plus, si des handicaps sont décelés, beaucoup sont alors relativement faciles à traiter. Cet examen peut être pratiqué par un pédiatre, un médecin généraliste ou dans un centre de protection maternelle et infantile (PMI). Si vous optez pour ce dernier, il est important que votre médecin habituel puisse en prendre connaissance. En effet, si les médecins de PMI effectuent des bilans de santé, en revanche, ils ne donnent aucun traitement. Ils conseillent et peuvent dans certains cas prescrire les vitamines.

Sa vie sociale et quotidienne

Publicité
Le médecin, pédiatre ou généraliste, vérifie le calendrier des vaccinations, dialogue avec les parents et pratique un examen systématique de l’enfant sur le plan de son développement. Quantité de questions vont être abordées : comment se sont déroulés la grossesse et l’accouchement, ses conditions de vie (mode de garde, profession des parents, etc.), à quel âge bébé a-t-il souri, tenu sa tête, aime-t-il jouer, a-t-il bon appétit, quels sont les menus qui lui sont proposés... Toutes ces questions permettent au médecin de juger si l’enfant a une vie normale et des réactions qui correspondent à celles de son âge. C’est sans doute le moment où parents et médecin peuvent parler de l’alimentation, des jouets, du mode de garde, du sommeil, l’enfant n’étant pas là dans l’urgence d’une consultation pour maladie. L’échange doit être riche d’enseignements. Il est important de déceler tout mauvais fonctionnement dans l’interaction parents-enfant et d’en parler. Plus généralement, le médecin peut être amené à donner des conseils d’éducation pour redresser des situations difficiles. Cette collaboration étroite entre parents et médecin permet d’assurer des soins précoces et un traitement, dans la plupart des cas, rapide et efficace.

Son bilan médical

L’autre volet de l’examen du 9e mois est beaucoup plus médical. Le pédiatre va observer attentivement l’enfant assis, la position de sa tête, la courbure de son dos. Il lui offrira un objet, puis un second. Sa réaction déterminera un stade de développement psychomoteur. Il pratiquera un test de l’audition, soit à l’aide de « boîtes » dont chacune reproduit le cri d’un animal ayant une fréquence différente, soit en expérimentant la réaction de l’enfant à des bruits comme le tintement de clefs, le chuchotement de la voix. Tous ces bruits seront orientés différemment afin d’observer si l’enfant est capable d’en chercher l’origine. Le médecin sera particulièrement vigilant avec un bébé qui ne gazouille pas beaucoup ou qui a déjà eu plusieurs otites séreuses. En effet, s’il n’est pas traité, il peut souffrir à terme d’une baisse sérieuse de l’audition. À cette perte d’audition s’ajoutent parfois des troubles de l’humeur (sommeil perturbé) et également une acquisition difficile de la parole. L’examen de la vue est plus sommaire. Le médecin regarde s’il y a un certain strabisme , masque un oeil puis l’autre pour déterminer la bonne vision de chacun. L’examen clinique comprend une prise de la mesure du périmètre crânien et thoracique, une auscultation du coeur et des poumons, un palper du ventre, des reins et des organes génitaux externes. Le praticien examine les dents, la gorge, les oreilles et la couleur de la peau, et il évalue ses réserves de graisse en pinçant largement la peau du dos de l’enfant. Un dernier examen, fait pour évaluer les réactions à la perte d’équilibre, donne une idée de l’état neurologique du bébé. Toutes ces observations, sous forme abrégée, doivent figurer dans le carnet de santé.

L’évolution des grandes caractéristiques du développement psychomoteur sera bien sûr observée.

- La capacité motrice d’un bébé de cet âge est variable d’un enfant à l’autre. L’un sera vif, tonique, marchant déjà en se tenant ; l’autre sera plus flegmatique et refusera obstinément de se camper sur ses deux pieds. Tous ces stades sont normaux et ne présagent en rien de l’avenir de l’enfant.
- 9 mois est l’âge moyen où le bébé se tient assis seul, le dos droit, mais il n’est pas toujours capable de s’asseoir de lui-même. Certains même savent se mettre debout avant de s’asseoir.
- Il est capable de manipuler parfaitement les objets. Outre l’habilité, c’est la symétrie ou, éventuellement la dissymétrie, qui est appréciée.
- La crise du 8e mois. À cet âge, le bébé entre dans une période caractérisitique de son développement pendant laquelle tout étranger à son environnement habituel lui fait redouter d’être éloigné de sa mère. Au cours de l’examen, il est sur ses gardes, et crie volontiers. Mais s’il est normal qu’il pleure, il doit être également capable de se calmer assez vite dès qu’on ne l’importune plus. S’il continue à hurler de plus belle, le médecin attirera peut-être votre attention sur cet attachement un peu excessif !
- La capacité de relation avec l’enfant : pendant l’examen, le médecin appréciera la qualité de son regard, s’il réagit à l’appel de son prénom, s’il parle ou non. À 9 mois, un bébé dit des séries de syllabes et les répète volontiers. Ce sont les fameux papa-maman.

Les parents et le médecin devraient collaborer pour établir un bilan sur le développement psychique et psychomoteur de l’enfant : relation d’objet, préforme du langage, position assise, pointé du doigt, tous ces signes méritent d’être analysés. Un enfant qui prendrait du retard à ce stade peut avoir accès à des soins précoces dont les parents sont des acteurs importants. Les évaluations ne sont jamais graves et, dans la plupart des cas, on constate simplement un petit décalage sur une échelle de références.

Publicité

Publicité

Contenus sponsorisés

En Vidéo

En Vidéo sur Medisite

Publicité