La timidité, comment la combattre ?

Publicité
Publicité

Tous les enfants un jour traversent une phase de timidité. La timidité se définit comme la crainte du jugement d’autrui. L’enfant qui la subit se croit toujours le centre d’intérêt de la société et de son entourage. C’est le résultat de l’influence de son entourage. La famille joue alors un rôle important dans son « installation » définitive ou dans son caractère passager.

Les manifestations physiques sont toujours handicapantes : l’enfant se tortille, rougit, se cache dans les jupes de sa mère, ne veut dire ni bonjour ni au revoir. Il peut être pris de tremblements, voire de transpiration, sa gorge est nouée et il peut se mettre à bégayer. Il devient maladroit, ne voit et n’entend plus rien. Les raisons de ce comportement ? Le changement de maîtresse, un déménagement, le premier rendez-vous chez un médecin... Les occasions sont nombreuses et variées mais n’ont pas grand-chose à voir avec une timidité « maladive ». Cependant, elle est handicapante à l’école. L’enfant est trop inhibé pour prendre la parole. Lorsque l’enseignante la lui donne, il perd toutes ses capacités. Cette attitude l’exclut souvent de la vie de la classe et du groupe des élèves.

Publicité
Soigner une timidité excessive n’est pas facile. Il semble que le plus sûr moyen de la combattre est de donner à l’enfant l’occasion de vivre hors de sa famille avec d’autres enfants ou d’autres adultes que ceux qu’il connaît bien. Surtout ne le laissez pas s’isoler. N’hésitez pas à inviter d’autres enfants à venir jouer avec lui. Quand il aura surmonté ses premières craintes, sans doute sera-t-il prêt, sans trop de réticences, à faire les premiers pas vers les autres. Mais ne le forcez pas, ça le rendrait encore plus mal à l’aise. S’il est timide, c’est qu’il ne se sent pas sûr de lui ; il est donc nécessaire de le valoriser plutôt que de lui faire des reproches ou de se moquer de lui. Évitez, par quelques paroles malheureuses, de lui donner des doutes sur ses capacités. Montrez-lui que, dans certaines circonstances, les « grands » peuvent aussi être intimidés. Exiger de manière autoritaire un autre comportement est inutile : cette timidité est toujours incontrôlée et ne peut donc pas être dominée.

La timidité est aussi une façon de se protéger. Un enfant sensible et introverti peut en jouer, le temps d’observer son entourage et ses réactions. Quand il se sera forgé son opinion, il entrera en relation avec ceux qu’il aura jugés. L’enfant timide est à la maison un enfant facile à vivre. Docile, obéissant, il participe à la vie de la famille. Généralement, sa réserve est appréciée. Il aime les activités calmes qui demandent une réflexion en solitaire. Il est souvent appliqué en classe et assez orgueilleux de ses réussites scolaires. Enfin, certains sports ont la réputation d’aider l’enfant timide, c’est le cas du judo, notamment.

Publicité

Publicité

Ailleurs sur le Web

En Vidéo

En Vidéo sur Medisite

Publicité