La notion de temps

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Le bébé dans son berceau n’a aucune notion du temps. Il sait simplement qu’il y a des moments de déplaisir et des moments de plaisir. C’est ainsi qu’il découpe son temps en moments gais et tristes. À ces instants, il associera les faits, un bruit (celui d’une voix, d’un pas), une odeur, une luminosité. Il sera capable de « pressentir », donc il aura déjà une première notion du futur proche. Ses « objets transitionnels », sa couche, sa poupée, son drap, lui donnent l’« impression » que sa mère est auprès de lui. Il saura faire durer dans le temps les moments agréables. De plus, le langage des grands exprime en permanence du temps.

Ses nouvelles capacités motrices vont lui permettre de décomposer dans le temps des gestes précis pour obtenir ce qu’il veut ; là encore, il aborde la notion de durée et de déroulement dans le temps. Jusqu’à 18 mois, l’enfant va vivre dans l’idée d’une permanence temporelle des personnes et des objets qu’il ne voit pas. Il comprend « tout de suite », mais le passé et le futur sont encore mystérieux. Vers 3 ans, la notion de durée, d’avant et d’après, s’affine. Cet enfant patient sait attendre le moment pour... sortir, manger, arriver à la maison. Sa mesure du temps est alors liée à celle de l’espace, au plus loin, au plus vite. Ce n’est pas avant 4 ou 5 ans qu’il fera des projets d’avenir et prendra conscience que le temps passe, qu’il y a « quelque temps » il était un bébé.

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Frustration constructive

L’enfant de 3 ans teste ses limites et celles des autres. Ce sont alors des frustrations qui l’aident à prendre conscience des durées : il ne peut pas aller jouer dehors parce que c’est l’heure de se coucher. Il dira alors facilement : « Je dors. Après j’irai. » En effet, à cet âge, il fait des projets et les exprime en utilisant des adverbes dans ses phrases. Sa mesure des durées et des intervalles est attachée à celle de l’espace. Pour lui, plus longtemps égale plus vite, plus loin. Comme dans beaucoup de cas, le livre et le jeu peuvent l’aider à l’apprentissage de la notion de temps. Ce sont par exemple les tout premiers jeux de logique qui demandent une mise en ordre en fonction du déroulement d’une action : la souris qui mange le fromage ; l’enfant qui s’habille pour aller à l’école, etc. Un peu plus tard, l’enfant pourra s’initier au déroulement des saisons grâce à des lotos où doivent s’associer les transformations du paysage, les vêtements que portent les personnages, les récoltes ou les habitudes de vie.

Ses nouvelles capacités vont lui permettre de décomposer dans le temps des gestes précis pour obtenir ce qu’il veut. Il aborde la notion de durée et de déroulement dans le temps.

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