La dyslexie

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La dyslexie, quels sont les parents qui n’en ont pas entendu parler ? Tous en ont peur. Car si on en connaît parfaitement les manifestations, il semble que l’on n’ait pas réussi à en définir vraiment la cause. Elle toucherait 5 à 10 % des enfants scolarisés, dont deux fois plus de garçons que de filles. Pour certains, elle se manifeste vers 4 ans 1/2 par des troubles du langage mais, généralement, elle est identifiée au cours préparatoire quand l’enfant apprend à lire et à écrire. Elle s’exprime par une difficulté d’apprentissage des automatismes nécessaires à une bonne lecture, alors que l’enfant est doté d’une intelligence tout à fait normale et ne souffre d’aucun trouble sensoriel.

Des troubles clairement identifiés

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La description clinique de la dyslexie, par contre, est reconnue par tous. Les fautes du petit dyslexique sont de deux natures : confusions et inversions. Les confusions portent sur les formes graphiques ­ les lettres ­ et sur les liens entre formes écrites et phonèmes. Les lettres confondues sont celles qui ont des formes synthétiques par rapport à un axe vertical classiquement le b et le d, le p et le b. De même, l’enfant reconnaît mal les lettres qui ont des formes proches, par exemple : m et n. À ces confusions visuelles, s’ajoutent les confusions phonétiques, celles des phonèmes sourds et sonores dont les articulations sont proches, comme bon et pont, frais et vrai. Les inversions se font dans l’ordre des lettres nécessaires à l’écriture d’un mot, ne pour en et inversement ou encore il et li, un et nu etc. Elles ont pour cause une mauvaise organisation de l’espace et du temps. Mais il arrive même que l’enfant ajoute des lettres, compliquant, comme à plaisir, le mot. Toutes ces confusions se retrouvent dans les premières dictées qui sont pleines de fautes d’orthographe.

Tous ces troubles se manifestent dans la lecture d’abord, puis dans l’écriture où l’enfant va rencontrer d’autres difficultés. À la dyslexie succède alors la dysorthographie. Colette Chiland, chercheur à l’Inserm, qui a particulièrement étudié ce trouble, classe les fautes d’orthographe en plusieurs catégories. Celles liées à une mauvaise discrimination phonétique, à une confusion des lettres, à un mauvais déroulement des graphies, celles dues à un mauvais découpage des éléments de la phrase, celles qui résultent d’une insuffisance d’analyse grammaticale, celles qui proviennent d’une ignorance de la syntaxe et des règles de grammaire, enfin, les fautes d’usage. Toutes ces erreurs sont faites par tous les enfants mais de manière transitoire, les enfants dyslexiques ne réussissent pas à les corriger seuls. Ce trouble est souvent associé à un mauvais repérage dans l’espace et dans le temps, à des difficultés de mémorisation ou de concentration.

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