L’inné et l’acquis

Publicité
Publicité

Une étude menée par le CNRS confirme sans aucun doute que l’acquis prédomine sur l’inné. Elle s’est intéressée à des enfants adoptés entre quatre et six ans par des familles de milieu socio-économique bien supérieur à celui de leurs origines. Cinq à dix ans plus tard, leur quotient intellectuel s’était nettement élevé, malgré des retards d’acquisition du langage plus difficiles à compenser. Tout ne se joue donc pas dans la petite enfance. Ce ne sont pas les gènes qui expliquent les familles d’artistes ou de managers, mais l’ambiance familiale qui donne très tôt le goût pour un art ou celui de l’effort.

L’avis du spécialiste

Publicité
La méthode Doman prouve que les bonnes intentions ne suffisent pas en matière de petite enfance et qu’elles peuvent conduire à des pratiques discutables. C’est notamment l’application de cette méthode sur des enfants handicapés. Elle utilise la blessure naturelle et parfaitement compréhensible des parents dont l’enfant ne se développe pas harmonieusement. Elle risque de les installer dans la dénégation du handicap alors que c’est dans son respect et dans la conscience des difficultés de développement de leur enfant blessé que celui-ci pourra compenser toutes ses faiblesses organiques et neurologiques acquises en périodes anté et néonatale. Chaque fois que j’ai rencontré des familles appliquant cette méthode sur des enfants handicapés, j’ai été étonné et ému par l’attitude de ces parents sacrifiant tout, même leurs autres enfants, dans la seule croyance qu’ils allaient ainsi éliminer leur propre souffrance, celle de ne pas avoir eu l’enfant imaginaire dont ils avaient rêvé.

Publicité

Publicité

Contenus sponsorisés

En Vidéo

En Vidéo sur Medisite

Publicité