Il suce toujours son pouce

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Extrêmement rares sont les enfants qui se mettent à sucer leur pouce à cet âge. Cependant, ils sont encore beaucoup à garder cette habitude de leur toute petite enfance. Maintenant, comme avant, sucer leur pouce est un acte sécurisant. Ils retrouvent ainsi la tendresse de la succion du sein ou du biberon au creux des bras de leur mère et luttent aussi contre un profond sentiment de solitude ou de détresse, réelle ou crainte.

Chercher à comprendre

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Les punitions et les réprimandes ne servent à rien, il faut plutôt essayer de comprendre les raisons de ce comportement. Dans un premier temps, n’intervenez pas si ce besoin n’est pas trop fréquent et notamment s’il subsiste uniquement au moment de l’endormissement. À ce moment, sucer son pouce (ou un autre doigt) est un moyen simple pour l’enfant de s’apaiser et d’entrer dans le monde des rêves.

Il semble que les petits garçons soient plus « atteints » que les petites filles et cela traduit souvent une difficulté relationnelle avec le père. Un peu plus de proximité, d’attentions, de tendresse et de valorisation peuvent aider à sécuriser l’enfant.

Dans certaines situations, il se peut encore qu’après un certain temps d’« abstinence », l’enfant recommence à sucer son pouce dans la journée. C’est alors un phénomène normal de régression, souvent lié à un changement important et plus ou moins traumatisant, tel qu’un déménagement, l’entrée à l’école ou la naissance d’un autre enfant dans la famille. Il semble que toute éducation contraignante dans ce domaine, pouce protégé ou badigeonné d’un produit amer, n’ait aucune efficacité.

S’il suce son pouce de manière excessive, il faut en chercher la cause. Peut-être s’ennuie-t-il ? L’occuper, lui proposer jeux et sorties vont l’aider. Peut-être ressent-il une certaine anxiété, jalousie ? Pourquoi ne pas en parler ? En aucun cas la contrainte et la force ne seront efficaces. L’enfant risque ensuite d’entretenir cette manie par simple provocation. De plus, les réprimandes et les railleries le dévalorisent et le rendent malheureux, ce qui le prive alors du sentiment de sécurité qui l’aidera à surmonter ce geste. Généralement, cette habitude passe vers 6 ans et on ne peut pas réellement lui attribuer de déformation de l’implantation des dents. Aujourd’hui, l’orthodontie est devenue tellement courante et performante que sucer son pouce tardivement n’a plus de conséquences esthétiques visibles. À 5 ans, cette « mauvaise habitude » n’a rien de dramatique, ni d’exceptionnel. Pour Freud, sucer son pouce est une manifestation de caractère sexuel et l’enfant qui suce son pouce tardivement sera un adulte qui aimera embrasser.

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