Il a peur, donc il pense

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C’est entre 2 et 5 ans qu’apparaissent les premières manifestations de peur. Elles sont de toutes origines et parfaitement normales. Elles matérialisent, expriment et évacuent en grande partie une anxiété rencontrée au cours d’une situation, face à un objet ou à une personne. Le début de la pensée entraîne des doutes, des tensions et des difficultés que la peur diminue. Certains enfants semblent plus sujets que d’autres, en raison d’un climat familial favorisant : les parents anxieux reportent ce sentiment sur leur enfant qui, à son tour, s’arrange pour les rendre plus inquiets. Un phénomène qui s’accentue si les parents perdent l’image rassurante qu’ils doivent apporter à leur enfant. Cependant, c’est en maîtrisant ses angoisses qu’un enfant devient capable de relever de nouveaux défis. Ainsi, c’est la peur de tomber qui le force à descendre les escaliers ; c’est la crainte d’être malade qui lui donne le courage de supporter les piqûres. Chaque peur surmontée est une victoire qui lui apprend à en affronter une autre, différente.

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En fait, craintes et peurs sont essentiellement des manifestations de l’équilibre psychique de l’enfant. Les maîtriser, les dominer est un signe de maturité. Les angoisses les plus profondes correspondent aux phases de progrès les plus rapides. De plus en plus conscient de son environnement, l’enfant est de plus en plus réceptif aux changements dans lesquels il va devoir trouver sa place. En manifestant ces émotions, il sollicite de ses parents l’aide nécessaire à l’identification des limites de sa nouvelle situation. Les peurs naissent, tout naturellement, vers 3 ans parce qu’elles accompagnent l’éclosion des sentiments agressifs qui envahissent tous les enfants de cet âge. De plus en plus autonomes, ils testent leurs pouvoirs.

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