Entre interdits et exemplarité

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La notion de danger s’élabore au fur et à mesure du développement. Lorsque l’enfant prend de l’autonomie, il se trouve rapidement confronté aux dangers domestiques. L’autorité des parents aura beaucoup d’importance. L’enfant doit comprendre que le « non » catégorique, qu’il est interdit de transgresser pour des raisons vitales, est différent de celui motivé par les normes sociales. Enfin, il est intéressant sur le plan éducatif et psychologique de pratiquer l’échange : « Non, tu n’as pas l’autorisation de faire ceci, par contre tu peux faire cela. » Généralement les enfants admettent facilement ce dialogue, surtout s’il est assorti d’explications.

Apprendre à le protéger selon son âge

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Petit à petit, l’enfant fera l’apprentissage de la maîtrise des risques. Avant d’interdire, il est bon de se demander « jusqu’où puis-je le faire » et aider l’enfant, chaque fois que cela semble raisonnable, à faire seul, même les choses difficiles. L’important est de faire passer la notion de cause à effet. Toute la difficulté, dans cette éducation au risque, est de savoir doser son rôle de protection. Seules les capacités motrices et intellectuelles de l’enfant doivent être prises en compte, et non l’âge théorique.

Il existe des corrélations certaines entre l’âge et les types d’accidents. Les chutes de la table à langer se produisent essentiellement entre 5 mois et 1 an. L’enfant veut et peut se retourner. L’enfant de 18 mois à 2 ans tombe et se brûle plus souvent parce qu’il veut connaître et découvrir et qu’il peut déjà courir et grimper. N’étant pas bien apprécié, l’accident ne manque pas de se produire si l’adulte n’est pas là pour intervenir.

Les intoxications et les chutes à la maison, spécialement entre 1 et 4 ans, sont plus fréquentes vers 2 ans, chez les garçons. Il y a, pour la plupart des accidents, des âges vulnérables, que l’on peut expliquer par les particularités du développement de l’enfant à cet instant.

Il s’est fait mal ? Le consoler est, bien sûr, indispensable, mais une bonne éducation au danger consiste aussi à lui expliquer pourquoi il s’est blessé. Il apprendra la relation de cause à effet et, dans une situation proche et imprévue, on peut espérer qu’il aura le bon réflexe.

L’enfant doit savoir que le risque qu’il court face à un danger est le même pour lui et pour ses parents : l’adulte qui renverse une casserole d’eau chaude s’ébouillante aussi, le père ou la mère qui est un maladroit avec un couteau se coupe, etc. Il saura ainsi que « l’interdit » s’adresse à tous, sans exclusion, et que l’accident n’est pas une punition.

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