Du coup de pompe à la dépression

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Tout comme l’adulte, l’enfant peut être fatigué. Le manque d’appétit, un teint de papier mâché et les yeux cernés en sont généralement les signes extérieurs. Cet état est un motif fréquent de consultation médicale, les parents pensant que la prescription de vitamines et de fortifiants va redonner du « punch » à leur enfant. Les pédiatres rencontrent la plupart de ces symptômes en janvier, au début du printemps et vers la mi-novembre. Il semble que pour ces deux dernières périodes, le changement de climat puisse être mis en cause. Les accès de fatigue en janvier sont plus souvent la conséquence de l’agitation des fêtes de fin d’année, rythmes de vie perturbés, manque de sommeil, excès alimentaires.

Des symptômes de maladie

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Cet état peut aussi révéler une maladie cachée, telle que la toxoplasmose ou être la conséquence d’une maladie déclarée. L’hépatite, les insuffisances rénales ou respiratoires, la mononucléose infectieuse sont épuisantes tout comme une bonne grippe ou une maladie parasitaire. L’anémie, le manque de fer sont encore une cause de fatigue. Seul un examen clinique, et si besoin un bilan sanguin ou des radiographies, permettent d’identifier la maladie.

Une vie trop dense est tout aussi perturbante. Les rythmes scolaires sont loin d’être adaptés aux rythmes biologiques et l’organisme de l’enfant en souffre. Ainsi, on constate chez certains élèves en dernière section de maternelle une fatigue quasi permanente due tout simplement au fait qu’il n’y a plus, à cet âge, de sieste alors qu’elle leur serait encore nécessaire. D’autres enfants ont des « loisirs » tellement chargés qu’aucun moment de repos réel ne les aide à récupérer.

D’une manière générale, la fatigue n’est jamais une manifestation normale chez l’enfant. Elle peut être encore psychosomatique, l’enfant manifeste ainsi un état dépressif dû à des difficultés familiales ou scolaires. Il associe alors des troubles de l’appétit à des troubles du sommeil, n’a plus beaucoup de goût aux jeux et aux activités collectives. Elle cesse souvent après quelques jours de vacances. Cependant, elle est à surveiller car elle peut être à l’origine d’un véritable état dépressif et il n’est pas rare chez l’enfant. Il se désintéresse alors de tout, il s’ennuie, il est triste et se dévalorise à la moindre occasion ; selon le cas, il est apathique ou instable, agité et irritable. À ces troubles s’ajoutent des manifestations somatiques : maux de tête, maux de ventre, boulimie ou au contraire anorexie. Ces attitudes exigent la consultation d’un spécialiste.

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