Dodu, joufflu, trop gros

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L’obésité de l’enfant tend à devenir une véritable préoccupation de santé publique. En effet, il semble que 10 % des petits Français souffrent de surpoids alors qu’ils viennent d’atteindre leur sixième année (17 % des enfants américains sont obèses et 5 % superobèses, 21 % des enfants allemands et 15 % des enfants italiens). En France, on considère que ce risque d’obésité a augmenté de 28 % en dix ans. Les enfants de parents obèses sont les premiers à courir ce risque : ainsi il suffit qu’un des parents soit « fort » pour que l’enfant ait 40 % de risque, taux qui double si ce sont les deux parents.

Les mauvaises habitudes alimentaires

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Les raisons sont sans doute génétiques renforcées par de mauvaises habitudes alimentaires familiales. L’obésité, pour le Dr Rolland Cachera, chercheur à l’Inserm, est presque toujours le résultat de ce qui s’est passé dans la petite enfance. Les nouveaux modes d’alimentation en seraient principalement la cause. Ses recherches sur les pratiques alimentaires montrent que certains nutriments sont nettement supérieurs ou, au contraire, inférieurs aux apports conseillés. C’est le cas des apports énergétiques, très élevés entre 10 mois et 2 ans, de la ration journalière en protéines, essentiellement d’origine animale, de l’apport en glucides qui augmente de 90 g entre 10 mois et 8 ans, le saccharose doublant en sept ans, alors que les sucres lents sont insuffisants. Plus de la moitié des enfants ont un apport en sucre ajouté supérieur à celui généralement conseillé. Même chose pour les lipides : à 4 ans la ration journalière de l’enfant est proche de celle de l’adulte. Bien sûr, l’équilibre entre les différents nutriments en souffre considérablement.

Les nouveaux modes alimentaires sont la raison de ce déséquilibre : la consommation d’allégés sans distinction d’âge, les plats préparés, les pizzas et autres « fast food ». Mais les habitudes de vie ont aussi leur importance. Dans de plus en plus de familles, le repas important en quantité et en convivialité est celui du soir. Ce qui perturbe totalement l’alimentation d’un enfant qui déjeune à la crèche ou à la cantine. Le soir, il a déjà bien entamé sa ration journalière et comme sa mère veut faire plaisir à toute la famille en proposant un repas riche et copieux, il mange beaucoup trop.

Pour pallier ces désagréments, le Dr Rolland Cachera recommande aux parents d’appliquer une méthode nutritionnelle, celle du « quoi, quand, comment, en oubliant le combien ». En effet, l’enfant doit apprendre lui-même à connaître ses besoins et à régler son appétit. Il faut oublier le vieux principe de finir son assiette même si l’on n’a plus faim.

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