Des causes multiples

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Mis à part des raisons très particulières et vite reconnues ­ une naissance dans la famille, le divorce des parents, etc. ­, où faire pipi au lit est alors un moyen de protester face à une situation que l’enfant ne peut dominer, l’énurésie touche des enfants qui ont un sommeil particulièrement profond. Ceux qui ont un sommeil normal se réveillent lors des phases de sommeil léger s’ils ont besoin d’uriner. On connaît aujourd’hui les bases physiologiques « d’oubli » nocturne. Chez le petit énurétique, le rythme chronobiologique jour-nuit de l’hormone antidiurétique n’est pas encore acquis ; plus simplement, s’il n’y a pas d’augmentation de cette hormone pendant la nuit, le débit urinaire est supérieur à la capacité de la vessie de l’enfant. Résultat : elle déborde ! Ce trouble semble toucher davantage les garçons que les filles. On estime qu’en France 400 000 à 500 000 enfants en souffrent.

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Cependant, une certaine « éducation » peut aider un enfant à être propre la nuit. Tout d’abord, il faut l’obliger à faire pipi au moment de son coucher. Certains parents réveillent leur enfant lorsqu’ils vont dormir et lui proposent d’aller aux toilettes. Cette méthode n’est pas d’une efficacité garantie car, dans la plupart des cas, il somnole et ne se rend pas compte qu’il urine. Ensuite, si l’enfant se réveille en pleine nuit, la disponibilité des parents est essentielle pour l’aider à être propre. Pour lui faciliter ses levers nocturnes, vous pouvez placer un pot dans sa chambre. Vous pouvez même y accrocher une plaque fluorescente pour le rendre plus facilement repérable. Protégez également le matelas avec une alèse pour limiter les débordements et, s’ils se produisent, n’en faites pas un drame ; expliquez-lui que cela peut arriver et proposez-lui, s’il l’accepte, de remettre une couche pour quelques nuits. Généralement, au bout de quelques mois de « petit besoin » nocturne, il est capable de passer toute une nuit au sec. Pour l’enfant, un bon apprentissage passe par la liberté de se dominer sans contrainte tout en se sentant aidé par ses parents. Il lui faut aussi, bien sûr, la volonté d’être propre.
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