Convulsions

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Souvent plus impressionnantes que graves, les convulsions sont généralement liées à une poussée rapide de fièvre au delà de 39 °. Dans tous les cas, il faut appeler le 15 et conserver son calme.

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De quoi s’agit-il ?

Ce sont des mouvements saccadés de tout ou une partie du corps.
Chez le nourrisson, il peut s’agir de :

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1. Mâchonnement

2. Révulsion oculaire

3. Hypotonie

Les éléments sont plus ou moins associés.

Le plus souvent les convulsions sont dues à la fièvre. Mais d’autres étiologies peuvent exister : l’hypoglycémie, l’hypocalcémie, les intoxications en particulier par le monoxyde de carbone (poêle ou chauffe-eau défectueux) et l’épilepsie.

Il faut éliminer ce qui n’est pas une convulsion :

1. Les spasmes d’endormissement

2. Les spasmes du sanglot

Ce qu’il faut faire

1. Ne pas s’affoler car les convulsions sont impressionnantes mais bénignes.

2. Eviter le sur-accident.

3. Observer ce qui se passe.

4. Evaluer l’enfant : la respiration, l’état de conscience...

5. Prendre la température et refroidir si fièvre.

Ce qu’il ne faut pas faire

1. Omettre de traiter la fièvre

2. Donner un anti-convulsivant sans surveillance.

Quand faut-il s’inquiéter ?

Dans 10% des cas de convulsions avec fièvre :

1. Selon l’âge de survenue : avant 9 mois, et après 5 ans

2. Selon la durée de la crise : supérieure à 15 minutes

3. La crise non généralisée touchant un hémicorps ou accompagnée d’anomalie ou de déficit post-critique.

4. Retard psychomoteur antérieur à la crise, anomalie neurologique.

5. Antécédents familiaux d’épilepsie.

Fièvre

Les convulsions hyper-thermiques sont fréquentes, elles touchent environ 5% des enfants de 1 à 4 ans.

Il importe de traiter la fièvre puisque c’est elle qui provoque les crises. Elle est moins impressionnante mais plus grave que la crise qui n’est pas un signe d’alarme.

Il faut utiliser :

Les moyens physiques :

1. Déshabiller l’enfant

2. Bain si enfant conscient ou enveloppements dans des serviettes mouillées si l’enfant est inconscient

3. Boisson si l’enfant est conscient.

4. Les médicaments antipyrétiques.

Les anticonvulsivants

Ils peuvent être proposés chez des enfants faisant des convulsions à chaque poussée thermique ou si les convulsions durent plus de 10 minutes.

Par contre, ces médicaments ne traitent pas la fièvre qui est le moteur des convulsions et un enfant traité peut quand même convulser.

Donc, les anti-convulsivants sont donnés de façon très parcimonieuse et ne doivent pas faire omettre une surveillance rigoureuse et un traitement des petits enfants fébriles.

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