Ce qu’il faut savoir

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La propreté de nuit est souvent beaucoup plus longue à acquérir, trois mois environ après la continence de jour. Le réflexe de se lever pour aller aux toilettes n’existe pas avant 3 ou 4 ans. À l’inverse de l’éducation diurne, mieux vaut lui laisser ses couches plutôt qu’il ne mouille son lit. Gêné d’avoir souillé ses draps, l’enfant risquerait de se décourager. Bien sûr, vous pouvez toujours le réveiller pour lui proposer d’aller aux toilettes, mais à condition qu’il soit consentant. Contraint, une fois sur deux il n’urine pas. On peut réellement parler d’énurésie nocturne à partir de 5-6 ans.

- Les filles semblent plus précoces que les garçons dans l’acquisition de la propreté. Bien des interprétations sont données. Pour certains, cela est dû à la plus grande sensibilité du garçon aux contraintes parentales. Pour Françoise Dolto, ce fait est lié à la sexualité, les petits garçons faisant une relation entre le plaisir de satisfaire le besoin d’uriner et le plaisir des pulsions sexuelles.

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- L’éducation des sphincters vésicaux est plus difficile que celle des sphincters anaux. De plus, il n’y a pratiquement jamais de propreté nocturne avant la diurne. Il faut même souvent plusieurs mois de patience entre les deux.

- L’enfant propre à l’âge de 6 ou 8 mois n’existe pas. Cette propreté est à mettre sur le compte du don d’observation de la personne qui s’occupe de lui. Certaines mimiques peuvent indiquer un besoin pressant, auquel l’adulte répond. Il est encore possible, chez certains enfants dont les rythmes biologiques sont très réguliers, de proposer le pot « au bon moment ». Mais en aucun cas ces actes fortuits ne sont une véritable éducation à la propreté.

- La moyenne d’âge d’acquisition est de 28 mois pour la propreté diurne et 3 ans pour la nocturne selon une étude, menée par le Pr Brazelton, sur 1 170 enfants auxquels les parents avaient laissé toute liberté dans ce domaine.

- Bien des troubles tels que l’énurésie ou la constipation chronique sont à mettre sur le compte d’un apprentissage trop précoce.

- Souvent l’enfant propre se remet à faire pipi au lit à la naissance du second. Cette régression passagère n’appelle aucune réprimande, mais une mise en valeur de l’aîné.

- Les accidents seront encore fréquents et pendant assez longtemps, notamment lorsque l’enfant est entièrement concentré sur un jeu, surtout s’il est partagé avec d’autres camarades.

L’avis du spécialiste

On peut apprendre à un enfant à être propre à trois conditions : il doit marcher, il doit savoir dire pipi et caca, il est préférable de commencer à la belle saison pour ne pas vivre les fuites comme un drame. C’est un moment très important pour toute la famille et qu’il faut traverser le plus sereinement possible. Vous serez peut-être étonnés de constater que votre enfant adore jouer avec ses selles dès les premières mises sur le pot. Il n’y a là rien d’anormal. En effet, il a compris qu’il est sujet par rapport aux objets. Il fait la différence entre le dedans et le dehors, aussi ce qui vient de son propre dedans le passionne. La maîtrise des sphincters lui permet de vous maîtriser : il observe la tête de ses parents quand il fait dans ses couches et leur regard de fierté lorsqu’il va sur le pot. D’ailleurs, celui-ci sera un enjeu dans la phase d’opposition qu’il traverse alors. À noter que la propreté diurne précède la propreté nocturne. Un enfant de 5 ans qui ne serait propre ni le jour ni la nuit est un enfant qui souffre d’une angoisse ou d’un trouble psychoaffectif qu’il faut traiter. L’encoprésie exprime une opposition et un refus de communication. Elle est plus fréquente chez les garçons. Ce trouble demande une consultation spécialisée. L’énurésie est nocturne et inconsciente, l’encoprésie est diurne et consciente.

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