À chacun son rythme

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Taille, poids, sommeil, appétit, âge de la marche ou de l’acquisition de la propreté, tout est différent d’un enfant à un autre, même s’ils sont issus d’une même famille. Et pourtant, vous ne pouvez vous empêcher de les comparer, de les « mesurer » aux échelles de développement de tout genre. Celles-ci doivent toujours être comprises comme définissant des âges moyens. Le développement de votre enfant est en réalité la somme de quantité d’individualités.

Dans le domaine de l’alimentation, c’est un fait, il y a des petits et des gros mangeurs, il y a ceux qui réclament leurs repas à heures fixes et ceux capables d’en sauter un. En réalité, l’existence d’un rythme alimentaire imposé physiologiquement n’est pas prouvé et les scientifiques prétendent même qu’aucun des quatre repas quotidiens n’est indispensable. Les enfants peuvent sauter un repas sans aucune incidence sur leur santé. Si on les laisse s’alimenter comme ils en ont envie, on s’aperçoit qu’ils consomment spontanément la même quantité de calories à chaque repas. Il ne servirait donc à rien de les forcer à manger.

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Du côté du sommeil, là encore, tous les membres d’une même famille ne dorment pas au même rythme ni en quantité identique. Se dessinent rapidement les lève-tôt et les couche-tard, ceux pour qui la sieste est indispensable et les autres. Ce qui est important, c’est la quantité de sommeil sur une journée pour le nourrisson et sur la semaine pour l’enfant en bas âge. S’il se lève, par exemple, de bonne heure pour aller à la crèche, il pourra dormir davantage en fin de semaine. Les individualités peuvent être très fortes : certains enfants de 6 mois connaissent sept à huit épisodes de sommeil par 24 heures, alors que d’autres sont déjà calés sur un rythme de quatre ou cinq. Quand on en totalise les durées, on constate que certains dorment ainsi 17 à 18 heures, alors que d’autres se contentent de 12 à 13 heures. Généralement, ces écarts observés au cours de la première année se retrouvent plus tard et certains enfants de 3 ans ont un sommeil très proche de celui de l’adulte à 3 ans. Il en est de même pour la sieste ; toujours à cet âge, il existe des enfants qui dorment 2 heures et d’autres 1/4 d’heure. Quant aux prouesses motrices, c’est sans doute dans ce domaine qu’il existe le plus de disparités. Certains bébés marchent très à l’aise à 9 mois, d’autres attendront 13 mois ; certains ne marcheront jamais à quatre pattes et passeront de la station assise directement à la station verticale.

La nature est faite de différences que les enfants qui vivent en communauté savent exploiter. Les décalages deviennent alors des avantages par le jeu des imitations. Chacun a envie de faire comme l’autre, mieux que l’autre, avant l’autre.

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