Un conservatoire des identités

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On pourrait proposer de créer une mesure visant à constituer un recel d’identité. L’identité serait protégée dans une sorte de conservatoire où, à sa majorité, l’adopté pourrait s’adresser s’il désire y avoir accès. On donnerait ainsi à la mère abandonnante le temps de refaire sa vie en tenant compte de cette nouvelle donne. Celles qui ont dû gérer leur histoire avec le poids du secret d’un abandon témoignent maintenant de l’impasse dans laquelle elles se retrouvent des années plus tard. On ne bâtit pas sur des non-dits de cette ampleur, ils créent un vide incomblable. Si des mères souhaitent accoucher d’un enfant viable puis l’abandonner, elles doivent fournir nécessairement dans le dialogue et l’accompagnement les données qui ne leur appartiennent plus mais relèvent de l’héritage social de l’enfant.

Pour respecter le besoin de secret des femmes et celui de connaissance des adoptés, on pourrait imaginer un centre de recueil des données des origines. Cependant il ne pourrait suffire sous la forme d’un fichier contenant une liste de noms, ceux-ci devraient être assortis des éléments de l’histoire ayant conduit à l’abandon. Ces données représenteraient un capital social sur lequel devraient veiller des professionnels payés par la collectivité. Cela fait partie des délégations de responsabilités publiques et collectives, souvent problématiques dans notre pays où la question de la fonction paternelle mériterait souvent d’être un peu plus travaillée. Il semble important de créer une commission élaborée entre des praticiens, des chercheurs, des psychanalystes, des sociologues, des juristes et divers autres travailleurs, afin d’éviter une collusion entre la puissance d’état et les professionnels de santé. Ainsi pourrait-on imaginer gérer et accompagner les protagonistes de l’accouchement au secret. Une commission de ce type servirait entre autre également à ne pas blanchir les traces de l’histoire et serait chargée, en rendant compte à l’enfant de son histoire de faire fonction de métaphore paternelle. Toute mère souhaitant accoucher au secret se devrait de fournir les éléments de l’histoire de l’enfant et de sa généalogie afin que celui-ci puisse grandir dans le respect.

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Ce recueil des données auprès de la mère, voire du père lorsque c’est possible, serait la contrepartie du désir d’accoucher. Il existe actuellement un pouvoir humain mental excessif confié aux professionnels de la santé, les concepts de l’hygiène sociale et de l’éducation ne devraient pas exclusivement leur revenir. Des protocoles de ce type impliqueraient un remaniement des comportements et transformeraient progressivement l’abord du spectre des enfants trouvés.

Des professionnels formés se devraient d’accompagner les parents abandonnants dans cette démarche de même que les adultes et les enfants en quête d’origine, afin de soutenir au mieux les différents acteurs de ces drames humains au long de leur parcours en s’adaptant à la singularité de chaque situation, .

Seule la France et le Luxembourg pratiquent l’accouchement sous "X", les autres pays n’ont pas l’air de souffrir d’un ras de marée d’infanticides ou de cohortes de moïses déposés au petit matin sur le parvis des églises. La libéralisation de l’avortement n’a pas modifié ces statistiques.

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