Cirrhose biliaire primitive : comprendre les anticorps

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La cirrhose biliaire primitive est une pathologie hépatique (c'est-à-dire qui touche le foie) chronique rare. Les femmes d’environ 50 ans sont les plus touchées par cette maladie auto-immune qui entraîne une inflammation et des lésions des voies biliaires et hépatiques, ce qui empêche l’écoulement normal de la bile. Pour bien cerner la cirrhose biliaire primitive, comprendre les anticorps est essentiel. 

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La cirrhose biliaire primitive : une maladie auto-immune

On estime parfois que la cirrhose biliaire primitive est une pathologie auto-immune, c’est-à-dire qu’elle est due à une hyperactivité du système immunitaire qui va s’attaquer à l’organisme lui-même. Dans le cas de la cirrhose biliaire primitive, les anticorps vont plus précisément s’attaquer aux mitochondries (des organites présents dans les cellules permettant la respiration cellulaire et responsable de la production d’énergie). Ainsi, repérer ces anticorps anti-mitochondries permet de diagnostiquer une cirrhose biliaire primitive avant même l’apparition de symptômes hépatiques.

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Cirrhose biliaire primitive et anticorps

Si un médecin suspecte chez un patient une cirrhose biliaire primitive, il prescrira un examen de biologie médicale destiné à rechercher dans le sang des anticorps anti-mitochondries de type M2 (AAM). En effet, des concentrations modérées ou anormalement élevées d’AAM sont retrouvées chez plus de 90 % des personnes souffrant de cette pathologie. Cette recherche d’anticorps est d’autant plus significative que les anticorps anti-M2 se retrouvent quasi exclusivement en cas de cirrhose biliaire primitive (les autres types d'anticorps sont moins spécifiques puisqu’ils peuvent être observés dans le cadre d'autres pathologies).

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