ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé pelliculé à libération prolongée

source: ANSM - Mis à jour le : 21/08/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chlorhydrate de bupropion ..........150,00 mg

Pour un comprimé.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé à libération prolongée.

Comprimé blanc pelliculé, biconvexe et rond, portant l'inscription «GX CH7 » sur une de ses faces et rien sur l'autre.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

ZYBAN L.P. est indiqué comme aide au sevrage tabagique accompagné d'un soutien de la motivation à l'arrêt du tabac chez les patients présentant une dépendance à la nicotine.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

Utilisation chez l'adulte

Il est recommandé de débuter le traitement avant l'arrêt effectif du tabac et de décider d'une date précise d'arrêt au cours des deux premières semaines de traitement par ZYBAN L.P. (de préférence au cours de la deuxième semaine).

La posologie initiale est de 150 mg par jour pendant les six premiers jours, puis de 300 mg/jour en 2 prises quotidiennes espacées d'au moins 8 heures à partir du 7ème jour.

La posologie maximale est de 150 mg par prise et de 300 mg par jour. Elle ne doit en aucun cas être dépassée.

L'insomnie est un effet indésirable très fréquent qui peut être réduit en évitant de prendre ZYBAN L.P. à l'heure du coucher (à condition de respecter un intervalle d'au moins 8 heures entre les prises).

Population pédiatrique

L'utilisation de ZYBAN L.P. chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans n'est pas recommandée, en l'absence de données de tolérance et d'efficacité chez ces patients.

Patients âgés

ZYBAN L.P. doit être utilisé avec prudence chez le patient âgé, en raison d'une possible sensibilité individuelle accrue. La posologie recommandée chez le patient âgé est de 150 mg par jour en une prise (voir rubrique 4.4).

Patients insuffisants hépatiques

ZYBAN L.P. doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique. Compte tenu d'une variabilité plus élevée des paramètres pharmacocinétiques chez ces patients, la posologie recommandée en cas d'insuffisance hépatique légère à modérée est de 150 mg par jour en une prise.

Patients insuffisants rénaux

ZYBAN L.P. doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance rénale. La posologie recommandée chez ces patients est de 150 mg par jour en une prise (voir rubrique 4.4).

ZYBAN L.P. doit être utilisé en accord avec les recommandations concernant le sevrage tabagique.

Le prescripteur devra évaluer la motivation du patient à s'arrêter de fumer. Les traitements d'aide au sevrage tabagique ont plus de chances de réussir chez les patients motivés pour s'arrêter de fumer et qui bénéficient d'un soutien de la motivation.

Les comprimés de ZYBAN L.P. doivent être avalés entiers. Ils ne doivent pas être coupés, écrasés ni mâchés car cela peut augmenter le risque deffets indésirables y compris de convulsions.

ZYBAN L.P. peut être pris au cours ou en dehors des repas (voir rubriques 4.5 et 5.2).

La durée du traitement est de 7 à 9 semaines.

Bien que la survenue d'un syndrome de sevrage à l'arrêt du traitement paraisse improbable, une décroissance posologique progressive peut être envisagée.

En l'absence d'efficacité à la septième semaine, il n'y a pas lieu de poursuivre le traitement de ZYBAN L.P.

Arrêt du traitement

Bien que la survenue d'un syndrome de sevrage ne soit pas attendue à l'arrêt du traitement, une décroissance posologique progressive peut être envisagée.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

ZYBAN L.P. est contre-indiqué chez les patients ayant des antécédents d'hypersensibilité au bupropion ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

ZYBAN L.P. est contre-indiqué chez les patients présentant un trouble convulsif évolutif ou présentant un quelconque antécédent convulsif.

ZYBAN L.P. est contre-indiqué chez les patients présentant une tumeur du système nerveux central (SNC) connue.

ZYBAN L.P. est contre-indiqué chez les patients qui à un moment quelconque du traitement, entament ou poursuivent un sevrage alcoolique ou un sevrage avec tout autre médicament dont l'interruption entraîne un risque de convulsions (en particulier les benzodiazépines et produits apparentés).

ZYBAN L.P. est contre-indiqué chez les patients présentant ou ayant présenté une boulimie ou une anorexie mentale diagnostiquées.

L'utilisation de ZYBAN L.P. est contre-indiquée chez les patients présentant une cirrhose hépatique sévère.

L'association de ZYBAN L.P. aux inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO) est contre-indiquée. Un intervalle d'au moins 2 semaines doit être respecté entre l'arrêt des IMAO non sélectifs et le début du traitement par ZYBAN L.P. Pour les IMAO sélectifs, un intervalle de 24 heures est suffisant.

ZYBAN L.P. est contre-indiqué chez les patients ayant des antécédents de trouble bipolaire chez lesquels il pourrait entraîner un épisode maniaque durant la phase dépressive de leur maladie.

ZYBAN L.P. ne doit pas être administré aux patients déjà traités par un autre médicament contenant du bupropion, l'incidence des convulsions étant dose dépendante et pour éviter les surdosages.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Convulsions

La posologie recommandée de ZYBAN L.P. ne doit en aucun cas être dépassée compte tenu du risque dose-dépendant de convulsions. Pour des doses allant jusqu'à 300 mg par jour de ZYBAN L.P. (dose quotidienne maximale recommandée), l'incidence des convulsions est d'environ 0,1 % (1/1000).

Le risque de convulsions, au cours du traitement par ZYBAN L.P., est augmenté chez les patients présentant des facteurs de risque qui abaissent le seuil épileptogène. ZYBAN L.P. ne doit pas être administré à ces patients, sauf en cas de nécessité absolue et si le bénéfice attendu du sevrage tabagique l'emporte sur le risque de survenue de convulsions. Chez ces patients, la dose maximale à utiliser durant tout le traitement est de 150 mg par jour.

Les facteurs de risque suivants doivent être recherchés chez tous les patients :

·administration concomitante d'autres médicaments connus pour abaisser le seuil épileptogène (ex: antipsychotiques, antidépresseurs, antipaludéens, tramadol, théophylline, stéroïdes administrés par voie systémique, quinolones et antihistaminiques sédatifs). En cas de prescription de médicaments de ce type chez un patient en cours de traitement par ZYBAN L.P., la dose maximale de 150 mg par jour est préconisée pour la durée de traitement restante,

·abus d'alcool (voir rubrique 4.3),

·antécédent de traumatisme crânien,

·diabète traité par hypoglycémiants ou par insuline,

·utilisation de produits psychostimulants ou anorexigènes.

ZYBAN L.P. doit être interrompu et ne doit plus être repris chez les patients qui présenteraient des convulsions sous traitement.

Interactions médicamenteusesvoir rubrique 4.5)

Des interactions pharmacocinétiques peuvent modifier les concentrations plasmatiques du bupropion ou de ses métabolites et favoriser ainsi la survenue d'effets indésirables (ex : sécheresse de la bouche, insomnie, convulsions). Il convient d'être prudent lors de l'administration concomitante de bupropion et de médicaments induisant ou inhibant son métabolisme.

Le bupropion inhibe le métabolisme par l'iso-enzyme 2D6 du cytochrome P450. Il convient d'être prudent lorsque des médicaments métabolisés par cette iso-enzyme sont administrés de façon concomitante.

Dans la littérature il a été démontré que les médicaments qui inhibent le CYP2D6 peuvent conduire à des concentrations réduites dendoxifène, métabolite actif du tamoxifène. Par conséquent lutilisation du bupropion qui est un inhibiteur du CYP2D6 doit autant que possible être évitée pendant le traitement avec du tamoxifène (voir rubrique 4.5).

Neuropsychiatrie

ZYBAN L.P. agit sur le système nerveux central en inhibant la recapture de la noradrénaline/dopamine. Des réactions neuropsychiatriques ont été rapportées (voir rubrique 4.8). En particulier, une symptomatologie psychotique ou maniaque a été observée, principalement chez des patients ayant des antécédents psychiatriques connus.

Une humeur dépressive peut être un symptôme de sevrage en nicotine. Des cas de dépression, rarement associée à des idées et à un comportement suicidaires (y compris tentative de suicide), ont été rapportés chez des patients en cours de sevrage tabagique.

Ces symptômes ont aussi été rapportés lors du traitement par ZYBAN L.P. et se produisent généralement en début de traitement.

Dans certains pays, le bupropion est indiqué dans le traitement de la dépression. Une méta-analyse détudes cliniques contrôlées contre placebo avec des médicaments antidépresseurs chez des adultes présentant un épisode dépressif majeur ou dautres troubles psychiatriques, a montré que le risque didées et de comportement suicidaires était augmenté avec les antidépresseurs par rapport au placebo chez les patients âgés de moins de 25 ans.

Le prescripteur devra garder à l'esprit la possibilité de survenue d'une symptomatologie dépressive significative chez les patients qui poursuivent un sevrage tabagique et devra leur donner les conseils appropriés.

Les données chez l'animal suggèrent un risque d'addiction. Cependant, les études sur le potentiel d'abus effectuées chez l'homme et l'expérience clinique étendue montrent que le bupropion présente un faible potentiel d'abus.

Hypersensibilité

ZYBAN L.P. doit être interrompu en cas de réaction d'hypersensibilité pendant le traitement. Le prescripteur devra garder à l'esprit que les symptômes peuvent s'aggraver ou réapparaître même après l'arrêt de ZYBAN L.P. et devra s'assurer que le traitement symptomatique est administré suffisamment longtemps (au moins une semaine).

Les symptômes incluent typiquement éruption cutanée, prurit, urticaire ou douleur thoracique.

Cependant des réactions plus sévères peuvent inclure angio-dème, dyspnée/bronchospasme, choc anaphylactique, érythème polymorphe ou syndrome de Stevens-Johnson.

Des arthralgies, des myalgies et une fièvre ont également été rapportées, associées à des éruptions cutanées et à d'autres symptômes évocateurs d'hypersensibilité retardée. Ces symptômes peuvent faire évoquer une maladie sérique (voir rubrique 4.8). Chez la plupart des patients, ces symptômes régressent à l'arrêt du bupropion et après instauration d'un traitement antihistaminique ou corticoïde, et disparaissent progressivement.

Hypertension artérielle

Des cas d'hypertension artérielle, parfois sévère et justifiant d'un traitement spécifique (voir rubrique 4.8), ont été rapportés dans la pratique clinique chez des patients recevant du bupropion seul ou associé à un traitement substitutif à la nicotine, que ces patients présentent ou non une hypertension préexistante. La pression artérielle doit être mesurée au début du traitement et faire l'objet d'une surveillance ultérieure, particulièrement chez les patients qui présentent une hypertension artérielle préexistante.

L'arrêt de ZYBAN L.P. devra être envisagé en cas d'augmentation cliniquement pertinente de la pression artérielle.

Des données cliniques limitées suggèrent qu'un taux de succès plus élevé de sevrage tabagique pourrait être obtenu grâce à l'association de ZYBAN L.P. aux dispositifs transdermiques à la nicotine. Cependant une proportion plus importante d'hypertension artérielle a été observée avec cette association. Une telle association nécessite cependant des précautions d'emploi. Il est recommandé de faire une surveillance hebdomadaire de la pression artérielle. Si cette association est envisagée, le prescripteur est appelé à consulter l'information destinée aux médecins relative aux dispositifs transdermiques à la nicotine.

Populations spécifiques

Patient âgé

L'expérience clinique acquise avec le bupropion n'a pas montré de différence en termes de tolérance entre le patient âgé et l'adulte. Cependant, l'éventualité d'une plus grande sensibilité chez certains patients âgés ne peut être exclue; la posologie recommandée chez ces patients est donc de 150 mg par jour en une prise (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Patients insuffisants hépatiques

Le bupropion est largement métabolisé au niveau hépatique en métabolites actifs, métabolisés à leur tour. Aucune différence statistiquement significative dans la pharmacocinétique du bupropion n'a été observée entre les patients présentant une cirrhose hépatique légère à modérée et les volontaires sains, mais les concentrations plasmatiques de bupropion présentaient une plus grande variabilité inter-individuelle.

Par conséquent, ZYBAN L.P. doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. La posologie recommandée chez ces patients est de 150 mg par jour en une prise.

Tous les patients présentant une insuffisance hépatique doivent être étroitement surveillés en raison du risque d'effets indésirables (ex: insomnie, sécheresse de la bouche, convulsions) qui pourraient révéler des concentrations plasmatiques élevées du produit ou de ses métabolites.

Patients insuffisants rénaux

Le bupropion et ses métabolites sont principalement excrétés dans les urines. Chez les patients présentant une insuffisance rénale, la posologie recommandée est de 150 mg une fois par jour, en raison d'un risque d'accumulation plus importante du bupropion et de ses métabolites actifs (voir rubriques 4.2 et 5.2). Ces patients nécessitent une surveillance étroite à la recherche d'éventuels effets indésirables pouvant être en rapport avec des concentrations plasmatiques élevées du produit ou de ses métabolites.

Interférence avec les tests urinaires

Ayant une structure chimique semblable à lamphétamine, le bupropion interfère avec les analyses utilisées dans certains tests de dépistage urinaires rapides, pouvant entraîner de faux positifs particulièrement aux amphétamines. Un résultat positif doit généralement être confirmé avec une méthode plus spécifique.

Voies dadministration inappropriées

ZYBAN L.P. est réservé à un usage oral uniquement. Linhalation de comprimés écrasés ou linjection de bupropion dissout a été rapporté et peut entrainer une libération rapide, une absorption accélérée et un surdosage potentiel. Des cas de convulsion et/ou de décès ont été rapportés suite à une administration de bupropion intra-nasale ou par injection parentérale.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Chez les patients recevant d'autres médicaments connus pour abaisser le seuil épileptogène, ZYBAN L.P. ne doit être prescrit qu'en cas de nécessité médicale absolue, c'est-à-dire quand le bénéfice attendu du sevrage tabagique l'emporte sur le risque potentiel accru de convulsions (voir rubrique 4.4).

Effets du bupropion sur les autres médicaments

Bien que non métabolisés par l'isoenzyme CYP2D6, le bupropion et son principal métabolite, l'hydroxybupropion, sont des inhibiteurs de l'iso-enzyme CYP2D6.

Chez des volontaires sains connus pour être des métaboliseurs importants de l'iso-enzyme CYP2D6, l'administration concomitante de chlorhydrate de bupropion et de désipramine entraîne une forte augmentation (2 à 5 fois sa valeur) de la Cmax et de l'AUC de la désipramine. L'inhibition de l'iso-enzyme CYP2D6 persiste pendant au moins 7 jours après la dernière prise de chlorhydrate de bupropion.

L'association à des médicaments de faible index thérapeutique et métabolisés principalement par l'iso-enzyme CYP2D6 doit être débutée à la posologie la plus faible possible de ces médicaments. De tels médicaments comprennent certains antidépresseurs (ex : désipramine, imipramine, paroxétine), des antipsychotiques (ex : rispéridone, thioridazine), des bêta-bloquants (ex : métoprolol) et anti-arythmiques de type 1C (ex : propafénone, flecaïnide).

Si ZYBAN L.P. est ajouté au traitement d'un patient recevant déjà un médicament de ce type, une réduction de la posologie de ce produit devra être envisagée. Dans ces situations, le bénéfice attendu du traitement par ZYBAN L.P. devra être attentivement évalué au regard des risques potentiels.

Les médicaments nécessitant une activation métabolique par le CYP2D6 pour être efficaces (par exemple le tamoxifène), peuvent avoir une efficacité réduite lorsqu'ils sont administrés de façon concomitante avec des inhibiteurs du CYP2D6 tels que le bupropion (voir rubrique 4.4).

Bien que le citalopram ne soit pas principalement métabolisé par l'iso-enzyme CYP2D6, une étude montre que le bupropion augmente la Cmax et l'AUC du citalopram de respectivement 30 % et 40 %.

La co-administration de la digoxine avec le bupropion peut diminuer les taux de digoxine. LAUC 0-24h de la digoxine était diminuée et la clairance rénale était augmentée chez les volontaires sains sur la base dune comparaison dune étude croisée. Les cliniciens doivent être informés que les taux de digoxine peuvent augmenter à larrêt dun traitement par bupropion et quainsi le patient doit être étroitement surveillé en raison dune potentielle toxicité de la digoxine.

Effets des autres médicaments sur le bupropion

Le bupropion est métabolisé en son métabolite actif principal, l'hydroxybupropion, principalement par l'iso-enzyme CYP2B6 du cytochrome P450 (voir rubrique 5.2). L'association de ZYBAN L.P. avec des produits susceptibles d'interférer avec le métabolite du bupropion via l'isoenzyme CYP2B6 (substrats du CYP2B6 : cyclophosphamide, ifosfamide et inhibiteurs du CYP2B6 : orphenadrine, ticlopidine, clopidogrel) peut entraîner une élévation de la concentration plasmatique du bupropion et une diminution de celle de son métabolite actif l'hydroxy-bupropion. Les retentissements cliniques de linhibition du métabolime du bupropion via l'iso-enzyme CYP2B6 et les modifications consécutives du rapport bupropion/hydroxy-bupropion ne sont pas actuellement connus.

Le bupropion étant largement métabolisé, l'administration concomitante de médicaments inducteurs enzymatiques (ex : carbamazépine, phénytoïne, ritonavir, efavirenz ) ou inhibiteurs enzymatiques (ex : valproate) doit se faire avec prudence, car ceux-ci peuvent modifier son efficacité et sa tolérance clinique.

Dans une série détudes chez des volontaires sains, le ritonavir (100 mg deux fois par jour ou 600 mg deux fois par jour) ou une association de 100 mg de ritonavir et de 400 mg de lopinavir (Kaletra) deux fois par jour, entraînent une diminution dose-dépendante denviron 20 à 80 % de lexposition au bupropion et à ses principaux métabolites (voir rubrique 5.2). De même, 600 mg defavirenz une fois par jour pendant deux semaines entraînent une diminution de lexposition au bupropion denviron 55 % chez les volontaires sains. Les patients recevant lun de ces médicaments avec du bupropion peuvent nécessiter des doses de bupropion plus élevées mais la dose maximale recommandée ne doit pas être dépassée.

La nicotine administrée par dispositifs transdermiques n'affecte pas la pharmacocinétique du bupropion et de ses métabolites.

Autres interactions

Le tabac entraîne une augmentation de l'activité du CYP1A2. Le sevrage tabagique peut entraîner une diminution de la clairance des médicaments métabolisés par cette enzyme. Ceci peut conduire à une élévation des concentrations plasmatiques de ces médicaments, qui peut être particulièrement importante pour ceux qui sont principalement métabolisés par le CYP1A2 et dont l'index thérapeutique est étroit (ex : théophylline, tacrine et clozapine). Les conséquences cliniques du sevrage tabagique sur les autres médicaments partiellement métabolisés par le CYP1A2 (ex : imipramine, olanzapine, clomipramine et fluvoxamine) sont inconnues. De plus, des données limitées indiquent que le tabac peut aussi induire le métabolisme du flécaïnide ou de la pentazocine.

L'administration de ZYBAN L.P. chez les patients recevant de la lévodopa ou de l'amantadine de façon concomitante doit être envisagée avec prudence. Des données cliniques limitées suggèrent une majoration de l'incidence des effets indésirables (ex : nausées, vomissements et effets neuropsychiatriques - voir rubrique 4.8) chez les patients traités parallèlement par bupropion et lévodopa ou amantadine.

Bien que les données cliniques n'aient pas mis en évidence d'interaction pharmacocinétique entre le bupropion et l'alcool, de rares cas d'effets indésirables neuropsychiatriques ou de tolérance diminuée à l'alcool ont été rapportés chez des patients ayant ingéré de l'alcool durant le traitement. La consommation d'alcool durant le traitement par ZYBAN L.P. devra être limitée voire évitée.

Puisque les inhibiteurs de la monoamine oxydase A et B (IMAO) inhibent le catabolisme des catécholamines par un mécanisme différent de celui relatif au bupropion, la prise concomitante de ZYBAN L.P. et d'inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) est contre-indiquée (voir rubrique 4.3) en raison d'un risque accru d'effets indésirables liés à leur co-administration. Un délai d'au moins 14 jours devra être respecté entre l'arrêt des IMAO non sélectifs et l'initiation d'un traitement par ZYBAN L.P. Pour les IMAO sélectifs, un délai de 24 heures suffit.

Des études suggèrent une possible augmentation de l'exposition au bupropion lorsque les comprimés de ZYBAN L.P. sont pris avec un repas très riche en graisses (voir rubrique 5.2).

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Des études épidémiologiques effectuées chez les enfants de mère ayant été traitées par bupropion au cours du premier trimestre de la grossesse ont rapporté une association entre lexposition au produit et laugmentation du risque de malformations congénitales cardiaques, spécifiquement des communications inter-ventriculaires et des anomalies de la voie déjection ventriculaire gauche. Toutefois ces observations ne sont pas constantes entre les études.

Les études chez lanimal nont pas montré deffets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3).

Zyban L.P. ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Les femmes enceintes doivent être encouragées à arrêter de fumer sans utiliser de traitements médicamenteux.

Allaitement

Le bupropion et ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel.

La décision de ne pas allaiter ou de ne pas être traité par ZYBAN L.P. doit être prise au regard du bénéfice de lallaitement pour lenfant et du bénéfice du traitement par ZYBAN L.P. pour la mère.

Fertilité

Il nexiste pas de données sur leffet du bupropion sur la fertilité humaine. Une étude chez les rats na pas montré deffet sur la fertilité (voir rubrique 5.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Comme tout produit agissant sur le système nerveux central, le bupropion peut affecter l'aptitude à réaliser des tâches faisant appel aux capacités de jugement ou aux capacités motrices et cognitives.

Des sensations vertigineuses et des étourdissements ont également été rapportés sous ZYBAN L.P. Aussi, la conduite d'un véhicule ou l'utilisation de machines ne doit être envisagée qu'avec prudence par les patients, et après s'être assuré que la prise de ZYBAN L.P. n'affectait pas leurs performances.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

La liste ci-dessous apporte des informations sur les effets indésirables identifiés au cours des essais cliniques, classés par système-organe et par incidence. Il est important de noter que le sevrage tabagique est fréquemment associé à des symptômes de sevrage en nicotine (ex: agitation, insomnie, tremblements, sueurs), dont certains sont également identifiés comme des événements indésirables associés à ZYBAN L.P.

La classification des effets indésirables selon leur fréquence utilise la convention suivante: très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquents (≥ 1/1 000, < 1/100), rares (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rares (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Système-organe

Fréquence

Effets indésirables

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquences indéterminées

Anémie, leucopénie et thrombocytopénie

Affections du système immunitaire*

Fréquents

Réactions d'hypersensibilité telles qu'urticaire

Rares

Réactions d'hypersensibilité plus sévères incluant dème de Quincke, dyspnée/bronchospasme et choc anaphylactique

Arthralgies, myalgies et fièvre ont été également rapportées en association avec des éruptions cutanées et d'autres symptômes évocateurs d'une hypersensibilité retardée. Ces symptômes peuvent ressembler à ceux d'une maladie sérique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquents

Anorexie

Perturbations de la glycémie

Hyponatrémie

Rares

Fréquence indéterminée

Affections psychiatriques

Très fréquents

Insomnie (voir rubrique 4.2)

Fréquents

Dépression (voir rubrique 4.4), agitation, anxiété

Peu fréquents

Confusion

Rares

Irritabilité, hostilité, hallucinations, dépersonnalisation, rêves anormaux notamment cauchemars

Très rares

Délires, idées paranoïdes, nervosité, agressivité

Fréquences indéterminées

Idées suicidaires et comportement suicidaire***, psychose

Affections du système nerveux

Fréquents

Tremblements, troubles de la concentration, céphalées, vertiges, troubles du goût

Rares

Crises convulsives (voir ci-dessous)**, dystonie, ataxie, syndrome parkinsonien, troubles de la coordination, troubles de la mémoire, paresthésies, syncope

Affections oculaires

Peu fréquents

Troubles visuels

Affections de l'oreille et du labyrinthe

Peu fréquents

Acouphènes

Affections cardiaques

Peu fréquents

Tachycardie

Rares

Palpitations

Affections vasculaires

Peu fréquents

Elévation de la pression artérielle (parfois sévère), bouffées vaso-motrices

Rares

Vasodilatation, hypotension orthostatique

Affections gastro-intestinales

Fréquents

Sécheresse de la bouche, troubles gastro-intestinaux incluant nausées et vomissements, douleurs abdominales, constipation

Affections hépatobiliaires

Rares

Elévation des enzymes hépatiques, ictère, hépatite

Affections de la peau et du tissu sous-cutané*

Fréquents

Eruption cutanée, prurit, sueurs

Rares

Des cas d'érythème polymorphe et de syndrome de Stevens-Johnson ont également été rapportés

Exacerbation d'un psoriasis

Affections musculo- squelettiques et systémiques

Rares

Contraction musculaire

Affections du rein et des voies urinaires

Rares

Pollakiurie et/ou rétention urinaire

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquents

Fièvre

Peu fréquents

Douleur thoracique, asthénie

*L'hypersensibilité peut se manifester par des réactions cutanées. Voir « Affections du système immunitaire» et « Affections de la peau et du tissu sous-cutané».

**L'incidence des convulsions est d'environ 0,1 % (1/1 000). Ces crises sont principalement généralisées de type tonico-clonique pouvant, dans certains cas, entraîner une confusion ou une amnésie post-critiques (voir rubrique 4.4).

***Des cas didées suicidaires et de comportement suicidaire ont été rapportés lors de traitements par le bupropion (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

L'ingestion aiguë de doses supérieures à 10 fois la dose thérapeutique maximale a été rapportée. Outre les événements rapportés comme effets indésirables, les symptômes suivants ont été observés : somnolence et perte de conscience et/ou modifications de l'ECG telles que des troubles de la conduction (incluant un allongement de l'intervalle QRS), des arythmies et une tachycardie. Un allongement de l'intervalle QTc a également été rapporté mais était généralement associé à un allongement de l'intervalle QRS et à une augmentation de la fréquence cardiaque.

Bien que la plupart des patients aient présenté une évolution favorable et sans séquelles, de rares cas de décès ont été rapportés après ingestion de surdoses très élevées de bupropion.

Traitement : en cas de surdosage, l'hospitalisation est conseillée. Surveiller l'ECG et les constantes vitales.

Assurer une oxygénation et une ventilation adéquate du patient. L'administration de charbon activé est recommandée. Il n'existe aucun antidote spécifique du bupropion. Des mesures complémentaires seront prises en fonction de létat clinique du patient.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : autres antidépresseurs, code ATC : N06AX12

Mécanisme daction

Le bupropion est un inhibiteur sélectif de la recapture neuronale des catécholamines (noradrénaline et dopamine). Son action est minime sur la recapture des indolamines (sérotonine). Il n'inhibe pas les monoamine-oxydases. Le mécanisme d'action du bupropion dans l'aide à l'abstinence tabagique n'est pas connu, mais son action serait médiée par des mécanismes noradrénergiques et/ou dopaminergiques.

Efficacité et sécurité clinique

La proportion de malformations congénitales cardiaques après exposition maternelle au bupropion pendant le premier trimestre de grossesse, observée de façon prospective dans le registre international de grossesses était de 9/675 (1,3 %).

Dans une étude rétrospective, aucune augmentation de la proportion de malformations congénitales ou de malformations cardiovasculaires na été observée parmi plus d'un millier dexpositions au bupropion au cours du premier trimestre par rapport à l'utilisation d'autres antidépresseurs.

Dans une analyse rétrospective utilisant des données du National Birth Defects Prevention Study, une association statistiquement significative a été observée entre la survenue de malformations au niveau de la voie déjection ventriculaire gauche chez les nourrissons et la prise de bupropion en début de grossesse déclarée par la mère. Aucune association n'a été observée entre l'utilisation du bupropion chez la mère et un autre type de malformation cardiaque ou lensemble des malformations cardiaques combinées.

Une analyse plus approfondie des données de létude Slone Epidemiology Birth Defects Center n'a retrouvé aucune augmentation statistiquement significative des malformations au niveau de la voie déjection ventriculaire gauche lors dune exposition maternelle au bupropion. Toutefois, une association statistiquement significative a été observée entre les malformations du septum inter-ventriculaire et lexposition maternelle au bupropion seul pendant le premier trimestre de grossesse

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Absorption

Après administration orale de 150 mg de chlorhydrate de bupropion sous forme de comprimé à libération prolongée chez des volontaires sains, des concentrations plasmatiques maximales (Cmax) d'environ 100 nanogrammes par ml sont atteintes après environ 2,5 à 3 heures. Les valeurs de l'AUC et de la Cmax du bupropion et de ses métabolites actifs, l'hydroxybupropion et le thréohydrobupropion, augmentent proportionnellement à la dose pour des doses comprises entre 50 et 200 mg après administration unique et entre 300 et 450 mg/jour en administration chronique.

Les valeurs de la Cmax et de l'AUC de l'hydroxybupropion sont respectivement environ 3 et 14 fois supérieures à celle du bupropion.

Le thréohydrobupropion présente une Cmax comparable à celle du bupropion, mais une AUC environ 5 fois supérieure à celle du bupropion. Les pics de concentration plasmatique de l'hydroxybupropion et du thréohydrobupropion sont atteints environ 6 heures après l'administration d'une dose unique de bupropion. Les taux plasmatiques d'érythrohydrobupropion (un isomère du thréohydrobupropion, également actif) ne sont pas quantifiables après administration d'une dose unique de bupropion.

La Cmax du bupropion, après administration chronique de 150 mg 2 fois par jour, est comparable aux valeurs observées après une dose unique. Pour l'hydroxybupropion et le thréohydrobupropion, les valeurs de la Cmax sont respectivement 4 et 7 fois plus élevées à l'état d'équilibre qu'après une prise unique. Les concentrations plasmatiques de l'érythrohydrobupropion sont comparables à celles du bupropion à l'état d'équilibre. L'état d'équilibre du bupropion et de ses métabolites est atteint en 5-8 jours. La biodisponibilité absolue du bupropion n'est pas connue; les données sur l'excrétion urinaire montrent cependant qu'au moins 87 % de la dose de bupropion sont absorbés.

Deux études réalisées avec du bupropion 150 mg, comprimé à libération prolongée chez des volontaires sains suggèrent que l'exposition au bupropion peut être augmentée si les comprimés de ZYBAN L.P. sont pris avec des aliments.

Ces deux études ont montré une augmentation du pic de concentration plasmatique du bupropion (Cmax) de 11 % et 35 % et une augmentation de l'exposition totale au bupropion (AUC) de 16 % et 19 %, quand la prise avait lieu après un petit déjeuner très riche en graisses.

Distribution

Le bupropion est largement distribué avec un volume de distribution apparent d'environ 2000 litres.

Le bupropion, l'hydroxybupropion et le thréohydrobupropion sont modérément liés aux protéines plasmatiques (respectivement 84 %, 77 % et 42 %).

Le bupropion et ses métabolites actifs sont excrétés dans le lait maternel. Les études chez l'animal montrent que le bupropion et ses métabolites actifs franchissent la barrière hémato-encéphalique et le placenta.

Biotransformation

Le bupropion est largement métabolisé chez l'homme. Trois métabolites pharmacologiquement actifs ont été identifiés dans le plasma : l'hydroxybupropion et les isomères amino-alcool (thréohydrobupropion et érythrohydrobupropion). Ces métabolites peuvent avoir une importance clinique car leurs concentrations plasmatiques sont aussi élevées, voire plus, que celles du bupropion. Ils sont ensuite métabolisés en métabolites inactifs (certains d'entre eux n'ont pas été totalement identifiés, mais pourraient comporter des dérivés conjugués) et éliminés dans les urines.

Les études in vitro ont montré que le bupropion était métabolisé en son métabolite actif principal, l'hydroxybupropion, principalement par l'iso-enzyme CYP2B6, tandis que les iso-enzymes CYP1A2, 2A6, 2C9, 3A4 et 2E1 sont moins impliquées. En revanche, la formation du thréohydrobupropion s'effectue par réduction du groupement carbonyle et n'implique pas les iso-enzymes du cytochrome P450 (voir rubrique 4.5).

Le potentiel d'inhibition du cytochrome P450 par le thréohydrobupropion et l'érythrohydrobupropion n'a pas été étudié.

Le bupropion et l'hydroxybupropion sont tous deux des inhibiteurs de l'iso-enzyme CYP2D6, avec des valeurs respectives de Ki de 21 et 13,3 µM (voir rubrique 4.5).

Après administration orale d'une dose unique de 150 mg de bupropion, aucune différence n'a été observée entre fumeurs et non-fumeurs pour les valeurs de Cmax, demi-vie, Tmax, AUC et clairance du bupropion et de ses principaux métabolites.

Des études menées chez l'animal ont montré que le bupropion induisait son propre métabolisme après administration sub-chronique. Chez l'homme, aucune induction enzymatique du bupropion ou de l'hydroxybupropion n'a été mise en évidence chez les volontaires ou les patients qui recevaient les posologies recommandées de bupropion pendant 10 à 45 jours.

Élimination

Après administration orale de 200 mg de 14C-bupropion chez l'homme, 87 % et 10 % de la dose radioactive ont été retrouvés respectivement dans les urines et les fèces. La fraction de bupropion éliminée sous forme inchangée n'était que de 0,5 %, valeur reflétant l'important métabolisme du bupropion. Dans les urines, les métabolites actifs représentaient moins de 10 % de la dose radioactive administrée.

La clairance apparente moyenne après administration orale de chlorhydrate de bupropion est d'environ 200 l/h et la demi-vie d'élimination moyenne du bupropion est d'environ 20 heures.

La demi-vie d'élimination de l'hydroxybupropion est d'environ 20 heures. Le thréohydrobupropion et l'érythrohydrobupropion ont des demi-vies d'élimination plus longues (respectivement 37 et 33 heures).

Populations spécifiques

Insuffisants rénaux

L'élimination du bupropion et de ses principaux métabolites actifs peut être réduite chez les patients présentant une insuffisance rénale. Les quelques données disponibles chez des patients présentant une altération de la fonction rénale terminale ou une insuffisance rénale modérée à sévère indiquent que lexposition au bupropion et/ou à ses métabolites est augmentée (voir rubrique 4.4).

Insuffisants hépatiques

La pharmacocinétique du bupropion et de ses métabolites actifs n'est statistiquement, pas significativement différente entre les patients atteints de cirrhose hépatique légère à modérée et les volontaires sains, bien qu'elle présente une plus forte variabilité inter-individuelle (voir rubrique 4.4).

Chez les patients ayant une cirrhose hépatique sévère, la Cmax et l'AUC du bupropion sont fortement augmentées (Cmax augmentée de 70 % environ et AUC multipliée par 3) et une plus grande variabilité est observée comparativement aux volontaires sains. La demi-vie moyenne est également augmentée (d'environ 40 %).

Pour l'hydroxybupropion, la Cmax moyenne est plus faible (d'environ 70 %), la valeur moyenne de l'AUC tend à être plus élevée (d'environ 30 %). Le Tmax médian est retardé (d'environ 20 h) et les demi-vies moyennes sont augmentées (multipliées par 4 environ) par rapport au volontaire sain.

Pour le thréohydrobupropion et l'érythrohydrobupropion, la Cmax moyenne tend à être plus faible (d'environ 30 %), la valeur moyenne de l'AUC tend à être plus élevée (d'environ 50 %), le Tmax médian est retardé (d'environ 20 h) et la demi-vie moyenne est plus longue (multipliée par 2 environ) par rapport au volontaire sain (voir rubrique 4.3).

Patient âgé

Les études pharmacocinétiques réalisées chez le patient âgé ont montré des résultats variables.

Une étude en dose unique a montré que la pharmacocinétique du bupropion et de ses métabolites ne différait pas entre le patient âgé et l'adulte jeune. Une autre étude pharmacocinétique en dose unique et en doses répétées a suggéré que l'accumulation du bupropion et de ses métabolites pourrait être plus importante chez le patient âgé. L'expérience clinique n'a pas mis en évidence de différence de tolérance entre patients âgés et plus jeunes, mais une plus grande sensibilité des patients âgés ne peut être exclue (voir rubrique 4.4).

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Les études de toxicité sur la reproduction menées chez le rat à des expositions similaires à celles obtenues à la dose maximale recommandée chez l'homme (en se fondant sur les données dexposition systémique) n'ont révélé aucun effet indésirable sur la fertilité, la grossesse et le développement du ftus. Les études de toxicité sur la reproduction menées chez les lapins traités avec des doses allant jusqu'à 7 fois la dose maximale recommandée chez l'homme en mg/m2 (pas de données systémiques sur l'exposition disponibles) ont seulement révélé une légère augmentation des variations squelettiques (augmentation de l'incidence dune variation anatomique commune de côte surnuméraire et un retard d'ossification des phalanges). De plus, à des doses toxiques pour la mère, une diminution du poids ftal des lapins a été rapportée.

Lors des expérimentations animales, l'administration de doses de bupropion très supérieures aux doses thérapeutiques utilisées chez l'homme a provoqué, entre autres, les symptômes dose-dépendants suivants : ataxie et convulsions chez le rat, faiblesse généralisée, tremblements et vomissements chez le chien et augmentation de la mortalité dans les deux espèces. En raison d'une induction enzymatique observée chez l'animal mais pas chez l'homme, ces expositions systémiques chez l'animal étaient comparables à celles observées chez l'homme à la dose maximale recommandée.

Dans les études chez l'animal, des modifications hépatiques ont été observées qui reflètent l'effet d'un inducteur enzymatique hépatique. Aux doses recommandées chez l'homme, le bupropion n'induit pas son propre métabolisme. Ceci suggère que les résultats observés au niveau hépatique chez l'animal ne sont pas extrapolables à l'homme.

Les données de génotoxicité indiquent que le bupropion est un agent faiblement mutagène pour les bactéries et non mutagène pour les mammifères. Par conséquent, il n'est pas considéré comme agent génotoxique chez l'homme. Des études chez le rat et la souris ont confirmé l'absence de carcinogénicité dans ces espèces.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Noyau : cellulose microcristalline, hypromellose, chlorhydrate de cystéine monohydraté, stéarate de magnésium.

Pelliculage : hypromellose, macrogol 400, dioxyde de titane (E171), cire de carnauba.

Encre d'impression : oxyde de fer noir (E172), hypromellose.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas + 25° C.

A conserver dans lemballage extérieur dorigine.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

10 comprimés sous plaquettes avec un film sécurité enfant (Polyamide - Aluminium PVC / Papier- Aluminium) ; boîte de 3, 4, 5, 6 ou 10 plaquettes.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières pour lélimination.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

LABORATOIRE GLAXOSMITHKLINE

23 RUE FRANCOIS JACOB

92500 RUEIL MALMAISON

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 357 301 5 2 : 30 comprimés sous plaquettes (Polyamide - Aluminium -PVC / Papier-Aluminium).

·34009 357 512 6 3 : 40 comprimés sous plaquettes (Polyamide - Aluminium -PVC / Papier-Aluminium).

·34009 357 513 2 4 : 50 comprimés sous plaquettes (Polyamide - Aluminium -PVC / Papier-Aluminium).

·34009 357 514 9 2 : 60 comprimés sous plaquettes (Polyamide - Aluminium -PVC / Papier-Aluminium).

·34009 357 515 5 3: 100 comprimés sous plaquettes (Polyamide - Aluminium -PVC / Papier-Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I

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source: ANSM - Mis à jour le : 21/08/2017

Dénomination du médicament

ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée

Chlorhydrate de bupropion

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Quest-ce que ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée ?

3. Comment prendre ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : N06AX12

ZYBAN L.P. est un médicament prescrit pour vous aider à arrêter de fumer, lorsque vous êtes accompagné(e) dun soutien de la motivation à larrêt du tabac comme par exemple le fait de participer à un programme de sevrage tabagique.

ZYBAN L.P. a plus de chances d'être efficace si vous êtes motivé pour arrêter de fumer. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien concernant les traitements et autres soutiens pour vous aider à arrêter de fumer.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ZYBAN L.P ?  Retour en haut de la page

Ne prenez jamais ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée :

·si vous êtes allergique au bupropion ou à l'un des composants contenus dans ce médicament (voir rubrique 6)

·si vous prenez tout autre médicament contenant du bupropion, pour traiter la dépression

·si vous avez un état de santé sujet aux convulsions (crises convulsives), comme par exemple l'épilepsie ou avez eu dans le passé des convulsions

·si vous souffrez ou avez souffert de troubles du comportement alimentaire (par exemple, boulimie ou anorexie mentale)

·si vous avez une maladie du foie sévère, comme une cirrhose

·si vous avez une tumeur du cerveau

·si vous êtes habituellement un grand buveur et venez juste darrêter de boire de lalcool ou si vous prévoyez darrêter pendant votre traitement par ZYBANL.P.

·si vous avez récemment arrêté de prendre des tranquillisants ou des médicaments pour traiter lanxiété (en particulier les benzodiazépines ou les médicaments semblables) ou si vous prévoyez de les arrêter pendant votre traitement par ZYBANL.P.

·si vous souffrez de trouble bipolaire (variations dhumeur extrêmes), car ZYBANL.P. peut déclencher un épisode de cette maladie

·si vous prenez des médicaments contre la dépression ou la maladie de Parkinson, appelés inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) ou en avez pris au cours des 14 derniers jours. Cette période peut être plus courte pour certains types dIMAO, votre médecin vous conseillera.

àSi vous êtes concerné par lun de ces cas, parlez-en immédiatement à votre médecin, et ne prenez pas ZYBAN L.P.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre ZYBANL.P.

En effet selon votre état de santé, des effets indésirables risquent de survenir davantage (voir aussi rubrique 4).

Enfants et adolescents

ZYBAN L.P. nest pas recommandé chez les patients de moins de 18 ans.

Adultes

Convulsions (crises convulsives)

Il a été montré que ZYBAN L.P. provoque des convulsions (crises convulsives) chez 1 personne sur 1 000. (Pour plus dinformations voir également «Autres médicaments et ZYBAN L.P.» plus loin dans cette rubrique et la rubrique 4, «Quels sont les effets indésirables éventuels»). Le risque de convulsions est plus élevé si :

·vous consommez régulièrement une grande quantité d'alcool

·vous souffrez de diabète traité par de linsuline ou par des comprimés

·vous avez eu une blessure grave à la tête ou avez eu dans le passé un traumatisme crânien.

Si vous êtes concerné par lun de ces cas, ne prenez pas ZYBAN L.P. sauf si vous vous êtes mis daccord avec votre médecin sur une raison sérieuse pour en prendre.

·Si vous présentez un épisode de convulsions (crise convulsive) au cours du traitement :

à Arrêtez ZYBAN L.P. et nen prenez plus. Consultez votre médecin.

Vous avez plus de risque davoir des effets indésirables si :

·vous souffrez de maladies du rein ou du foie,

·vous avez plus de 65 ans.

Vous devrez prendre des doses plus faibles (voir rubrique 3) et être sous étroite surveillance pendant votre traitement par ZYBAN L.P.

Si vous avez eu des problèmes de santé mentale

Certaines personnes prenant ZYBAN L.P. ont eu des hallucinations ou des délires (voyant, entendant ou croyant des choses qui nexistaient pas), des troubles de la pensée ou des variations dhumeur extrêmes. Ces effets risquent plus de survenir chez des personnes ayant eu auparavant des problèmes de santé mentale.

Si vous vous sentez dépressif(-ve) ou avez des idées suicidaires

Certaines personnes deviennent dépressives lorsquelles essaient darrêter de fumer; de manière très occasionnelle, elles peuvent avoir des idées suicidaires ou faire des tentatives de suicide. Ces symptômes ont été décrits chez des personnes prenant ZYBAN L.P., le plus souvent dans les toutes premières semaines du traitement.

Si vous vous sentez dépressif(-ve) ou avez des idées suicidaires :

à Contactez votre médecin ou allez à lhôpital immédiatement.

Hypertension artérielle et ZYBAN L.P.

Certaines personnes prenant ZYBAN L.P. ont développé une hypertension artérielle nécessitant un traitement. Si vous souffrez déjà dhypertension artérielle, cela peut saggraver. Ceci risque plus darriver si vous utilisez en même temps des patchs à la nicotine pour vous aider à arrêter de fumer.

Un contrôle de votre pression artérielle («tension») sera effectuéavant et pendant votre traitement par ZYBAN L.P., en particulier si vous avez déjà une pression artérielle élevée. Si vous utilisez en même temps des patchs à la nicotine, votre pression artérielle devra être contrôlée chaque semaine. Si votre pression artérielle augmente, vous devrez peut-être arrêter de prendre ZYBAN L.P.

Autres médicaments et ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament y compris un médicament obtenu sans ordonnance.

Le risque de convulsions peut être plus élevé quhabituellement si vous prenez :

·des médicaments pour traiterla dépression ou un autre problème de santé mentale(voir au début de la rubrique 2. «Ne prenez jamais ZYBAN L.P. »),

·de la théophylline pour traiter lasthme ou une maladie des poumons

·du tramadol, un puissant médicament contre la douleur

·des médicaments contre le paludisme

·des stimulants ou dautres médicaments pour contrôler votre poids ou votre appétit

·des corticostéroïdes (sauf les crèmes ou lotions destinées à traiter les yeux et la peau)

·des antibiotiques appelés quinolones

·certains anti-histaminiques principalement utilisés en cas dallergie, pouvant entraîner une somnolence

·des médicaments pour traiterle diabète.

àSi vous prenez un des médicaments de cette liste, parlez-en immédiatement à votre médecin, avant de prendre ZYBAN L.P. (Voir rubrique 3 sous le titre «Certaines personnes doivent prendre une dose plus faible»).

Certains médicaments peuvent modifier laction de ZYBAN L.P., ou vous exposer à un plus grand risque deffets indésirables. ZYBAN L.P. peut aussi modifier laction dautres médicaments. Ces médicaments incluent :

·des médicaments pour traiterune dépression (comme la désipramine, limipramine, la paroxétine) ou pour traiter un autre problème de santé mentale (comme la rispéridone, la thioridazine)

·des médicaments pour traiter la maladie de Parkinson (comme la lévodopa, lamantadine ou lorphénadrine)

·la carbamazépine, la phénytoïne ou le valproate, pour traiter une épilepsie ou certains problèmes de santé mentale

·certains médicaments pour traiter un cancer (comme le cyclophosphamide, lifosfamide)

·la ticlopidine ou le clopidogrel, principalement utilisés dans le traitement des maladies cardiaques ou en cas daccident vasculaire cérébral

·certains bêta-bloquants (comme le métoprolol), principalement utilisés pour traiter une hypertension artérielle

·certains médicaments pour traiter des troubles du rythme cardiaque (comme la propafénone, le flécaïnide)

·le ritonavir ou lefavirenz, pour le traitement de linfection par le Virus de lImmunodéficience Humaine (VIH).

àSi vous prenez un des médicaments de cette liste, prévenez votre médecin. Votre médecin évaluera les bénéfices et les risques de prendre ZYBAN L.P. dans votre cas, ou pourra décider de changer la dose de lautre médicament que vous prenez actuellement.

ZYBAN L.P. peut diminuer lefficacité dautres médicaments :

·Si vous prenez du tamoxifène pour traiter le cancer du sein

parlez-en à votre médecin. Il peut être nécessaire de changer de traitement pour arrêter de fumer.

·Si vous prenez de la digoxine pour votre cur

parlez-en à votre médecin. Votre médecin peut être amené à ajuster la dose de digoxine.

Il peut être nécessaire de diminuer la posologie de certains médicaments lorsque vous arrêtez de fumer.

Lorsque vous fumez, les substances chimiques que vous absorbez peuvent rendre certains médicaments moins efficaces. Lorsque vous arrêtez de fumer, il peut être nécessaire de réduire la posologie de ces médicaments sinon des effets indésirables peuvent survenir.

Si vous prenez tout autre médicament et si vous ressentez un nouveau symptôme vous faisant penser à un effet indésirable, prévenez votre médecin.

ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée avec de lalcool

Certaines personnes trouvent quelles sont plus sensibles à lalcool lorsquelles prennent ZYBAN L.P. Votre médecin pourra vous conseiller de ne pas boire dalcool pendant votre traitement par ZYBAN L.P. ou dessayer den boire le moins possible. Si vous avez vraiment lhabitude de consommer de lalcool en grande quantité, narrêtez pas brutalement, cela pourrait vous exposer à un plus grand risque de crise convulsive.

Effet sur les tests urinaires

ZYBAN L.P. peut interférer avec certains tests urinaires de dépistage de médicaments. Si vous devez réaliser un test urinaire, informez votre médecin ou lhôpital que vous prenez ZYBAN L.P.

Grossesse et allaitement

Ne prenez pas ZYBAN L.P. si vous êtes enceinte, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Certaines, mais pas toutes les études ont rapporté une augmentation du risque de malformations à la naissance, notamment des malformations cardiaques chez les bébés dont les mères prenaient ZYBAN L.P. On ne sait pas si elles sont dues à lutilisation de ZYBAN L.P.

Les composants de ZYBAN L.P. peuvent passer dans le lait maternel. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre ZYBAN L.P.

Sportifs

Sans objet.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Quelques-uns des effets indésirables de ZYBAN L.P., comme par exemple être pris de vertiges ou avoir des étourdissements, peuvent affecter votre concentration et votre jugement.

Si vous êtes ainsi affecté, ne conduisez pas et nutilisez pas de machine.

ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée contient <{nommer le/les excipient (s)}>

Sans objet.

3. COMMENT PRENDRE ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée ?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Quand commencer et à quelle dose

·Commencez à prendre ZYBANL.P. alors que vous fumez encore.

·Choisissez une date précise pour arrêter de fumer idéalement pendant la 2ème semaine de traitement.

Semaine 1

Continuez de préférence à fumer pendant que vous prenez ZYBANL.P.

Jours 1 à 6

Prenez 1 comprimé(150 mg),une fois par jour.

Jour 7

Augmentez la dose à 1 comprimé, 2 fois par jour,à au moins 8 heures dintervalle et à distance du coucher.

Semaine 2

Poursuivez en prenant 1 comprimé, 2 fois par jour.

Arrêtez de fumer cette semaine, à la date que vous avez choisie par avance.

Semaines 3 à 9

Poursuivez en prenant 1 comprimé, 2 fois par jour jusquà 9 semaines.

Si vous navez pas réussi à arrêter de fumer après 7 semaines, votre médecin vous conseillera darrêter de prendre ZYBANL.P.

Il vous sera peut-être conseillé darrêter de prendre ZYBANL.P. progressivement, après 7 à 9 semaines.

Certaines personnes doivent prendre une dose plus faible,

parce quelles ont un plus grand risque davoir des effets indésirables.

·si vous avez plus de 65 ans

·si vous avez une maladie du foie ou des reins

·si vous avez un risque plus élevé de convulsions (voir «Avertissements et précautions et Autres médicaments et ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée» dans la rubrique 2)

la dose maximale recommandée dans votre cas est de 1 comprimé de 150 mg, une fois par jour.

Comment prendre vos comprimés

Prenez vos comprimés de ZYBAN L.P. à au moins 8 heures dintervalle. Ne prenez pas ZYBAN L.P. à une heure proche du coucher, vous pourriez avoir des difficultés à vous endormir.

Vous pouvez prendre ZYBAN L.P. pendant ou en dehors des repas.

Avalez vos comprimés de ZYBAN L.P. entiers. Ne les mâchez pas, ne les écrasez pas, ne les coupez pas. Si vous le faites, le médicament sera libéré trop rapidement dans votre organisme. Ceci peut augmenter le risque deffets indésirables, dont les convulsions.

Si vous avez pris plus de ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée que vous nauriez dû :

Si vous prenez trop de comprimés, vous avez un risque plus important davoir une crise convulsive ou dautres effets indésirables.

àNattendez pas.Contactez immédiatement votre médecin ou le service durgences de l'hôpital le plus proche.

Si vous oubliez de prendre ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée :

Si vous avez oublié de prendre une dose, attendez et prenez votre comprimé suivant à l'heure habituelle.

Ne prenez pas de double dosepour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée :

Vous pouvez avoir besoin de prendre ZYBAN L.P. pendant 7 semaines pour quil fasse pleinement effet.

Narrêtez pas de prendre ZYBAN L.P. sans en parler au préalable avec votre médecin. Il se peut que vous ayez besoin de réduire la dose progressivement.

Si vous avez dautres questions concernant lutilisation de ce médicament, demandez plus dinformations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Convulsions (crises convulsives)

Environ 1 personne sur 1 000 traitées par ZYBAN L.P. présente un risque de crise convulsive.

Les symptômes dune crise convulsive incluent des convulsions, et en général une perte de connaissance. Après une crise, il est possible de se sentir confus et de ne pas se souvenir de ce quil sest passé.

Ce risque de convulsions est plus important si vous prenez une dose excessive de ZYBAN L.P., si vous prenez certains autres médicaments ou si vous avez plus de risque de convulsions que la normale (voir rubrique 2).

àEn cas de crise convulsive, prévenez votre médecin dès que vous avez récupéré. Ne prenez plus ZYBAN L.P.

Réactions allergiques

Rarement (jusquà 1 cas sur 1 000), des personnes peuvent avoir des réactions allergiques pouvant être graves avec ZYBAN L.P. Les signes de réactions allergiques incluent :

·une éruption cutanée (incluant des démangeaisons, une éruption avec des boutons). Certaines éruptions cutanées peuvent nécessiter une hospitalisation, en particulier si vous présentez aussi une irritation de la bouche ou des yeux

·une respiration sifflante inhabituelle ou des difficultés à respirer

·un gonflement des paupières, des lèvres ou de la langue

·des douleurs dans les muscles ou dans les articulations

·un malaise brutal (collapsus) avec chute de la pression artérielle ou un évanouissement.

à Si vous avez nimporte quel signe de réaction allergique, contactez immédiatement un médecin. Ne prenez plus de comprimés.

Effets indésirables très fréquents

Ils peuvent affecter plus d1 personne sur 10

·difficulté à sendormir (évitez de prendre ZYBAN L.P. à proximité de lheure du coucher).

Effets indésirables fréquents

Ils peuvent affecter jusquà 1 personne sur 10:

·sensation dêtre dépressif(-ve) (voir aussi « Avertissements et précautions » dans la rubrique 2)

·sensation dêtre anxieux(-se) ou agité(e)

·difficultés de concentration

·tremblements

·maux de tête

·nausées, vomissements

·mal au ventre et autres troubles (comme la constipation), trouble du goût, bouche sèche

·fièvre, vertiges, sueurs, éruption cutanée (parfois à lorigine dune réaction allergique), démangeaisons.

Effets indésirables peu fréquents

Ils peuvent affecter jusquà 1 personne sur 100 :

·bourdonnements ou sifflements d'oreille, troubles visuels

·augmentation de la pression artérielle (parfois importante), bouffées de chaleur

·perte d'appétit (anorexie)

·sensation de fatigue

·douleurs thoraciques

·sensation dêtre confus(e)

·battements rapides du cur.

Effets indésirables rares

Ils peuvent affecterjusquà 1 personne sur 1 000 :

·crises convulsives (voir le début de cette rubrique)

·contractions musculaires, raideur musculaire, mouvements incontrôlés, trouble de la marche ou de la coordination (ataxie)

·palpitations

·évanouissement, sensation de malaise lors du passage rapide à la position debout, due à une chute de la pression artérielle

·sensation dêtre irritable ou hostile; rêves étranges (incluant des cauchemars)

·perte de mémoire

·fourmillements ou engourdissement

·réactions allergiques graves; éruption cutanée avec douleurs articulaires ou musculaires (voir le début de cette rubrique)

·mictions (action duriner) plus ou moins fréquentes que dhabitude

·éruptions cutanées sévères pouvant atteindre la bouche et dautres parties du corps et pouvant mettre en jeu le pronostic vital

·aggravation dun psoriasis (maladie de la peau caractérisée par des plaques épaisses de peau rouge)

·la peau et le blanc des yeux peuvent devenir jaunes (jaunisse), élévation des enzymes du foie, hépatite

·modification du taux de sucre dans le sang

·sentiment d'irréalité ou d'étrangeté (dépersonnalisation); voir et entendre des choses qui nexistent pas (hallucinations).

Effets indésirables très rares

Ils peuvent affecter jusquà 1 personne sur 10 000 :

·sentiment de nervosité, dagressivité

·sentir ou croire des choses irréelles (délires); méfiance excessive (paranoïa).

Autres effets indésirables

Dautres effets indésirables sont survenus chez un petit nombre de personnes mais leur fréquence exacte nest pas connue :

·idées suicidaires ou dangereuses pour soi-même lors de la prise de ZYBAN L.P. ou peu après larrêt du traitement (voir rubrique 2, « Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ZYBAN L.P.»). Si vous avez de telles pensées, contactez votre médecin ou rendez-vous dans un hôpital immédiatement

·perte de contact avec la réalité et incapacité à penser ou à juger clairement (psychose); dautres symptômes peuvent inclure des hallucinations et/ou des délires.

·Nombre réduit de globules rouges (anémie), nombre réduit de globules blancs (leucopénie) et nombre réduit de plaquettes (thrombocytopénie)

·Diminution du sodium dans le sang (hyponatrémie).

Effets dus à larrêt du tabac

Les personnes arrêtant de fumer souffrent souvent du sevrage en nicotine. Ceci peut également apparaître chez les patients traités par ZYBANL.P. Ces signes de sevrage en nicotine incluent :

·difficulté à sendormir

·tremblements ou sueurs

·sensation dêtre anxieux(-se), agité(e) ou dépressif(-ve), avec parfois des idées suicidaires.

Parlez-en à votre médecin si vous avez des problèmes sur ce que vous ressentez.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ZYBAN L.P 150 mg, comprimé à libération prolongée ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur lemballage. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas + 25°C.

A conserver dans lemballage extérieur dorigine.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l'égout ouavec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient ZYBAN L.P 150 mg, comprimé à libération prolongée  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Chlorhydrate de bupropion ...........150,00 mg

Pour un comprimé.

·Les autres composants sont :

Noyau : cellulose microcristalline, hypromellose, chlorhydrate de cystéine monohydraté, stéarate de magnésium.

Pelliculage : hypromellose, macrogol 400, dioxyde de titane (E171), cire de carnauba, encre d'impression noire (oxyde de fer noir : E172, hypromellose).

Quest-ce que ZYBAN L.P 150 mg, comprimé à libération prolongée et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Les comprimés de ZYBAN L.P. 150 mg, comprimé à libération prolongée sont des comprimés blancs pelliculés, biconvexes et ronds, portant l'inscription «GX CH7» sur une face.

Ils sont disponibles en boîtes de 30, 40, 50, 60 ou 100 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

LABORATOIRE GLAXOSMITHKLINE

23 RUE FRANCOIS JACOB

92500 RUEIL MALMAISON

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

LABORATOIRE GLAXOSMITHKLINE

23 RUE FRANCOIS JACOB

92500 RUEIL MALMAISON

Fabricant  Retour en haut de la page

GLAXO WELLCOME S.A

AVENIDA DE EXTREMADURAS, 3

09400 ARANDA DE DUERO (BURGOS)

ESPAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Conseils / education sanitaire

Dès que vous arrêterez de fumer :

·vous nabsorberez plus les substances irritantes et toxiques de la cigarette,

·vous pourrez constater certaines améliorations : disparition progressive des maux de tête, de la toux, de lirritation de la gorge, de lessoufflement,

·vous aurez souvent la satisfaction de retrouver un meilleur sommeil, la saveur des aliments, les odeurs et daméliorer vos performances physiques,

·vous diminuerez vos risques de développer un cancer du poumon ou une maladie cardiovasculaire.

Il nest jamais trop tard pour arrêter de fumer même si on a fumé longtemps et beaucoup.

Quest-ce que la dépendance tabagique ?

La dépendance au tabac est double :

·Dépendance psychologique :

Fumer une cigarette entraîne un rituel de gestes automatiques et répétitifs associé à des circonstances particulières (plaisir, réponse au stress, stimulation intellectuelle, soutien pour le moral, besoin du geste de convivialité). Il sagit de la dépendance psychologique et comportementale.

·Dépendance physique :

Le besoin de lorganisme en nicotine est dû aux effets de cette substance sur le système nerveux. Il sagit de la dépendance physique. La non-satisfaction de ce besoin entraîne une sensation de manque (voir description dans le chapitre Comment surmonter votre dépendance physique ?).

Comment surmonter votre dépendance psychologique ?

·Larrêt complet du tabac est nécessaire pour augmenter vos chances de succès, mais de plus :

oChoisissez un jour J dans la période qui vous paraît la plus favorable.

oJetez votre dernier paquet de cigarettes, votre briquet et rangez vos cendriers.

oDans un couple de fumeurs, il est préférable que la tentative darrêt soit faite en même temps par les deux conjoints.

·Prévenez vos proches et vos collègues de travail que vous cessez de fumer. Demandez-leur de respecter votre décision (ne pas fumer près de vous, ne plus vous proposer de cigarettes).

·Préparez-vous à faire face au désir de fumer. Il peut survenir brutalement et de manière intense surtout pendant les premières semaines après larrêt du tabac, mais ne dure pas plus de 3 ou 4 minutes.

·Vous devez prévoir ce que vous ferez dans ce cas-là et agir très vite pour ne pas craquer comme par exemple :

oboire un grand verre deau,

omâcher un chewing-gum,

ocompter jusquà 100,

ofaire quelques respirations profondes,

osortir de la pièce

ochanger dactivité...

·Evitez les situations associées à la prise de cigarettes (café, apéritif,...), évitez les tentations (installez-vous avec les non-fumeurs).

·Trouvez des compensations à la cigarette (loisirs, sport, activité culturelle...).

Comment surmonter votre dépendance physique ?

Si vous êtes dépendant à la nicotine, le succès de votre démarche peut nécessiter lutilisation de substituts nicotiniques.

Les troubles liés au sevrage peuvent persister longtemps et la durée du traitement devra être suffisante.

Si vous ressentez malgré le traitement, une sensation de manque persistante comme notamment :

·besoin impérieux de fumer,

·irritabilité, troubles du sommeil,

·agitation ou impatience,

·difficulté de concentration.

Prenez lavis de votre médecin ou de votre pharmacien car une adaptation du traitement peut être nécessaire.

Comment vous faire aider ?

·Le soutien des professionnels de santé

Laccompagnement, les conseils, le suivi que peut vous apporter votre médecin ou votre pharmacien seront précieux pendant les six premiers mois de votre arrêt du tabac. Vous pouvez aussi recourir à une consultation spécialisée daide au sevrage tabagique, en particulier si vous avez déjà échoué.

·Le soutien psychologique

Arrêter de fumer nécessite un environnement familial et social favorable. Si vous craignez que les difficultés soient trop importantes, un soutien psychologique ou un traitement temporaire peut vous aider.

·La diététique

Dans les mois qui suivent larrêt du tabac, vous constaterez peut-être une prise de poids modérée.

Si vous avez des inquiétudes dans ce domaine, vous pouvez vous adresser à un professionnel de santé qui saura vous conseiller.

Vous avez recommencé à fumer, pourquoi ?

Considérez cette rechute comme un accident de parcours, comme un événement normal qui permet dapprendre : la rechute nest pas un échec.

Analysez les raisons pour lesquelles vous avez repris le tabac.

·A cause de la dépendance physique

Celle-ci peut avoir été mal prise en compte ou bien réapparaître au bout de plusieurs mois, à loccasion, par exemple, de séjours prolongés dans des atmosphères enfumées.

·A cause dune prise de poids jugée excessive

Il sera sans doute nécessaire de modifier un peu vos habitudes alimentaires avant votre prochaine tentative darrêt du tabac.

·A cause dune baisse de motivation, à cause dun événement douloureux ou dune période difficile, à cause de difficultés psychologiques apparues à larrêt du tabac (dépression, anxiété...), à cause dune situation très tentante. Comprenez la raison de cette rechute pour la prévenir si possible lors de la prochaine tentative.

Dans tous les cas, nhésitez pas à demander conseil auprès dun professionnel de santé ou à recourir à une consultation spécialisée daide au sevrage tabagique.

Si vous avez recommencé à fumer, ne vous découragez pas, lexpérience montre que vos chances de succès augmentent après une ou plusieurs tentatives darrêt.

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Source : ANSM

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