ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable

source: ANSM - Mis à jour le : 30/09/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Lisinopril dihydraté ...... 21,8 mg

(quantité correspondant à lisinopril anhydre). 20,0 mg

Hydrochlorothiazide .... 12,5 mg

Pour un comprimé de 225,00 mg

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé sécable.

Comprimé rond, blanc, gravé « 20 12.5 » sur une face et présentant une barre de sécabilité sur lautre face.

Le comprimé peut être divisé en deux demi-doses égales.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Traitement de l'hypertension artérielle en cas d'échec thérapeutique d'une monothérapie par un inhibiteur de l'enzyme de conversion.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

Chaque comprimé contient 20 mg de lisinopril et 12,5 mg d'hydrochlorothiazide.

·Fonction rénale normale : la posologie habituelle est d'un comprimé en une prise quotidienne à heure régulière.

·Insuffisance rénale :

oClairance de la créatinine entre 30 et 80 ml/min : la posologie initiale habituelle est d'un demi-comprimé en une prise quotidienne.

oLa baisse physiologique de la fonction rénale due à l'âge doit être prise en compte pour la détermination de la dose initiale.

oChez ces malades, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine, par exemple tous les deux mois en période de stabilité thérapeutique.

oClairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min ou créatininémie supérieure à 250 micromol/l : contre-indication.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·Hypersensibilité au lisinopril, à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ou à tout autre inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) ;

·Hypersensibilité à lhydrochlorothiazide ou à tout autre médicament dérivé des sulfamides ;

·Antécédent d'angio-dème associé à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion ;

·Angio-dème héréditaire ou idiopathique ;

·2ème et 3ème trimestres de la grossesse (cf. rubriques 4.4 et 4.6) ;

·Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min) ;

·Anurie ;

·Insuffisance hépatique sévère ;

·Encéphalopathie hépatique ;

·Lassociation de ZESTORETIC à des médicaments contenant de laliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Hypotension symptomatique

Au cours du traitement de l'hypertension artérielle non compliquée, il est rare dobserver une hypotension symptomatique. Néanmoins, une hypotension peut survenir plus fréquemment lorsque le lisinopril est administré chez l'hypertendu présentant une déplétion hydrique (e.g. traitement diurétique, régime hyposodé, dialyse, diarrhée ou vomissements) ou en cas d'hypertension sévère rénine-dépendante (cf. rubriques 4.5 et 4.8). Un suivi des électrolytes sériques doit être effectué chez de tels patients, à intervalles réguliers.

En cas de risque accru d'hypotension symptomatique, l'initiation du traitement et l'adaptation posologique doivent faire l'objet d'un suivi étroit.

Ces précautions s'appliquent également aux patients présentant une pathologie ischémique cardiaque ou cérébro-vasculaire, chez lesquels une diminution excessive de la pression artérielle pourrait entraîner un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.

En cas de survenue d'une hypotension, le patient doit être mis en position allongée et recevoir, si nécessaire, une perfusion IV de sérum salé. La survenue d'une hypotension transitoire n'est pas une contre-indication à la poursuite du traitement ; il peut généralement être poursuivi sans difficulté après correction de la volémie et normalisation de la pression artérielle.

En cas d'insuffisance cardiaque, accompagnée ou non d'insuffisance rénale, des cas d'hypotension symptomatique ont été observés. Ils sont plus fréquents en cas d'insuffisance cardiaque sévère (définie par l'utilisation de fortes doses de diurétiques de l'anse, la présence d'hyponatrémie ou d'insuffisance rénale fonctionnelle).

Chez certains patients insuffisants cardiaques présentant une pression artérielle normale ou basse, le lisinopril peut provoquer une baisse supplémentaire de la pression artérielle. Cet effet est prévisible et ne constitue généralement pas un motif d'arrêt du traitement. Si l'hypotension devient symptomatique, une diminution de la posologie, ou un arrêt du traitement par le lisinopril peuvent être nécessaires.

Hypotension à la phase aiguë de l'infarctus du myocarde

ZESTORETIC est indiqué exclusivement dans lhypertension artérielle et ne doit pas être administré à la phase aiguë de l'infarctus du myocarde chez les patients risquant de présenter une détérioration hémodynamique sévère supplémentaire après traitement par vasodilatateur ; en cas de survenue dun infarctus du myocarde accompagné de détérioration hémodynamique sévère, il est prudent denvisager larrêt de ZESTORETIC.

Sténose valvulaire aortique ou mitrale / cardiomyopathie hypertrophique.

Comme avec les autres IEC, le lisinopril doit être administré avec précaution en cas de sténose de la valve mitrale et en cas d'obstruction du flot ventriculaire gauche telle que sténose aortique ou cardiomyopathie hypertrophique.

Altération de la fonction rénale

Les diurétiques thiazidiques peuvent ne pas être appropriés chez les patients présentant une insuffisance rénale et sont inefficaces lorsque la clairance de la créatinine est ≤ 30 ml/min, ce qui correspond à une insuffisance rénale modérée ou sévère. En cas d'insuffisance rénale (ClCr < 80 ml/min), la posologie initiale du lisinopril doit être adaptée en fonction de la clairance de la créatinine, puis ajustée en fonction de la réponse au traitement. Lassociation lisinopril-hydrochlorothiazide ne doit pas être administrée aux patients présentant une insuffisance rénale (ClCr ≤ 80 ml/min) avant quune titration de chacun des principes actifs nait démontré la nécessité dune administration aux doses présentes dans un comprimé.

En cas d'insuffisance rénale légère à modérée (définie par une clairance de la créatinine comprise entre 30 ml/min et 80 ml/min), le traitement doit être initié par une posologie initiale réduite de moitié, puis celle-ci sera éventuellement ajustée en fonction de la réponse thérapeutique.

Chez ces malades et chez ceux atteints de néphropathie glomérulaire, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine (cf. rubrique 4.2).

En cas d'insuffisance cardiaque, une chute tensionnelle accompagnant l'initiation du traitement par IEC peut majorer l'altération de la fonction rénale. Des cas d'insuffisance rénale aiguë, habituellement réversibles, ont été rapportés dans cette situation.

Chez certains patients présentant une sténose bilatérale de l'artère rénale ou une sténose de l'artère rénale sur rein fonctionnel unique traités par IEC, des élévations de l'urémie et de la créatininémie, habituellement réversibles à l'arrêt du traitement, ont été décrites. Ce risque augmente en cas d'insuffisance rénale. En cas d'hypertension réno-vasculaire concomitante, le risque d'hypotension sévère et d'insuffisance rénale est accru. Le traitement doit alors être instauré sous surveillance médicale attentive, à posologie faible, avec une augmentation prudente des doses. Les diurétiques pouvant contribuer à la survenue de ces effets, ils doivent donc être interrompus et la fonction rénale doit être surveillée au cours des premières semaines de traitement par le lisinopril-hydrochlorothiazide.

Chez certains hypertendus sans maladie vasculaire rénale préexistante apparente, des cas daugmentation de lurémie et de la créatininémie, habituellement mineures et transitoires, ont été observés, en particulier lorsque le lisinopril était associé à un diurétique. Ce risque augmente en cas dinsuffisance rénale préexistante.

Une réduction de la posologie et/ou un arrêt du traitement par diurétique et/ou lisinopril doivent être envisagés.

Traitement diurétique préalable

Le traitement diurétique doit être interrompu 2 à 3 jours avant dinstaurer le traitement par ZESTORETIC. Si cela nest pas possible, le traitement doit être initié avec le lisinopril seul à une dose de 5 mg.

Transplantation rénale

ZESTORETIC ne doit pas être utilisé en cas de transplantation rénale puisquil ny a pas dexpérience chez les patients ayant fait récemment lobjet dune greffe de rein.

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que lassociation dinhibiteurs de lenzyme de conversion (IEC), dantagonistes des récepteurs de langiotensine-II (ARA II) ou daliskiren augmente le risque dhypotension, dhyperkaliémie et daltération de la fonction rénale (incluant le risque dinsuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par lassociation dIEC, dARA II ou daliskiren nest pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).

Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance dun spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de lionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints dune néphropathie diabétique.

Réactions anaphylactoïdes chez les patients hémodialysés

ZESTORETIC nest pas indiqué chez les patients nécessitant une dialyse pour insuffisance rénale. Des réactions anaphylactoïdes ont été observées chez les patients hémodialysés avec des membranes de haute perméabilité (ex : AN69) et traités par IEC. Chez ces patients, l'utilisation d'un autre type de membrane ou d'une autre classe d'antihypertenseurs devra être envisagée.

Réactions anaphylactoïdes au cours de l'aphérèse des LDL

Dans de rares cas, des réactions anaphylactoïdes potentiellement fatales ont été observées chez des patients traités par IEC au cours de l'aphérèse des LDL utilisant du dextran sulfate. Elles ont pu être évitées en interrompant temporairement le traitement par IEC avant chaque aphérèse.

Maladie hépatique

Les diurétiques thiazidiques doivent être utilisés avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou une maladie évolutive du foie, car des altérations mineures de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déclencher un coma hépatique (cf. rubrique 4.3). En cas datteinte hépatique, les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent induire une encéphalopathie hépatique. Dans ce cas, ladministration du diurétique doit être immédiatement interrompue.

Dans de très rares cas, les IEC ont été associés à un syndrome qui débute par un ictère cholestatique ou une hépatite et évolue vers une nécrose fulminante et (parfois) le décès. Le mécanisme de ce syndrome nest pas connu. En cas d'apparition d'ictère ou d'élévation marquée des enzymes hépatiques chez un patient traité par ZESTORETIC, le traitement doit être interrompu et un suivi médical approprié doit être mis en oeuvre.

Intervention chirurgicale / anesthésie

Au cours dinterventions chirurgicales majeures ou d'anesthésies utilisant des produits hypotenseurs, le lisinopril peut bloquer la formation d'angiotensine II secondaire à la libération compensatoire de rénine. En cas de survenue dune hypotension considérée comme liée à ce mécanisme, celle-ci peut être prise en charge par correction de la volémie.

Effets métaboliques et endocriniens

Chez le patient diabétique traité par antidiabétiques oraux ou insuline, un contrôle glycémique étroit doit être effectué au cours du 1er mois de traitement par IEC (cf. rubrique 4.5). Les diurétiques thiazidiques peuvent altérer la tolérance au glucose. Un ajustement de la posologie des antidiabétiques, y compris de l'insuline, peut être nécessaire. Leffet hyperglycémiant des diurétiques thiazidiques et apparentés est modeste. Néanmoins, chez le diabétique, le contrôle de la glycémie doit être systématique.

Une augmentation des taux de cholestérol et des triglycérides peut être associée à un traitement par diurétique thiazidique.

La déplétion hydrosodée induite par les thiazidiques réduit l'élimination urinaire d'acide urique. Chez les patients hyperuricémiques, la tendance aux accès de goutte peut être augmentée : la posologie sera adaptée en fonction des concentrations plasmatiques d'acide urique. Toutefois, le lisinopril peut augmenter l'acide urique urinaire et donc atténuer lhyperuricémie engendrée par l'hydrochlorothiazide.

Equilibre hydroélectrolytique

Une surveillance régulière des électrolytes plasmatiques sera effectuée à intervalles réguliers.

Une hypotension ou dautres signes cliniques de déséquilibre hydroélectrolytique, pouvant survenir à l'occasion d'un épisode intercurrent de diarrhée ou de vomissements, seront systématiquement recherchés.

Les diurétiques thiazidiques, dont lhydrochlorothiazide, peuvent entraîner un déséquilibre hydroélectrolytique (hypokaliémie, hyponatrémie et hypochlorémie, alcalose).

Les signes d'alerte d'un déséquilibre hydro-électrolytique sont sécheresse buccale, soif, faiblesse, léthargie, endormissement, douleurs musculaires ou crampes, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux tels que nausées ou vomissements.

Une déplétion chlorée est en général légère et ne nécessite pas de traitement.

Les dérivés thiazidiques peuvent augmenter lexcrétion urinaire de magnésium, ce qui peut entraîner une hypomagnésémie.

Natrémie

Elle doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers par la suite. Tout traitement diurétique peut en effet provoquer une hyponatrémie, aux conséquences parfois graves. Lhyponatrémie par dilution peut survenir chez les patients démateux lors de température élevée.

La baisse de la natrémie pouvant être initialement asymptomatique, un contrôle régulier est donc indispensable et doit être encore plus fréquent dans les populations à risque représentées par les sujets âgés, a fortiori dénutris, et les cirrhotiques (cf. rubriques 4.8 et 4.9).

Kaliémie

Des élévations de la kaliémie ont été observées chez des patients traités par IEC, y compris par le lisinopril. Les patients à risque de développer une hyperkaliémie sont : les patients insuffisants rénaux, les patients diabétiques, les patients en insuffisance cardiaque congestive, les sujets âgés, les patients traités par diurétiques épargneurs de potassium, potassium, ou prenant des substituts de sel contenant du potassium, ainsi que ceux traités par d'autres produits médicaments hyperkaliémiants (ex : héparine). Si la prise concomitante de ces produits est jugée nécessaire, une surveillance régulière de la kaliémie est recommandée (cf. rubrique 4.5).

La déplétion potassique avec hypokaliémie constitue le risque majeur des diurétiques thiazidiques et apparentés. Le risque de survenue d'une hypokaliémie (< 3,5 mmol/l) doit être prévenu dans certaines populations à risque représentées par les sujets âgés et/ou dénutris et/ou polymédiqués, les cirrhotiques avec oedèmes et ascite, les coronariens, les insuffisants cardiaques. En effet, dans ce cas, l'hypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque de troubles du rythme.

Les patients présentant un espace QT long à lECG sont également à risque, que lorigine en soit congénitale ou médicamenteuse. Lhypokaliémie (de même que la bradycardie) agit alors comme un facteur favorisant la survenue de troubles du rythme sévères, en particulier des torsades de pointes, potentiellement fatales.

L'association d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion à un diurétique hypokaliémiant n'exclut pas la survenue d'une hypokaliémie, notamment chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux.

Dans tous les cas, des contrôles plus fréquents de la kaliémie sont nécessaires. Le premier contrôle du potassium plasmatique doit être effectué au cours de la semaine qui suit la mise en route du traitement.

Calcémie

Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent diminuer l'excrétion urinaire du calcium et entraîner une augmentation légère et souvent transitoire de la calcémie.

Une hypercalcémie franche peut être en rapport avec une hyperparathyroïdie méconnue. Interrompre le traitement avant d'explorer la fonction parathyroïdienne.

Fonction rénale et diurétiques

Les diurétiques thiazidiques ne sont pleinement efficaces que lorsque la fonction rénale est normale ou peu altérée (évaluée par exemple par le calcul de la clairance de la créatinine à partir de la créatininémie).

Chez le sujet âgé, la valeur de la clairance de la créatinine doit être réajustée en fonction de l'âge, du poids et du sexe du patient, selon la formule de Cockroft*, par exemple :

*Clcr = (140 - âge) x poids/0.814 x créatininémie

avec : l'âge exprimé en années,

le poids en kg

la créatininémie en micromol/L.

Cette formule est valable pour les sujets âgés de sexe masculin, et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.

L'hypovolémie, secondaire à la perte d'eau et de sodium, induite par le diurétique en début de traitement, entraîne une réduction de la filtration glomérulaire. Il peut en résulter une augmentation de l'urée sanguine et de la créatininémie.

Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire peut aggraver une insuffisance rénale préexistante.

Hypersensibilité / Angio-dème

Un angio-dème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été observé dans des cas peu fréquents chez des patients traités par IEC, y compris par le lisinopril. Cet effet peut survenir à n'importe quel moment au cours du traitement.

Dans ces cas, le lisinopril doit être immédiatement arrêté et le patient doit être traité et surveillé jusqu'à disparition complète des symptômes. Une période prolongée d'observation peut-être nécessaire, même en cas de gonflement isolé de la langue sans détresse respiratoire, car le traitement par antihistaminiques et corticostéroïdes peut ne pas être suffisant.

De très rares cas de décès liés à un angio-dème associé à un dème du larynx ou de la langue ont été observés. L'atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx peut entraîner une obstruction des voies aériennes, particulièrement en cas d'antécédents de chirurgie des voies respiratoires. Dans ce cas, un traitement d'urgence doit être appliqué, ce traitement pouvant comprendre l'administration dadrénaline et/ou le maintien de la liberté des voies aériennes. Une surveillance médicale attentive doit être maintenue jusqu'à disparition complète et prolongée des symptômes.

Un taux plus élevé de survenue d'angio-dème a été observé chez les patients noirs traités par IEC par rapport aux autres patients.

Les patients ayant un antécédent d'angio-dème non lié à la prise d'un IEC peuvent présenter un risque accru d'angio-oedème sous IEC (cf. rubrique 4.3).

Des cas de photosensibilité ont été rapportés lors de lutilisation des diurétiques thiazidiques, avec ou sans antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique. Une exacerbation ou une activation d'un lupus érythémateux disséminé ont été rapportées avec l'utilisation de diurétiques thiazidiques (cf. rubrique 4.8). En cas de survenue de réaction de photosensibilisation sous traitement, il est recommandé dinterrompre le traitement. Si une réadministration du traitement est indispensable, il est recommandé de protéger les zones exposées au soleil et aux UVA artificiels.

Désensibilisation

Les patients traités par IEC au cours d'une désensibilisation (ex : venin d'hyménoptère) présentent des réactions anaphylactoïdes prolongées. Ces réactions ont pu être évitées en interrompant temporairement l'IEC mais elles sont réapparues lors de la ré-administration accidentelle du traitement.

Neutropénie / Agranulocytose

Une neutropénie /agranulocytose, une thrombocytopénie et une anémie ont été rapportées au cours du traitement par IEC. Il est rare d'observer une neutropénie chez un patient à fonction rénale normale, sans autre facteur de complications. La neutropénie et lagranulocytose sont réversibles à l'arrêt du traitement. Le lisinopril doit être administré avec une prudence extrême en cas de collagénose, de traitement concomitant par immunosuppresseur, allopurinol ou procainamide, ou lorsque plusieurs de ces facteurs sont associés, surtout en cas daltération pré-éxistante de la fonction rénale. Certains de ces patients ont développé des infections sévères, ne répondant pas, dans quelques cas, à une antibiothérapie intensive. Si le lisinopril est administré chez de tels patients, une surveillance périodique des leucocytes est recommandée et il convient dinformer le patient de signaler tout signe d'infection.

Myopie aigue et glaucome secondaire à angle fermé :

Les sulfonamides ou leurs dérivés peuvent provoquer une réaction idiosyncrasique qui peut conduire à une myopie transitoire et à un glaucome aigu à angle fermé. Lhydrochlorothiazide étant un sulfonamide, seuls quelques cas isolés de glaucome aigu à angle fermé ont été rapportés à ce jour sans lien de causalité définitif avec la prise de lhydrochlorothiazide. Les symptômes qui incluent une apparition soudaine de la diminution de lacuité visuelle ou des douleurs oculaires surviennent en général quelques heures ou quelques semaines après linitiation du traitement. Un glaucome aigu à angle fermé non traité peut conduire à la perte définitive de la vision. Le premier traitement consiste à arrêter aussi rapidement que possible lhydrochlorothiazide. Des mesures médicales ou chirurgicales doivent être envisagées si la pression intraoculaire demeure non contrôlée. Les facteurs de risque de développer un glaucome aigu à angle fermé pourraient inclure des antécédents dallergie à la pénicilline ou aux sulfonamides.

Origine ethnique

Un taux plus élevé de survenue d'angio-dème a été observé chez les patients noirs traités par IEC par rapport aux autres patients.

Comme avec les autres IEC, l'effet antihypertenseur du lisinopril peut-être moins marqué chez les patients de population noire que chez les autres populations de patients ; à cause dune prévalence accrue de patients à faible activité rénine dans la population noire hypertendue.

Toux

La survenue de toux a été rapportée lors de l'utilisation des IEC. Elle est caractérisée par son aspect non productif, sa persistance, ainsi que par sa disparition à l'arrêt du traitement.

La toux induite par les IEC doit être prise en compte lors de l'établissement d'un diagnostic différentiel de toux.

Lithium

ZESTORETIC est généralement déconseillé en association avec le lithium en raison dune potentialisation de la toxicité du litium (cf. rubrique 4.5).

Sportifs

L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

Sujets âgés

La fonction rénale et la kaliémie sont appréciées avant le début du traitement (cf. rubrique 4.2). La dose initiale sera ajustée ultérieurement en fonction de la réponse tensionnelle, a fortiori en cas de déplétion hydrosodée, afin déviter toute hypotension de survenue brutale.

Grossesse

Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement IEC soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (cf. rubriques 4.3 et 4.6).

Enfant

Lefficacité et la tolérance de ZESTORETIC chez lenfant nayant pas été établies, son utilisation chez lenfant est déconseillée.

Allaitement

Ladministration de ZESTORETIC est déconseillée chez la femme qui allaite (cf. rubrique 4.6).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

LIEES AU LISINOPRIL ET A LHYDROCHLOROTHIAZIDE

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone

Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par lutilisation concomitante dinhibiteurs de lenzyme de conversion , dantagonistes des récepteurs de langiotensine II ou daliskiren est associé à une fréquence plus élevée dévénements indésirables tels que lhypotension, lhyperkaliémie et laltération de la fonction rénale (incluant linsuffisance rénale aiguë) en comparaison à lutilisation dun seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).

Activateurs du plasminogène tissulaire

Lassociation avec des activateurs du plasminogène tissulaire peut augmenter le risque dangio-dème.

Associations déconseillées

·Lithium

Augmentation de la lithémie, avec signes de surdosage en lithium pouvant atteindre des valeurs toxiques, comme lors dun régime désodé (diminution de l'excrétion rénale et urinaire du lithium). Si lassociation ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium (cf. rubrique 4.4).

Associations faisant l'objet de précautions demploi

·Diurétiques épargneurs de potassium (seuls ou associés)

Lassociation rationnelle, utile pour certains patients, nexclut pas la survenue dhypokaliémie ou, en particulier chez linsuffisant rénal et le diabétique, dhyperkaliémie.

Surveiller la kaliémie, éventuellement lECG et, sil y a lieu, reconsidérer le traitement.

·Médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) dont l'acide acétylsalicylique

L'administration chronique d'AINS (y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase-2) peut diminuer l'effet antihypertenseur d'un IEC. Les AINS et les IEC peuvent exercer un effet additif sur la détérioration de la fonction rénale. Ces effets sont généralement réversibles. Rarement, une insuffisance rénale aigue peut survenir, en particulier chez les patients ayant une fonction rénale altérée comme les personnes âgées ou déshydratées.

AINS : insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté, sujets traités par diurétiques, avec une fonction rénale altérée) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices due aux anti-inflammatoires non stéroïdiens). Par ailleurs, réduction de leffet antihypertenseur.

Pour des doses anti-inflammatoires d'acide acétylsalicylique (≥ 1g par prise et/ou ≥ 3g par jour) ou pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3g par jour) : insuffisance rénale aiguë chez le malade déshydraté, par diminution de la filtration glomérulaire secondaire à une diminution de la synthèse des prostaglandines rénales. Par ailleurs, réduction de l'effet antihypertenseur.

Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement.

Associations à prendre en compte

·Alpha-bloquants à visée urologique (alfuzosine, doxazosine, prazosine, silodosine, tamsulosine, térazosine)

Majoration de leffet hypotenseur. Risque majoré dhypotension orthostatique.

·Amifostine

Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique.

·Antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques

Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique.

·Antihypertenseur alpha-bloquants (doxazosine, prazosine, urapidil)

Majoration de leffet hypotenseur. Risque majoré dhypotension orthostatique.

·Dérivés nitrés et apparentés

Majoration du risque dhypotension, notamment orthostatique.

·Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif) et minéralocorticoïdes

Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).

·Médicaments à lorigine dune hypotension orthostatique

Risque de majoration dune hypotension, notamment orthostatique.

LIEES AU LISINOPRIL

Associations déconseillées

·Aliskiren

Risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale, daugmentation de la morbi-mortalité cardiovasculaire. De plus, cette association est contre-indiquée chez le patient diabétique ou insuffisant rénal.

·Diurétiques épargneurs de potassium seuls ou associés (amiloride, canrénoate de potassium, spironolactone, triamtérène)

Sauf en cas dhypokaliémie : risque dhyperkaliémie potentiellement létale, surtout lors dune insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants).

Si lassociation est justifiée, contrôle strict de la kaliémie et de la fonction rénale.

·Potassium (sels de)

Hyperkaliémie potentiellement létale, surtout lors d'une insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants).

·Estramustine

Risque de majoration des effets indésirables à type ddème angio-neurotique (angio-dème).

Associations faisant l'objet de précautions demploi

·Antidiabétiques (insulines, sulfamides hypoglycémiants)

L'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par insuline ou sulfamides hypoglycémiants. Ce phénomène semble être plus susceptible de se produire pendant les premières semaines de traitement combiné et chez les patients atteints d'insuffisance rénale. La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en insuline).

Renforcer lautosurveillance glycémique.

·Diurétiques hypokaliémiants

Risque dhypotension artérielle brutale et/ou dinsuffisance rénale aiguë lors de linstauration ou de laugmentation de la posologie dun traitement par un inhibiteur de lenzyme de conversion en cas de déplétion hydrosodée préexistante.

Dans lhypertension artérielle, lorsquun traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée, il faut :

osoit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par linhibiteur de lenzyme de conversion, et réintroduire un diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement ;

osoit administrer des doses initiales réduites dinhibiteur de lenzyme de conversion et augmenter progressivement la posologie.

Dans tous les cas, surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du traitement par linhibiteur de lenzyme de conversion.

·Eplerenone

Majoration du risque dhyperkaliémie, notamment chez le sujet âgé.

Contrôle strict de la kaliémie et de la fonction rénale pendant lassociation.

·Spironolactone

Avec la spironolactone à la posologie de 12,5 à 50 mg par jour, et avec des doses faibles d'IEC.

Vérifier au préalable labsence dhyperkaliémie et dinsuffisance rénale. Surveillance biologique étroite de la kaliémie et de la créatininémie (1 fois par semaine pendant le premier mois, puis une fois par mois ensuite).

Associations à prendre en compte

·Antagonistes des récepteurs de langiotensine II

Dans les indications où cette association est possible, risque accru de dégradation de la fonction rénale, voire insuffisance rénale aiguë, et majoration de lhyperkaliémie, ainsi que de lhypotension et des syncopes.

·Gliptines

Majoration du risque de la survenue dangio-dèmes, par réduction de lactivité de lenzyme dipeptidyl peptidase IV (DPP-IV) par la gliptine, chez les patients traités par inhibiteur de lenzyme de conversion.

·Médicaments hyperkaliémiants

Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue dune hyperkaliémie : les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de lenzyme de conversion, les antagonistes de langiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), les immunosuppresseurs comme la ciclosporine ou le tacrolimus, le triméthoprime.

Lassociation de ces médicaments majore le risque dhyperkaliémie, devenant potentiellement létale. Ce risque est particulièrement important avec les diurétiques épargneurs de potassium, notamment lorsquils sont associés entre eux ou avec des sels de potassium, tandis que lassociation dun IEC et dun AINS, par exemple, est à moindre risque dès linstant que sont mises en uvre les précautions recommandées.

Pour connaître les risques et les niveaux de contrainte spécifiques aux médicaments hyperkaliémiants, il convient de se reporter aux interactions propres à chaque substance.

Toutefois, certaines substances, comme le triméthoprime, ne font pas lobjet dinteractions spécifiques au regard de ce risque. Néanmoins, ils peuvent agir comme facteurs favorisants lorsquils sont associés à dautres médicaments déjà mentionnés dans ce chapeau.

·Sels dor

Avec les sels dor administrés par voie IV : risque de réaction « nitritoïde » à lintroduction de lIEC (nausées, vomissements, effets vasomoteurs à type de flush, vertiges, hypotension, éventuellement collapsus).

Autres interactions

·Sympathomimétiques

Les sympathomimétiques peuvent réduire leffet antihypertenseurs des IEC.

·Allopurinol

L'administration concomitante dIEC et dallopurinol augmente le risque de lésions rénales et peut conduire à un risque accru de leucopénie.

·Agents cytostatiques, immunosuppresseurs, procainamide

L'administration concomitante dIEC peut entraîner un risque accru de leucopénie (cf. rubrique 4.4).

LIEES A LHYDROCHLOROTHIAZIDE

Associations faisant l'objet de précautions demploi

·Antagonistes des récepteurs de langiotensine II

Risque dhypotension artérielle brutale et/ou dinsuffisance rénale aiguë lors de linstauration ou de laugmentation de la posologie dun traitement par un antagoniste de langiotensine II en cas de déplétion hydrosodée préexistante.

Dans lhypertension artérielle, lorsquun traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hyrdosodée, il faut :

osoit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par lantagoniste de langiotensine II, et réintroduire un diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement ;

osoit administrer des doses initiales réduites dantagoniste de langiotensine II et augmenter progressivement la posologie.

Dans tous les cas : surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du traitement par lantagoniste de langiotensine II.

Risque dhypotension artérielle brutale et/ou dinsuffisance rénale aiguë lors de linstauration du traitement par un antagoniste de langiotensine II en cas de déplétion hydrosodée préexistante.

·Carbamazépine

Risque dhyponatrémie symptomatique.

Surveillance clinique et biologique. Si possible, utiliser une autre classe de diurétiques.

·Digitaliques

Risque dhypokaliémie favorisant les effets toxiques des digitaliques.

Corriger auparavant toute hypokaliémie et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

·Inhibiteurs de lenzyme de conversion

Risque dhypotension artérielle brutale et/ou dinsuffisance rénale aiguë lors de linstauration ou de laugmentation de la posologie dun traitement par un inhibiteur de lenzyme de conversion on cas de déplétion hydrosodée préexistante.

Dans lhypertension artérielle, lorsquun traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée, il faut :

osoit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par lIEC, et réintroduire un diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement ;

osoit administrer des doses initiales réduites dIEC et augmenter progressivement la posologie.

Dans tous les cas : surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du traitement par IEC.

·Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointe (sauf sultopride cf. association déconseillée) : antiarythmqiues de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide), antiarythmiques de classe III (amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide,) ; certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, , dropéridol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipamipérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, thioridazine), autres : bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, halofantrine, luméfantrine, méthadone, moxifloxacine mizolastine, pentamidine, sertindole, spiramycine IV, vincamine IV.

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Corriger toute hypokaliémie avant dadministrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

·Médicaments hypokaliémiants

Lhypokaliémie est un facteur favorisant lapparition de troubles du rythme cardiaque (torsades de pointes, notamment) et augmentant la toxicité de certains médicaments, par exemple la digoxine.

De ce fait, les médicaments, qui peuvent entraîner une hypokaliémie ou une perte de potassium peuvent potentialiser leffet hypokaliémiant de lhydrochlorothiazide et sont impliqués dans un grand nombre dinteractions. Il sagit des diurétiques hypokaliémiants, seuls ou associés, des laxatifs stimulants, des glucocorticoïdes, des dérivés de lacide salicylique, du tétracosactide, du carbenoxolone, de la corticotropine (ACTH), des stéroïdes et de lamphotéricine B (voie IV).

Risque majoré dhypokaliémie.

Surveillance de la kaliémie avec si besoin correction.

·Metformine

Acidose lactique due à la metformine déclenchée par une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle liée aux diurétiques et plus spécialement aux diurétiques de l'anse.

Ne pas utiliser la metformine lorsque la créatininémie dépasse 15 mg/litre (135 micromoles/litre) chez l'homme et 12 mg/litre (110 micromoles/litre) chez la femme.

·Produits de contraste iodés

En cas de déshydratation provoquée par les diurétiques, risque majoré d'insuffisance rénale fonctionnelle aiguë, en particulier lors de l'utilisation de doses importantes de produits de contraste iodés

Réhydratation avant administration du produit iodé.

Associations à prendre en compte

·Autres médicaments hyponatrémiants

Majoration du risque dhyponatrémie.

·Calcium (sels de)

Risque d'hypercalcémie par diminution de l'élimination urinaire du calcium. Si un traitement par des suppléments calciques ou de la vitamine D doit être prescrit, la calcémie devra être surveillée et les doses ajustées en conséquence.

·Ciclosporine

Risque d'augmentation de la créatininémie sans modification des concentrations sanguines de ciclosporine, même en l'absence de déplétion hydrosodée. Egalement, risque d'hyperuricémie et de complications comme la goutte.

Autres interactions

·Cholestyramine

Risque de retard ou de réduction de l'absorption de l'hydrochlorothiazide. Par conséquent, les diurétiques sulfonamides doivent être pris au moins 1 heure avant ou 4-6 heures après la prise de ce traitement.

·Myorelaxants non-dépolarisants

Risque de potentialisation des effets des myorelaxants non-dépolarisants (tubocurarine par exemple) par les diurétiques thiazidiques.

Suppléments en potassium, diurétiques épargneurs de potassium, substituts de sel contenant du potassium et autres médicaments pouvant augmenter le taux de potassium sérique

Leffet hypokaliémiant des diurétiques thiazidiques est généralement atténué par leffet hyperkaliémiant du lisinopril. Lutilisation de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium ou de substituts de sel contenant du potassium ainsi que dautres médicaments pouvant augmenter la kaliémie (héparine, cotrimoxazole), en particulier chez les patients présentant une insuffisance rénale, peut conduire à une augmentation significative de la kaliémie. Si une utilisation concomitante de lassociation lisinopril hydrochlorothiazide et de lun de ces médicaments est jugée nécessaire, celle‑ci devra se faire avec précaution et une surveillance fréquente de la kaliémie.

·Antidiabétiques

Risque daltération de la tolérance au glucose. Un ajustement de la posologie des antidiabétiques, y compris de linsuline, peut être nécessaire.

·Diazoxide

Risque de potentialisation de leffet hyperglycémique du diazoxide.

·Autres agents vasopresseurs

Risque de diminution de la réponse artérielle à la noradrénaline. Cette diminution nest toutefois pas suffisante pour altérer lefficacité des vasopresseurs lors dune utilisation thérapeutique.

·Médicaments cytotoxiques

Les diurétiques thiazidiques peuvent réduire lélimination rénale des médicaments cytotoxiques (cyclophosphamide, méthotrexate) et potentialiser leurs effets myélosuppresseurs.

·Alcool, barbituriques ou anesthésiques

Risque daggravation de lhypotension orthostatique par la prise concomitante dalcool, de barbituriques ou danesthésiques.

·Amantadine

Risque de majoration de survenue deffets indésirables causés par lamantadine.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

LISINOPRIL

L'utilisation des IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L'utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.

L'exposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une ftotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas d'exposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé d'effectuer une échographie ftale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).

HYDROCHLOROTHIAZIDE

Les données concernant l'utilisation de l'hydrochlorothiazide pendant la grossesse, et particulièrement pendant le 1er trimestre, sont limitées. Les études animales sont insuffisantes.

L'hydrochlorothiazide traverse la barrière placentaire. Compte-tenu du mécanisme d'action pharmacologique de l'hydrochlorothiazide, son utilisation au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse peut diminuer la perfusion fto-placentaire et entraîner des effets ftaux et néonataux tels qu'un ictère, un déséquilibre électrolytique et une thrombopénie.

L'hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour traiter l'oedème gestationnel, l'hypertension gestationnelle ou la pré-éclampsie en raison du risque de diminution de la volémie et d'hypoperfusion placentaire, sans effet bénéfique sur l'évolution de la maladie.

L'hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé pour traiter l'hypertension artérielle essentielle chez les femmes enceintes sauf dans les rares cas où aucun autre traitement n'est possible.

Allaitement

LISINOPRIL

En raison de l'absence d'information disponible sur l'utilisation de ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable, au cours de l'allaitement, ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable est déconseillé. Il est préférable d'utiliser d'autres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant l'allaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.

HYDROCHLOROTHIAZIDE

L'hydrochlorothiazide est excrété dans le lait maternel en faibles quantités. Les thiazidiques à haute dose, provoquant une diurèse importante, peuvent inhiber la production de lait. L'utilisation de ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable durant l'allaitement n'est pas recommandée. Si ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable est utilisé au cours de l'allaitement, les doses utilisées doivent être les plus faibles possibles.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Comme d'autres antihypertenseurs, ZESTORETIC peut avoir un effet, dintensité légère à modérée, sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Ces effets apparaissent particulièrement au début du traitement ou lorsque la dose est modifiée, et également lorsqu'il est utilisé en combinaison avec de l'alcool, mais ceux-ci dépendent de la sensibilité de l'individu.

Les patients amenés à conduire des véhicules ou à utiliser des machines doivent être attentifs à la survenue possible de vertiges et de fatigue.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont la toux, les sensations vertigineuses, l'hypotension, des maux de tête qui peuvent survenir dans 1 à 10% des patients traités. Dans les études cliniques, les effets indésirables ont habituellement été dintensité légère et transitoire, et dans la plupart des cas, n'ont pas exigé l'interruption du traitement.

Les effets indésirables suivants ont été observés et rapportés au cours du traitement par lisinopril et/ou hydrochlorothiazide selon les fréquences suivantes : très fréquent (³10 %), fréquent (³1 %, < 10 %), peu fréquent (³ 0,1, < 1 %), rare (³ 0,01, < 0,1 %), très rare (< 0,01 %), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

LIES A lASSOCIATION LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare

Très rare

Anémie

Dépression de la moelle osseuse, thrombocytopénie, leucopénie, agranulocytose, anémie hémolytique

Troubles endocriniens

Rare

Syndrome de sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique (SIADH)

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquent

Rare

Goutte

Hyperglycémie, hypokaliémie, hyperuricémie, hyperkaliémie

Affections du système nerveux et affections psychiatriques

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Etourdissements, céphalées, paresthésie

Symptômes dépressifs

Troubles olfactifs

Affections cardiovasculaires

Fréquent

Peu fréquent

Troubles orthostatiques (dont hypotension), syncope

Palpitations

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent

Toux

Affections gastro-intestinales

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Diarrhée, nausées, vomissements

Sécheresse buccale

Pancréatite

Angio-dème intestinal

Affections hépatobiliaires

Très rare

Hépatite hépatocellulaire ou cholestatique, ictère, insuffisance hépatique

Très rarement, il a été rapporté chez certains patients une évolution dune hépatite en insuffisance hépatique. Les patients traités par une association lisinopril-hydrochlorothiazide qui développent une jaunisse ou une élévation marquée des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement et recevoir un suivi médical approprié.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent

Rash

Peu fréquent

Hypersensibilité/dème angioneurotique : dème angioneurotique de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx (cf. rubrique 4.4)

Très rare

Pseudolymphome cutané

Des cas associant un ou plusieurs des symptômes suivants : fièvre, vascularite, myalgies, arthralgies/arthrite, présence danticorps anti-nucléaires, augmentation de la vitesse de sédimentation, éosinophilie et leucocytose, rash, photosensibilisation ou autres manifestations cutanées ont été rapportés

Affections musculo-squelettiques, osseuses et systémiques

Fréquent

Rare

Crampes musculaires

Faiblesse musculaire

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquent

Impuissance

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Fréquent

Peu fréquent

Fatigue, asthénie

Gêne thoracique

Investigations

Fréquent

Elévation de lurémie, de la créatininémie, des enzymes hépatiques, diminution de lhémoglobine

Peu fréquent

Diminution de lhématocrite

Rare

Elévation de la bilirubinémie

LIES AU LISINOPRIL

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare

Diminution de lhémoglobine et de lhématocrite

Très rare

Dépression de la moelle osseuse, anémie, thrombocytopénie, leucopénie, neutropénie, agranulocytose (cf. rubrique 4.4), anémie hémolytique, lymphadénopathie, maladie autoimmune

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Très rare

Hypoglycémie

Affections du système nerveux et affections psychiatriques

Fréquent

Etourdissements, céphalées, syncope

Peu fréquent

Troubles de lhumeur, paresthésie, vertiges, troubles du goût, troubles du sommeil

Rare

Confusion mentale,

Fréquence indéterminée

Hallucinations, syndromes dépressifs,

Affections cardiovasculaires

Fréquent

Troubles orthostatiques (dont hypotension)

Peu fréquent

Infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral, pouvant être secondaires à une hypotension excessive chez des patients à haut risque (cf. rubrique 4.4), palpitations, tachycardie, syndrome de Raynaud

Fréquence indéterminée

Rougeurs

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent

Toux (cf. rubrique 4.4)

Peu fréquent

Rhinite

Très rare

Bronchospasme, sinusite, alvéolite allergique/pneumonie à éosinophiles

Affections gastro-intestinales

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Diarrhée, vomissements

Nausées, douleurs abdominales, troubles digestifs

Sécheresse buccale

Pancréatite, angio-dème intestinal

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent

Elévation de la bilirubinémie, des enzymes hépatiques

Très rare

Hépatite hépatocellulaire ou cholestatique, ictère, insuffisance hépatique (cf. rubrique 4.4)

Très rarement, il a été rapporté chez certains patients une évolution dune hépatite en insuffisance hépatique. Les patients traités par une association lisinopril-hydrochlorothiazide qui développent une jaunisse ou une élévation marquée des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement et recevoir un suivi médical approprié.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent

Rash, prurit, hypersensibilité/dème angioneurotonique : dème angioneurotonique de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx (cf. rubrique 4.4)

Rare

Urticaire, alopécie, psoriasis

Très rare

Diaphorèse, pemphigus, nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens Johnson, érythème polymorphe, pseudolymphome cutané

Des cas associant un ou plusieurs des symptômes suivants : fièvre, vascularite, myalgies, arthralgies/arthrite, présence danticorps anti-nucléaires, augmentation de la vitesse de sédimentation, éosinophilie et leucocytose, éruption cutanée rash, photosensibilisation ou autres manifestations cutanées ont été rapportés

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent

Rare

Très rare

Dysfonction rénale

Urémie, insuffisance rénale aigüe

Oligurie/anurie

Affections des organes de reproduction et du sein

Peu fréquent

Rare

Impuissance

gynécomastie

Troubles endocriniens

Rare

Syndrome de sécrétion inappropriée dhormone antidiurétique (SIADH)

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Peu fréquent

Fatigue, asthénie

Investigations

Peu fréquent

Rare

Elévation de lurémie, de la créatinémie, hyperkaliémie

Hyponatrémie

LIES A LHYDROCHLOROTHIAZIDE fréquence indéterminée)

Au plan clinique :

Infections et infestations

Sialadénite

Affections hématologiques et du système lymphatique

Leucopénie, neutropénie/agranulocytose, thrombopénie, anémie aplasique, anémie hémolytique, dépression de la moelle osseuse

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Anorexie, hyperglycémie, glycosurie, hyperuricémie, déséquilibre électrolytique (notamment hyponatrémie, hypokaliémie, alcalose hypochlorémique et hypomagnésémie), augmentation du cholestérol et des triglycérides, goutte

Affections psychiatriques

Agitation, dépression, troubles du sommeil

Affections du système nerveux

Perte dappétit, paresthésie, sensation de tête vide

Affections oculaires

Xanthopsie, vision trouble transitoire, myopie aigue et glaucome aigu secondaire à angle fermé

Affections de loreille et du labyrinthe

Vertige

Affections cardiaques

Hypotension orthostatique, arythmie cardiaque

Affections vasculaires

Angéite nécrosante (vascularite, vascularite cutanée)

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Détresse respiratoire (notamment pneumopathie inflammatoire et dème pulmonaire)

Affections gastro-intestinales

Irritation gastrique, diarrhée, constipation, pancréatite

Affections hépatobiliaires

Ictère (ictère par cholestase intrahépatique)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Réaction de photosensibilité (voir rubrique 4.4), rash, lupus érythémateux cutané, urticaire, réaction anaphylactique, nécrolyse épidermique toxique, purpura

Affections musculo-squelettiques, du tissu conjonctif et des os

Spasme musculaire, faiblesse musculaire, activation/réactivation dun lupus érythémateux disséminé

Affections rénales et des voies urinaires

Altération de la fonction rénale, néphrite interstitielle

Troubles généraux

Fièvre, faiblesse

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Les symptômes liés au surdosage en IEC peuvent inclure : hypotension, choc circulatoire, perturbations électrolytiques, insuffisance rénale, hyperventilation, tachycardie, palpitations, bradycardie, sensations vertigineuses, anxiété et toux.

Le traitement recommandé consiste en une perfusion IV de solution saline. En cas dhypotension, le patient doit être positionné en décubitus dorsal. Si nécessaire, ladministration dangiotensine II en perfusion et/ou de catécholamines par voie IV pourra être envisagée. En cas dingestion récente, des mesures visant à lélimination du lisinopril doivent être prises (vomissement, lavage gastrique, administration dagents absorbants, sulfate de sodium). Le lisinopril peut être éliminé de la circulation sanguine par hémodialyse (cf. rubrique 4.4). La pose de pacemaker est indiquée en cas de bradycardie résistante au traitement. Un contrôle des signes vitaux, des électrolytes plasmatiques et de la créatininémie devra être effectué fréquemment.

Les signes de l'intoxication aiguë par hydrochlorothiazide se manifestent surtout par des désordres hydro-électrolytiques (hyponatrémie, hypokaliémie).

Cliniquement, possibilité de nausées, vomissements, hypotension artérielle, crampes, vertiges, somnolence, états confusionnels, polyurie ou oligurie allant jusqu'à l'anurie (par hypovolémie), augmentation de la diurèse, diminution du niveau de conscience (y compris coma), convulsions, parésie, arythmies cardiaques et insuffisance rénale. Les bradycardies et les réactions vagales étendues doivent être traitées par ladministration datropine. Si des digitaliques ont également été administrés, lhypokaliémie peut accentuer larythmie cardiaque.

Les premières mesures consistent à éliminer rapidement le ou les produits ingérés par lavage gastrique et/ou administration de charbon activé puis à restaurer l'équilibre hydro-électrolytique dans un centre spécialisé jusqu'à normalisation.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : INHIBITEUR DE LENZYME DE CONVERSION (IEC) ET DIURETIQUES - Code ATC : C09BA03

LIEES AUX LISINOPRIL

Mécanisme daction

Le lisinopril est un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) de l'angiotensine I en angiotensine II, substance vasoconstrictrice mais également stimulant de la sécrétion d'aldostérone par le cortex surrénalien.

Il en résulte :

·une diminution de la sécrétion d'aldostérone,

·une élévation de l'activité rénine plasmatique, l'aldostérone n'exerçant plus de rétrocontrôle négatif,

·une baisse des résistances périphériques totales avec une action préférentielle sur les territoires musculaire et rénal, sans que cette baisse ne s'accompagne de rétention hydrosodée ni de tachycardie réflexe, en traitement chronique.

L'action antihypertensive du lisinopril se manifeste aussi chez les sujets ayant des concentrations de rénine basses ou normales.

Lutilisation de lassociation dun inhibiteur de lenzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes).

Létude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints dun diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. Létude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.

En comparaison à une monothérapie, ces études nont pas mis en évidence deffet bénéfique significatif sur lévolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors quil a été observé une augmentation du risque dhyperkaliémie, dinsuffisance rénale aiguë et/ou dhypotension.

Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques.

Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.

Létude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but dévaluer le bénéfice de lajout daliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARAII chez des patients atteints dun diabète de type 2 et dune insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison dune augmentation du risque dévénements indésirables. Les décès dorigine cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que lhyperkaliémie, lhypotension et linsuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.

Caractéristiques de l'activité antihypertensive

Le lisinopril est actif à tous les stades de l'hypertension artérielle : légère, modérée ou sévère. On observe une réduction des pressions artérielles systolique et diastolique, en décubitus et en orthostatisme.

L'activité antihypertensive après une prise unique se manifeste dès la 1ère heure, est maximale à 6 heures et se maintient au moins pendant 24 heures, sans modification du rythme circadien de la pression artérielle.

Le blocage résiduel de l'enzyme de conversion à 24 heures se situe aux environs de 80 %.

Chez les patients répondeurs, la normalisation tensionnelle se maintient sans échappement.

L'arrêt du traitement ne s'accompagne pas d'un rebond de l'hypertension artérielle.

Les IEC peuvent avoir une activité antihypertensive moins marquée chez les patients hypertendus des populations noires que chez ceux des autres populations. Cette différence disparaît lorsquun diurétique est associé.

LIEES A L'HYDROCHLOROTHIAZIDE

L'hydrochlorothiazide est un diurétique thiazidique qui agit en inhibant la réabsorption du sodium au niveau du segment cortical de dilution. Il augmente l'excrétion urinaire du sodium et des chlorures et, à un moindre degré, l'excrétion du potassium et du magnésium, accroissant de la sorte la diurèse et exerçant une action antihypertensive.

Le délai d'apparition de l'activité diurétique est d'environ 2 heures.

Cette activité est maximale au bout de 4 heures et se maintient de 6 à 12 heures.

Il existe un plateau de l'effet thérapeutique des diurétiques thiazidiques au-delà d'une certaine dose, tandis que les effets indésirables continuent d'augmenter : en cas d'inefficacité du traitement, ne pas chercher à augmenter les doses.

LIEES A L'ASSOCIATION

Au cours d'études cliniques, l'administration concomitante de lisinopril et d'hydrochlorothiazide a entraîné des réductions plus importantes de la pression artérielle qu'avec chacun des produits administrés seul.

L'administration de lisinopril inhibe l'axe rénine-angiotensine-aldostérone et tend à réduire la perte potassique induite par l'hydrochlorothiazide.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

LIEES AU LISINOPRIL

Absorption

Par voie orale, le lisinopril est rapidement absorbé.

La quantité absorbée représente 25 % de la dose administrée, mais il existe une grande variabilité interindividuelle. L'absorption n'est pas influencée par la prise d'aliments.

Distribution

Le pic de concentrations plasmatiques du lisinopril est atteint entre la 6ième et la 8ième heure après la prise orale (à la phase aiguë de linfarctus du myocarde, ce temps est légèrement plus tardif).

Le lisinopril ne se lie pas aux protéines plasmatiques (excepté à l'enzyme de conversion).

Après administration répétée de lisinopril en prise unique quotidienne, l'état d'équilibre est atteint en 2 à 3 jours en moyenne. La demi-vie effective d'accumulation du lisinopril est de 12 heures.

Élimination

Le lisinopril est éliminé dans les urines sous forme inchangée.

Chez l'insuffisant rénal, la clairance rénale du lisinopril est proportionnelle à la clairance de la créatinine. Les concentrations plasmatiques de lisinopril sont significativement plus élevées chez les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure ou égale à 70 ml/min.

Il existe un passage des inhibiteurs de l'enzyme de conversion dans le placenta.

LIEES A L'HYDROCHLOROTHIAZIDE

Absorption

La biodisponibilité de l'hydrochlorothiazide varie selon les sujets entre 60 et 80 %. Le temps nécessaire pour obtenir le pic plasmatique (Tmax) varie entre 1,5 et 5 heures, la moyenne se situant aux environs de 4 heures.

Distribution

La liaison aux protéines plasmatiques est de 40 %.

La demi-vie est très variable d'un sujet à un autre : elle est comprise entre 6 et 25 heures.

Élimination

La clairance rénale représente 90 % de la clairance totale.

Le pourcentage de produit inchangé retrouvé dans les urines est de 95 %.

Chez les insuffisants rénaux et cardiaques, la clairance rénale de l'hydrochlorothiazide est diminuée, et la demi-vie d'élimination augmentée. Il en est de même chez les sujets âgés, avec en outre une augmentation de la concentration plasmatique maximale.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Mannitol, hydrogénophosphate de calcium dihydraté, amidon de maïs, amidon de maïs prégélatinisé, stéarate de magnésium.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Ce médicament est sensible à la lumière, conserver les plaquettes thermoformées dans leur emballage extérieur.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

28 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

30 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

84 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

90 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

91 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

100 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas dexigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

ASTRAZENECA

TOUR CARPE DIEM

31 PLACE DES COROLLES

92400 COURBEVOIE

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·3400933173357 : 28 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

·3400937153720 : 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

·3400937153898 : 84 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

·3400937153959 : 90 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

·3400937154031 : 91 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

·3400956131150 : 100 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

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source: ANSM - Mis à jour le : 30/09/2016

Dénomination du médicament

ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable

Lisinopril/Hydrochlorothiazide

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable ?

3. Comment prendre ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique INHIBITEUR DE LENZYME DE CONVERSION (IEC) ET DIURETIQUES - Code ATC : C09BA03.

Ce médicament est indiqué dans le traitement de :

·lhypertension artérielle, en cas de contrôle insuffisant sous un seul médicament (inhibiteur de lenzyme de conversion).

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable ?  Retour en haut de la page

Ne prenez jamais ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable :

·si vous êtes enceinte depuis plus de 3 mois (Il est également préférable d'éviter de prendre ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable, en début de grossesse, voir rubrique Grossesse et Allaitement)

·si vous êtes allergique (hypersensible) au lisinopril, aux sulfamides ou à lhydrochlorothiazide ou à lun des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

·en cas de réactions allergiques comprenant bouffées de chaleur, difficultés à respirer, gonflement au niveau des mains, des pieds, de la face, des lèvres, de la langue et/ou du larynx, observés lors d'un précédent traitement avec un médicament de la même classe que ZESTORETIC (inhibiteur de l'enzyme de conversion),

·si vous ou un membre de votre famille avez déjà présenté une réaction allergique sévère (angio-dème) à un IEC sans cause connue,

·en cas dinsuffisance rénale sévère,

·en cas dabsence démission durine,

·en cas dinsuffisance hépatique sévère,

·en cas daffection neurologique observée au cours de maladies sévères du foie,

·si vous avez du diabète ou une insuffisance rénale et que vous êtes traité(e) par un médicament contenant de laliskiren pour diminuer votre pression artérielle.

Avertissements et précautions

Ce médicament est généralement déconseillé ou doit être utilisé avec précaution dans certains cas.

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable.

Signalez à votre médecin toute maladie dont vous souffrez ou dont vous avez souffert, en particulier :

·Hypotension ;

·Rétrécissement (sténose) de la valve aortique ou mitrale ou de lartère rénale ;

·Epaississement du muscle cardiaque (cardiomyopathie hypertrophique) ;

·Pression artérielle basse (pouvant se traduire par des étourdissements ou des vertiges, en particulier lors du passage à la position debout) ;

·Infarctus du myocarde récent ;

·Insuffisance cardiaque ;

·Maladie rénale (insuffisance rénale) ;

·Dialyse (ce médicament peut entraîner des risques de réaction allergique chez les patients sous hémodialyse) ;

·En cas de survenue de réaction de photosensibilité sous traitement, il est recommandé dinterrompre le traitement. Si une réadministration du traitement est indispensable, il est recommandé de protéger les zones exposées au soleil ou aux UVA artificiels.

·Maladie hépatique (en cas datteinte du foie, possibilité de survenue daffection neurologique) ;

·Maladie des vaisseaux sanguins (collagénose) ;

·Diarrhée ou vomissements ;

·Toux liée ou non à la prise dun médicament ;

·Diabète ;

·Goutte ;

·Si vous suivez un régime pauvre en sel ;

·Si vous prenez du potassium et/ou des médicaments pouvant augmenter le potassium dans le sang ;

·Si vous avez des anomalies lors des tests biologiques sanguins (en particulier anémie, élévation de lurée et de la créatinine, taux élevé de potassium dans le sang, autres anomalies électrolytiques, taux élevés de cholestérol et/ou des triglycérides) ;

·Si vous devez subir une opération. Avant de subir une anesthésie locale ou générale, signalez également à votre médecin ou votre dentiste que vous prenez du lisinopril : lorsquil est administré avec certains anesthésiques, ce médicament peut provoquer une baisse brutale de la pression artérielle, juste après la prise du comprimé.

·Si vous suivez ou allez suivre une désensibilisation, contre lallergie aux piqûres dinsectes par exemple. La désensibilisation diminue les phénomènes allergiques (aux piqûres dabeille ou de guêpe, par exemple) mais peut parfois majorer la réaction allergique, en cas de prise dun IEC.

·Faites attention lors de la première prise de ce médicament : elle peut provoquer une baisse de la pression artérielle plus importante que lors de la suite du traitement. Vous pouvez avoir des vertiges ou des étourdissements qui peuvent nécessiter de vous allonger. Si cet effet survient, consultez votre médecin.

·Signalez à votre médecin si vous prenez dautres médicaments (voir rubrique Prise ou utilisation dautres médicaments) en particulier du lithium ou un traitement par certains diurétiques, de lestramustine, du sultopride. ZESTORETIC peut provoquer exceptionnellement une neutropénie ou une agranulocytose (diminution importante du nombre de certains globules blancs dans le sang) en cas de terrain immunodéprimé.

·si vous prenez lun des médicaments suivants pour traiter une hypertension :

oun antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA-II) (aussi connu sous le nom de sartans par exemple valsartan, telmisartan, irbésartan), en particulier si vous avez des problèmes rénaux dus à un diabète,

aliskiren.

·Si vous constatez des changements dans votre vision ou vous ressentez des douleurs oculaires dans lun ou les deux yeux durant votre traitement par ZESTORETIC. Ces manifestations peuvent être des signes de développement dun glaucome, dune augmentation de la pression intraoculaire. Parlez-en à votre médecin qui pourra envisager larrêt du traitement.

·Votre médecin pourra être amené à surveiller régulièrement le fonctionnement de vos reins, votre pression artérielle et le taux des électrolytes (par ex. du potassium) dans votre sang.

Voir aussi les informations dans la rubrique « Ne prenez jamais ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable ».

Votre médecin pourra vous prescrire des prises de sang régulièrement pendant le traitement afin de surveiller le traitement (surveillance notamment de la fonction rénale et du taux de potassium dans le sang), en particulier à partir dun certain âge, ou en cas de pathologies ou traitements concomitants.

Grossesse et allaitement

Vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de devenir) enceinte. ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable est déconseillé en début de grossesse, et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois, car cela pourrait nuire gravement à votre enfant en cas d'utilisation à partir de ce stade de la grossesse (voir rubrique Grossesse).

Enfants

Ne pas administrer ZESTORETIC chez lenfant de moins de 18 ans ; les données disponibles sur lefficacité et la tolérance de ce médicament chez lenfant sont limitées.

NE PAS LAISSER A LA PORTEE DES ENFANTS

Autres médicaments et ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Veuillez informer votre médecin si vous utilisez en particulier lun des médicaments suivants :

·Médicaments entrainant un faible taux de potassium dans le sang (hypokaliémie), tels que les diurétiques (y compris les diurétiques épargneurs de potassium), les laxatifs, les corticostéroïdes (prednisone par exemple), lACTH (une hormone), lamphotéricine B (un médicament antifongique) et les dérivés de lacide salicylique.

·Autres médicaments destinés à faire baisser votre pression artérielle (antihypertenseur), y compris les antagonistes des récepteurs de langiotensine II (ARA-II) et laliskiren (voir aussi les informations dans les rubriques « Ne prenez jamais ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable » et « Avertissements et précautions »).

·Médicaments utilisés dans le traitement du diabète (insuline et antidiabétiques oraux comme les sulfamides hypoglycémiants. La dose de vos médicaments antidiabétiques peut avoir besoin dêtre modifiée lorsque vous prenez des diurétiques thiazidiques.

·Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS, tels que laspirine, libuprofène ou lindométacine) qui sont utilisés pour des douleurs liées à larthrite ou des douleurs musculaires.

·Injections de sels dor (comme laurothiomalate de sodium), habituellement utilisé pour traiter la polyarthrite rhumatoïde.

·Médicaments utilisés dans le traitement des troubles mentaux dont le lithium.

·Suppléments de potassium, substituts de sel contenant du potassium ou autres médicaments pouvant augmenter le taux de potassium dans le sang.

·Médicaments utilisés pour traiter le cancer (par exemple le cyclophosphamide ou le méthotrexate).

·Des suppléments en sel de calcium ou en vitamine D.

·Médicaments pour le cur ou autres médicaments pour réguler votre rythme cardiaque (digoxine).

·Cyclosporine.

·Médicaments pour diminuer le taux de cholestérol, tels que la cholestyramine.

Une baisse de la pression artérielle peut être aggravée par lalcool, les barbituriques ou les anesthésiques. Des vertiges peuvent être remarqués lors du passage à la station debout.

Votre médecin pourrait avoir besoin de modifier la dose de vos médicaments et/ou prendre dautres précautions :

Si vous prenez un antagoniste des récepteurs de langiotensine II (ARA-II) ou de laliskiren (voir aussi les informations dans les rubriques « Ne prenez jamais ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable » et « Avertissements et précautions »).

ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de devenir) enceinte. Votre médecin vous recommandera normalement d'arrêter de prendre ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable avant d'être enceinte ou dès que vous apprenez que vous êtes enceinte. Il vous recommandera de prendre un autre médicament à la place de ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable. ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable est déconseillé au cours de la grossesse et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois, car cela pourrait nuire gravement à votre enfant.

Allaitement

Informez votre médecin si vous allaitez ou êtes sur le point de commencer à allaiter. ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable est déconseillé aux femmes qui allaitent et votre médecin pourrait choisir un autre traitement si vous souhaitez allaiter, surtout si votre enfant est un nouveau-né ou un prématuré.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors de contrôles antidopage.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

En cas de conduite de véhicules et/ou utilisation de machines, il faut prendre en compte le fait que ce médicament peut donner, chez certaines personnes, des vertiges et/ou de la fatigue.

ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable contient :

Sans objet.

3. COMMENT PRENDRE ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable ?  Retour en haut de la page

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

La posologie habituelle est dun comprimé par jour.

En cas dinsuffisance rénale dun certain degré, la dose est dun demi-comprimé par jour.

DANS TOUS LES CAS SE CONFORMER STRICTEMENT A LA PRESCRIPTION DE VOTRE MEDECIN.

Mode dadministration

Voie orale.

Le comprimé est à avaler avec un verre deau.

Fréquence d'administration

Le médicament se prend habituellement en une seule prise à n'importe quel moment de la journée, mais essayer de le prendre tous les jours à la même heure pour ne pas l'oublier.

DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT A LORDONNANCE DE VOTRE MEDECIN.

Durée du traitement

La durée du traitement est déterminée par votre médecin. Ne pas l'arrêter sans son accord.

Pour une bonne utilisation de ce médicament, il est indispensable de vous soumettre à une surveillance médicale régulière : contrôle régulier de la tension artérielle et examens biologiques.

Si vous avez pris plus de ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable que vous nauriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

En cas de surdosage ou dintoxication accidentelle, un malaise (lié à une hypotension) peut survenir.

Sallonger jambes surélevées et prévenir immédiatement le médecin.

Si vous oubliez de prendre ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable :

En cas d'oubli, ne pas prendre un comprimé supplémentaire, mais continuer le traitement.

Si vous arrêtez de prendre ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable :

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Ces effets peuvent être liés à lun et/ou lautre des constituants de ce médicament.

Effets indésirables fréquents (1 à 10 patients sur 100)

·maux de tête, étourdissements et troubles visuels transitoires, surtout en cas de passage rapide en position debout (hypotension orthostatique), évanouissement, fatigue ;

·toux ;

·diarrhée, nausées, vomissements ;

·dysfonctionnement rénal ;

·éruption cutanée ;

·crampes musculaires, faiblesse (perte de force), engourdissements ou fourmillements au niveau des doigts ou des orteils, vertiges ;

·impuissance.

Effets indésirables peu fréquents (1 à 10 patients sur 1 000)

·troubles de lhumeur (dont dépression) ; sensation de tête vide, trouble du goût ; somnolence ou difficultés dendormissement, cauchemars ;

·rythme cardiaque accéléré ou irrégulier (palpitations, arythmies) ; troubles de la circulation au niveau des mains/doigts lorsquil fait froid ; douleurs dans le thorax ou infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral secondaires à une hypotension excessive chez des patients à haut risque ;

·écoulement nasal ;

·douleurs dans le ventre, troubles digestifs (dont perte dappétit, constipation) ;

·modifications des tests sanguins indiquant le fonctionnement de votre foie et de vos reins ;

·réaction cutanée lors dune exposition au soleil ou aux UV ;

·démangeaisons plus ou moins importantes ;

·sécheresse de la bouche ;

·goutte ;

·élévation du taux de potassium dans le sang.

Réactions allergiques. Arrêtez de prendre ZESTORETIC et contactez immédiatement un médecin dans les cas suivants :

·gêne/difficulté à respirer, avec ou sans gonflement de la face, des lèvres, de la langue et/ou de la gorge ;

·gonflement de la face, des lèvres, de la langue et/ou de la gorge, pouvant provoquer des difficultés à avaler ;

·démangeaisons sévères de la peau (avec gonflement)

·dans de rares cas, angio-dème intestinal se manifestant principalement par des douleurs abdominales avec diarrhée, nausées et vomissements.

Effets indésirables rares (1 à 10 patients sur 10 000)

·modifications de certaines cellules ou de certains éléments de votre sang (anémie) ;

·confusion mentale ;

·perte de cheveux, troubles cutanés dorigine allergique (urticaire) ; psoriasis ;

·gonflement de la poitrine chez lhomme ;

·inflammation du pancréas ;

·faiblesse musculaire ;

·présence anormale dacide urique dans le sang (urémie), insuffisance rénale aiguë ;

·libération excessive d'hormone anti-diurétique (SIADH) ;

·faible taux de sodium dans le sang (les symptômes peuvent être la fatigue, le mal de tête, la nausée et les vomissements) ;

·changement de perception des odeurs.

Effets indésirables très rares (moins d1 patient sur 10 000)

·douleurs au niveau des sinus, respiration sifflante (bronchospasme), inflammation des poumons (alvéolite allergique/pneumonie à éosinophiles) ;

·jaunisse (coloration jaune de la peau et/ou des yeux), inflammation du foie, insuffisance hépatique, hépatite (maladie du foie), pancréatite (maladie du pancréas), inflammation de lintestin ;

·troubles cutanés graves (les symptômes comprennent rougeur, formation de cloques et desquamation), inflammation des glandes salivaires, transpiration excessive ;

·émission durine anormalement faible voire nulle ;

·association dun ou de plusieurs symptômes dont principalement fièvre, lésions des vaisseaux sanguins entraînant des taches rouges ou violettes sur la peau, douleurs musculaires ou des articulations, éruption cutanée ou autres manifestations cutanées, sensibilité au soleil, présence dans le sang danticorps (antinucléaires), augmentation de la vitesse de sédimentation, augmentation de certains globules blancs ;

·diminution du taux de sucre dans le sang ;

·troubles visuels entraînant une vision jaune des objets, perturbation transitoire de la vue, douleur oculaire sévère de survenue soudaine accompagnée de rougeurs et dune vision floue. Les patients présentant une douleur aiguë et les yeux rouges doivent immédiatement consulter leur médecin ; non traitée, cette situation pourrait entraîner une perte définitive de la vue.

Effets indésirables de fréquence indéterminée

·Syndrome dépressif, hallucinations visuelles et/ou auditives, agitation ;

·Rougeur de la face, inflammation des vaisseaux sanguins ;

·Ecchymoses et décoloration de la peau, activation ou aggravation dun lupus.

·Diminution de la vision et douleur dans les yeux (signes possibles dune myopie aiguë ou dun glaucome aigu à angle fermé)

On peut observer dans certains cas dautres modifications de certains tests sanguins :

·Augmentation du cholestérol ou des triglycérides dans le sang (très rare), insuffisance de la moelle osseuse avec diminution plus marquée des globules rouges, blancs et/ou des plaquettes sanguines (qui servent pour la coagulation).

En cas datteinte très importante du foie, possibilité de survenue daffection neurologique.

Une chute excessive de la pression artérielle peut survenir chez les patients atteints de maladie coronarienne, chez ceux présentant un rétrécissement de l'aorte (sténose aortique), de l'artère du rein (sténose de l'artère rénale) ou des valves cardiaques (sténose de la valve mitrale) ou chez les patients présentant une augmentation de l'épaisseur du muscle cardiaque (cardiomyopathie hypertrophique).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur lemballage après EXP La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Ce médicament est à conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Ce médicament est sensible à la lumière, conserver les plaquettes dans leur emballage extérieur.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable   Retour en haut de la page

·Les substances actives est sont :

Lisinopril dihydraté 21,8 mg

(quantité correspondante à lisinopril anhydre)....... 20,0 mg

Hydrochlorothiazide............. 12,5 mg

Pour un comprimé sécable

·Les autres composants sont :

Mannitol, hydrogénophosphate de calcium dihydraté, amidon de maïs, amidon de maïs prégélatinisé, stéarate de magnésium.

Quest-ce que ZESTORETIC 20 mg/12,5 mg, comprimé sécable et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de comprimé rond, blanc, gravé « 20 12.5 » sur une face et présentant une barre de sécabilité sur lautre face.

Le comprimé peut être divisé en deux demi-doses égales.

Boîte de 28, 30, 84, 90, 91 ou 100 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

ASTRAZENECA

TOUR CAPRE DIEM

31 PLACE DES COROLLES

92400 COURBEVOIE

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

ASTRAZENECA

TOUR CAPRE DIEM

31 PLACE DES COROLLES

92400 COURBEVOIE

Fabricant  Retour en haut de la page

ASTRAZENECA REIMS

PARC INDUSTRIEL POMPELLE

CHEMIN DE VRILLY

B.P 1050

51689 REIMS CEDEX 2

ou

ASTRAZENECA UK LTD

SILK ROAD BUSINESS PARK

MACCLESFIELD

CHESHIRE SK 2 NA

ROYAUME-UNI

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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Source : ANSM

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