VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé

source: ANSM - Mis à jour le : 05/04/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Chlorhydrate de vérapamil...... 120,000 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

Excipient à effet notoire : lactose

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Comprimé pelliculé.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

·Traitement de l'angor sous toutes ses formes.

·Traitement et prévention des tachycardies paroxystiques supraventriculaires.

·Hypertension artérielle.

·Prévention secondaire de l'infarctus du myocarde en cas de contre-indication ou d'intolérance à un traitement par bêta-bloquant et en l'absence d'insuffisance cardiaque.

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

·Traitement et prévention des tachycardies paroxystiques supraventriculaires : 2 à 3 comprimés à 120 mg par jour de préférence au cours des repas.

·Hypertension artérielle : 1 comprimé à 120 mg, 2 fois par jour. Si nécessaire, ajouter 1 comprimé à 120 mg le matin ou le soir.

·Traitement de l'angor sous toutes ses formes : la posologie initiale est de 240 mg/jour soit 1 comprimé à 120 mg, 2 fois par jour. En cas d'efficacité insuffisante, la posologie peut être augmentée à 480 mg/jour sous la forme à libération prolongée de vérapamil à raison d'une prise à 240 mg, 2 fois par jour.

·Prévention secondaire de l'infarctus du myocarde : 3 comprimés à 120 mg par jour. Ne commencer le traitement que 7 à 15 jours après la constitution de l'infarctus du myocarde.

Diminuer les posologies chez le sujet âgé et l'insuffisant hépatique (voir rubrique 4.4).

Chez linsuffisant hépatique, leffet du vérapamil peut être augmenté et prolongé, selon la sévérité de latteinte hépatique, suite à un ralentissement de la dégradation du médicament. Ladaptation de la posologie dans ces cas demande des précautions particulières.

Mode dadministration

Les comprimés doivent être avalés sans les sucer ni les croquer avec une quantité suffisante de liquide (en évitant le jus de pamplemousse). Ils ne doivent pas être pris lorsque le patient est couché.

La durée de traitement nest pas limitée.

En général, VERAPAMIL SANDOZ ne doit pas être arrêté brutalement après un traitement à long terme, mais plutôt arrêté progressivement.

Population pédiatrique

La sécurité et lefficacité de Vérapamil Sandoz comprimés à libération prolongée chez les enfants et les adolescents nont pas été établies. Aucune donnée nest disponible.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

·hypersensibilité à la substance active ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,

·troubles sévères de conduction tels que blocs sinoauriculaires ou auriculoventriculaires du 2ème et du 3ème degré non appareillés,

·choc cardiogénique,

·insuffisance cardiaque non contrôlée. En prévention secondaire de l'infarctus du myocarde, la présence d'une insuffisance cardiaque interdit l'utilisation du vérapamil,

·infarctus du myocarde aigu avec complications (bradycardie, hypotension et/ou insuffisance ventriculaire gauche),

·hypotension artérielle (systolique inférieure à 90 mm Hg),

·dysfonctions sinusales (sauf chez les patients porteurs dun stimulateur cardiaque),

·fibrillation / flutter auriculaire associé à un syndrome de Wolff-Parkinson-White (le vérapamil peut faciliter la conduction antérograde dans la voie accessoire, augmentant ainsi le risque dinduction dune tachycardie ventriculaire),

·enfant, en l'absence de travaux cliniques effectués sur cette catégorie de sujets,

·en association avec :

ole dantrolène (perfusion),

olaliskiren,

oles bêta-bloquants administrés par voie intraveineuse (sauf dans le contexte des soins intensifs),

ole millepertuis,

olivabradine (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Insuffisance hépatique : la métabolisation est dans ce cas considérablement ralentie ; la demi-vie apparente d'élimination est très allongée. La posologie doit être fortement diminuée, par exemple par un facteur 5.

Utiliser avec précaution chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique (voir également rubrique 4.2).

Insuffisance cardiaque : dans les indications autres que la prévention secondaire de l'infarctus du myocarde, celle-ci doit être contrôlée avant la mise au traitement.

Les patients présentant une insuffisance cardiaque avec une fraction déjection supérieure à 35% devront être stabilisés avant linitiation du traitement par vérapamil et devront être correctement traités au cours de ce traitement.

Dans le cas où un digitalique est prescrit, il est nécessaire :

·de surveiller étroitement la conduction auriculoventriculaire (effets additifs),

·de contrôler les concentrations de digoxine et d'adapter la posologie (car le vérapamil peut augmenter de façon importante les concentrations plasmatiques de digoxine).

Troubles de la conduction / bloc auriculoventriculaire du 1er degré / bradycardie/asystole : le chlorhydrate de vérapamil influence les troubles auriculoventriculaires et les troubles de la conduction et allonge le temps de conduction auriculoventriculaire. Utiliser avec précaution car lapparition dun bloc auriculoventriculaire du 2ème ou du 3ème degré (contre-indication) ou de bloc unifasciculaire, bifasciculaire ou trifasciculaire requiert linterruption du traitement par le chlorhydrate de vérapamil et la mise en place dun traitement approprié, si nécessaire.

Bradycardie : ce médicament doit être utilisé avec précaution en cas de bradycardie (pouls <50 bpm).

Le chlorhydrate de vérapamil influence les troubles auriculoventriculaires et les troubles de la conduction et peut rarement entrainer un bloc auriculoventriculaire du 2ème ou du 3ème degré, une bradycardie, ou dans des cas extrêmes, une asystole. Ceci est plus susceptible de se produire chez les patients présentant une maladie sinusale, qui est plus fréquente chez les patients âgés.

Lasystole chez les patients autres que ceux présentant une maladie sinusale est habituellement de courte durée (quelques secondes ou moins), avec un retour spontané à un rythme auriculoventriculaire nodal ou un rythme sinusal normal. Si ceci ne se produit pas rapidement, un traitement approprié doit être initié immédiatement. Voir rubrique 4.8.

Médicaments anti-arythmiques, béta-bloquants et anesthésiques par inhalation

Les médicaments anti-arythmiques (par exemple le flécainide, le disopyramide), les béta-bloquants (par exemple le métoprolol, le propanolol) et les anesthésiques par inhalation peuvent entrainer une potentialisation réciproque des effets cardiovasculaires (bloc auriculo-ventriculaire de degré supérieur, réduction supérieure de la fréquence cardiaque, induction dune insuffisance cardiaque et hypotension potentialisée) (voir rubrique 4.5).

Une bradychardie asymptomatique (36 bpm) avec dérèglement du stimulateur atrial a été observée chez un patient recevant de manière concomitante un collyre de timolol (un béta-bloquant) et du chlorhydrate de vérapamil par voie orale.

Hypotension (pression artérielle systolique <90 mmHg).

Sujets âgés : le volume de distribution et la clairance totale sont fortement diminués ; par ailleurs, la biodisponibilité du vérapamil est plus élevée chez ces sujets que chez l'adulte. Il faut donc réduire la posologie et ne l'augmenter que progressivement.

Atteinte hépatique :

Utiliser avec précaution chez les patients souffrant dune insuffisance hépatique sévère. Des atteintes cytolytiques et cholestatiques d'origine immunoallergique, accompagnées ou non de symptômes cliniques à type de malaise, fièvre, ictère et/ou douleurs du quadrant supérieur droit de l'abdomen ont été rarement rapportées chez les patients recevant du vérapamil. Si de tels symptômes apparaissent, il est recommandé de procéder à un dosage des enzymes hépatiques.

En cas d'élévation des enzymes hépatiques et à plus forte raison, en cas d'ictère, le traitement doit être interrompu de manière définitive.

Pathologies neuromusculaires : le vérapamil doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une pathologie affectant la transmission neuromusculaire (myasthénie grave, syndrome de Lambert-Eaton, dystrophie musculaire de Duchenne avancée).

Atteinte rénale : bien que des études comparatives naient pas montré une modification de la pharmacocinétique de vérapamil chez les patients présentant une insuffisance rénale grave, le vérapamil doit être utilisé avec précaution et sous surveillance étroite (électrocardiogramme, tension artérielle) chez les patients dont la fonction rénale est altérée.

Le vérapamil ne peut pas être éliminé par hémodialyse.

La prise de ce médicament est déconseillée avec les antiarythmiques de la même classe, les bêta-bloquants, la colchicine, l'esmolol en cas daltération de la fonction ventriculaire gauche, le triazolam, et la quinidine (voir rubrique 4.5).

Le vérapamil est un substrat et un inhibiteur de lisoenzyme CYP 3A4 du complexe cytochrome P450. Ladministration concomitante de vérapamil et dun inhibiteur de la HMG-CoA réductase métabolisé par le CYP 3A4 (tel que les statines atorvastatine, lovastatine, simvastatine) peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de la statine et donc un risque accru de toxicité musculaire. La dose de la statine doit être adaptée en conséquence (voir rubrique 4.5).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Médicaments anti-arythmiques

Le vérapamil a des propriétés antiarythmiques et, du point de vue des interactions médicamenteuses, il est à considérer comme tel. Sa coprescription avec des antiarythmiques est déconseillée du fait de l'augmentation possible des effets indésirables cardiaques par effets additifs (ex. bloc auriculoventriculaire de degré supérieur, baisse plus importante de la fréquence cardiaque, insuffisance cardiaque, majoration de leffet hypotenseur). De nombreux antiarythmiques sont des dépresseurs de lautomatisme, de la conduction et de la contractilité cardiaques.

L'association d'antiarythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique, mais s'avère le plus souvent très délicate, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de l'ECG.

L'association à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou ralentissant la conduction auriculo-ventriculaire est délicate et nécessite une surveillance clinique et un contrôle de l'ECG.

Médicaments antirétroviraux

En raison du potentiel inhibiteur métabolique de certains agents antirétroviraux comme le ritonavir, les concentrations plasmatiques de vérapamil peuvent augmenter. Il convient de les utiliser avec précaution et la dose de vérapamil peut être diminuée.

Parallèlement, le chlorhydrate de vérapamil peut entrainer une augmentation des taux plasmatiques de ces médicaments en influençant leur dégradation.

Myorelaxants

Les données cliniques et les études chez lanimal suggèrent que le chlorhydrate de vérapamil peut potentialiser lactivité des myorelaxants (curarisants et dépolarisants). En cas dutilisation concomitante, il peut être nécessaire de diminuer la dose de chlorhydrate de vérapamil et/ou la dose de lagent de blocage neuromusculaire.

Médicaments bradycardisants

De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. C'est le cas notamment des antiarythmiques de classe Ia, des bêta-bloquants, des anesthésiques inhalés, de certains antiarythmiques de classe III, de certains antagonistes du calcium, des digitaliques, de la pilocarpine, des anticholinestérasiques).

Majoration réciproque des effets indésirables cardiaques (ex. bloc auriculoventriculaire de degré supérieur, baisse de la fréquence cardiaque plus importante, insuffisance cardiaque, augmentation de leffet hypotenseur).

Interactions liées à lisoenzyme 3A4 du complexe cytochrome P450

Des études in vitro indiquent que le chlorhydrate de vérapamil est métabolisé par le cytochrome P450, CYP3A4, CYP1A2, CYP2C8, CYP2C9 et CYP2C18.

Le vérapamil est métabolisé dans le foie principalement par lenzyme CYP 3A4 et est un inhibiteur de cet enzyme et de la glycoprotéine P (P-gp).

Des interactions cliniquement significatives ont été rapportées avec les inhibiteurs du CYP3A4, entrainant une augmentation des concentrations plasmatiques de chlorhydrate de vérapamil alors que les inducteurs du CYP3A4 ont entrainé une diminution des concentrations plasmatiques de chlorhydrate de vérapamil. Les patients doivent donc être surveillés pour les interactions médicamenteuses.

De ce fait, des interactions sont à prévoir avec :

·dautres inhibiteurs de lenzyme CYP 3A4 tels que des antifongiques azolés (ex. clotrimazole, kétoconazole, itraconazole) des inhibiteurs de la protéase (ex. ritonavir, indinavir), des macrolides (ex. érythromycine, clarithromycine, télithromycine), cimétidine, des agonistes sérotoninergiques (ex. almotriptan), des antidépresseurs (ex. imipramine), des antidiabétiques (ex. glibenclamide), des benzodiazépines (ex. buspirone). Augmentation des concentrations plasmatiques du vérapamil et /ou de ces médicaments due à des effets réciproques sur leur dégradation,

·des inducteurs de lenzyme CYP 3A4 tels que la phénytoïne, la rifampicine, le phénobarbital, la carbamazépine, certaines uricosiques (ex. sulfinpyrazone), le millepertuis (Hypericum perforatum). Baisse des concentrations plasmatiques du vérapamil et diminution de son effet thérapeutique,

·des substrats de lenzyme CYP 3A4 tels que certains antiarythmiques (ex. amiodarone, quinidine), des inhibiteurs de lenzyme HMG-CoA réductase (ex. simvastatine, lovastatine, atorvastatine), midazolam, ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus, théophylline, prazosine, térazosine, éplérénone. Augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments.

Interactions liées au transporteur p-glycoprotéine

Le vérapamil inhibe également le transporteur P-glycoprotéine et peut augmenter les concentrations plasmatiques de médicaments dont lélimination du plasma implique ce transporteur, tels que la colchicine.

Associations contre-indiquées

Aliskiren

Augmentation des concentrations plasmatiques d'aliskiren et majoration du risque de ses effets indésirables.

Bêta-bloquants administrés par voie intraveineuse (sauf dans le contexte des soins intensifs) (voir aussi rubrique 4.3)

L'administration concomitante de chlorhydrate de vérapamil par voie intraveineuse avec des substances antiadrénergiques peut entraîner une réponse hypotensive exagérée. En particulier chez les patients présentant des antécédents de maladie cardiovasculaire, par exemple, une cardiomyopathie sévère, une insuffisance cardiaque congestive ou un infarctus du myocarde récent, le risque de cet effet secondaire a été augmenté lors de l'administration concomitante de bêta-bloquants ou de disopyramide avec le vérapamil par voie intraveineuse, ces deux classes de substances réduisant la contractilité du myocarde et la conduction auriculo ventriculaire (voir rubrique 4.8).

Dantrolène (perfusion) (par mesure de prudence)

Chez l'animal, des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de l'administration de vérapamil et de dantrolène par voie IV.

L'association de vérapamil et de dantrolène est donc potentiellement dangereuse. Cependant, quelques patients ont reçu l'association nifédipine et dantrolène sans inconvénient.

Ivabradine

Augmentation des concentrations plasmatiques de livabradine et de ses effets indésirables, notamment cardiaques (inhibition de son métabolisme hépatique par le vérapamil), qui sajoutent aux effets bradycardisants de ces molécules (voir rubrique 4.3).

Millepertuis (Hypericum perforatum)

Réduction importante des concentrations plasmatiques de vérapamil avec risque de perte de son effet thérapeutique.

Associations déconseillées

Antiarythmiques de la même classe (sauf cas exceptionnel)

Risque accru d'effets indésirables cardiaques.

Bêta-bloquants sauf esmolol (voir également « Associations contre-indiquées »)

·dans l'indication traitement de l'insuffisance cardiaque (concerne le bisoprolol, le carvédilol, le métoprolol et le nébivolol) : effet inotrope négatif avec risque de décompensation de l'insuffisance cardiaque, troubles de l'automatisme (bradycardie, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculo-ventriculaire (synergie des effets),

·dans les autres indications : troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), trouble de la conduction sino-auriculaire et auriculo-ventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets). Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé ou en début de traitement.

Colchicine

Risque de majoration des effets indésirables de la colchicine par augmentation de ses concentrations plasmatiques par le vérapamil. Réduction de la dose de colchicine.

Eribuline

Augmentation des concentrations plasmatiques déribuline par le vérapamil.

Esmolol, en cas daltération de la fonction ventriculaire gauche

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculoventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets).

Fidaxomicine

Augmentation des concentrations plasmatiques de fidaxomicine.

Quinidine

Risque de majoration importante des effets hémodynamiques du vérapamil, avec hypotension et bradycardie sévères. Chez des patients présentant une cardiomyopathie hypertrophique obstructive, il existe un risque ddème pulmonaire.

Associations faisant l'objet de précautions demploi

Afatinib

Augmentation des concentrations plasmatique dafatinib par augmentation de son absorption par le vérapamil.

Il est recommandé dadministrer le vérapamil le plus à distance possible de lafatinib, en respectant de préférence un intervalle de 6 heures ou de 12 heures par rapport à la prise dafatinib.

Lithium

Une augmentation de la sensibilité aux effets du lithium (neurotoxicité) a été signalée au cours du traitement concomitant par chlorhydrate de vérapamil et lithium, accompagnée ou non dune augmentation des taux sériques de lithium.

Toutefois, l'ajout de chlorhydrate de vérapamil chez des patients recevant du lithium par voie orale de manière chronique, a également conduit à l'abaissement des taux de lithium dans le sérum.

Les patients recevant les deux médicaments doivent donc être surveillés attentivement.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie du lithium.

Baclofène

Majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.

Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.

Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques : carbamazépine, fosphenytoine, phénobarbital, phénytoïne, primidone

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de vérapamil pendant le traitement par l'anticonvulsivant et après son arrêt.

Carbamazépine (voir aussi anticonvulsivants inducteurs enzymatiques)

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage (inhibition de son métabolisme hépatique par vérapamil). Majoration de leffet de la carbamazépine et augmentation de la réaction indésirable neurotoxique.

Des effets secondaires liés à la carbamazépine tels que diplopie, céphalées, ataxie ou vertiges peuvent se produire.

Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine.

Rifampicine

Diminution des concentrations plasmatiques de vérapamil par augmentation de son métabolisme hépatique (due à linduction de lenzyme CYP 3A4) par la rifampicine) et réduction de son effet thérapeutique.

Leffet dabaissement de la pression artérielle peut être diminué.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt.

Atorvastatine, lovastatine, simvastatine

Risque majoré d'effets indésirables (dose-dépendants) de l'hypocholestérolémiant, à type de rhabdomyolyse, suite à une diminution de son métabolisme hépatique entraînant une augmentation de ses concentrations plasmatiques.

Lors de ladministration concomitante du vérapamil et de latorvastatine, la biodisponibilité du vérapamil est augmentée.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l'hypocholestérolémiant vers des doses plus faibles, ou utilisation d'une autre statine non concernée par ce type dinteraction telle que fluvastatine, pravastatine ou rosuvastatine.

Chez un patient déjà traité par le vérapamil, la dose initiale datorvastatine, lovastatine ou simvastatine doit être aussi faible que possible et ensuite augmentée par palier sous surveillance. La dose de simvastatine ne doit pas dépasser 20 mg/j.

Chez un patient déjà traité par lune de ces statines, une réduction de la dose de la statine doit être envisagée lors de lajout dun traitement par le vérapamil, cette dose étant ensuite adaptée selon les concentrations sériques du cholestérol.

Si le vérapamil et la simvastatine sont utilisés simultanément à des doses plus élevées, le risque de myopathie / rhabdomyolyse est accru. La dose de simvastatine doit être ajustée en conséquence (voir rubrique 4.4 du RCP des spécialités concernées).

La fluvastatine, la pravastatine et la rosuvastatine ne sont pas métabolisées par le CYP3A4 et sont moins susceptibles d'interagir avec le vérapamil.

Buspirone

Augmentation des concentrations plasmatiques de la buspirone par diminution de son métabolisme hépatique par le vérapamil avec augmentation de ses effets indésirables.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la buspirone si nécessaire.

Immunosuppresseurs (ciclosporine, tacrolimus, sirolimus, évérolimus, temsirolimus)

Augmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur (diminution de son métabolisme hépatique) et majoration du risque de gingivopathies.

Dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après l'arrêt.

Esmolol (si la fonction ventriculaire gauche est normale)

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculoventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets).

Surveillance clinique et ECG.

Médicaments donnant des torsades de pointes

·antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide),

·antiarythmiques de classe III (amiodarone, dofétilide, ibutilide, sotalol),

·certains neuroleptiques : phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, fluphénazine, lévomépromazine, thioridazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide, pipampérone, pipotiazine, zuclopenthixol),

·autres : arsénieux, bépridil, cisapride, diphémanil, dolasétron IV, érythromycine IV, spiramycine IV, halofantrine, luméfantrine, méquizatine, méthadone, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine, torémifène, vincamine IV.

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique.

Midazolam

Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam (diminution de son métabolisme hépatique avec majoration de la sédation).

Surveillance clinique et réduction de la posologie pendant le traitement par le vérapamil.

Digoxine

Augmentation des concentrations plasmatiques de la digoxine ou de la digitoxine due à une baisse de leur excrétion rénale. Bradycardie excessive et bloc auriculoventriculaire, par majoration des effets de la digoxine sur l'automatisme et la conduction et par diminution de l'élimination rénale et extrarénale de la digoxine.

Surveillance clinique, en recherchant des signes de surdosage du glycoside, ECG et éventuellement contrôle de la digoxinémie ; s'il y a lieu, adaptation de la posologie de la digoxine pendant le traitement par le vérapamil et après son arrêt.

Amiodarone

Avec le vérapamil, par voie orale, risque de bradycardie ou de bloc auriculo-ventriculaire, notamment chez les personnes âgées. Surveillance clinique et ECG.

Dabigatran

Augmentation des concentrations plasmatiques de dabigatran avec majoration du risque de saignement.

Dans lindication post-chirurgicale, surveillance clinique et adaptation de la posologie du dabigatran à 150 mg/j en une prise, voire 75 mg/j en cas d'insuffisance rénale.

Dans l'indication fibrillation auriculaire : surveillance clinique et adaptation de la posologie du dabigatran à 220 mg/j en deux prises.

Lorsque le vérapamil par voie orale a été co-administré avec le dabigatran étexilate (150 mg), un substrat de la glycoprotéine P (P-gp), la Cmax et lASC du dabigatran ont augmenté, mais limportance de ce changement diffère en fonction du moment de ladministration et de la forme pharmaceutique du vérapamil.

Lorsque le vérapamil 120 mg à libération immédiate a été administré une heure avant une dose unique de dabigatran étexilate, la Cmax du dabigatran a augmenté denviron 180 % et lASC denviron 150 %. Aucune interaction significative na été observée lorsque le vérapamil a été administré 2 heures après le dabigatran étexilate (augmentation de la Cmax denviron 10% et de lASC denviron 20%).

Une surveillance clinique étroite est recommandée lorsque le vérapamil est associé au dabigatran étexilate et particulièrement en cas de saignement, notamment chez les patients atteints dune insuffisance rénale légère à modérée.

Dronédarone

Risque de bradycardie ou de bloc auriculo-ventriculaire, notamment chez le sujet âgé. Par ailleurs, légère augmentation des concentrations de dronédarone par diminution de son métabolisme par le vérapamil.

Débuter le traitement par le vérapamil aux posologies minimales recommandées, et ajuster les doses en fonction de l'ECG.

Ibrutinib

Augmentation des concentrations plasmatiques dibrutinib par diminution de son métabolisme hépatique par le vérapamil. Surveillance clinique étroite et réduction de la dose dibrutinib à 140 mg par jour pendant la durée de l'association.

Inhibiteurs puissants du CYP3A4 (boceprevir, clarithromycine, cobicistat, érythromycine, itraconazole, kétoconazole, nelfinavir, posaconazole, ritonavir, telaprevir, télithromycine, tipranavir, voriconazole)

Augmentation des concentrations plasmatiques du vérapamil et / ou des inhibiteurs due à un effet réciproque sur leur dégradation.

Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, par diminution du métabolisme hépatique du vérapamil par linhibiteur.

Surveillance clinique et ECG ; s'il y a lieu, adaptation de la posologie du vérapamil pendant le traitement par linhibiteur et après son arrêt.

Tamsulosine

Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique. Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la tamsulosine pendant le traitement par l'inhibiteur enzymatique et après son arrêt le cas échéant.

Associations à prendre en compte

Acide acétylsalicylique

Risque accru danomalies dhémostase.

Agonistes du récepteur de sérotonine (ex. almotriptan)

Risque daugmentation des concentrations plasmatiques de vérapamil et / ou lagoniste due à un effet réciproque sur la dégradation de ces produits.

Alcool

Ralentissement de la dégradation de léthanol entraînant une augmentation des concentrations plasmatiques et des effets de léthanol.

Alpha-bloquants à visée urologique (alfuzosine, doxazosine, prazosine, silodosine, tamsulosine, térazosine)

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré.

Amifostine

Majoration de l'effet antihypertenseur, notamment orthostatique.

Anticholinestérasiques : donépézil, galantamine, rivastigmine, néostigmine, pyridostigmine, ambémonium

Risque de bradycardie excessive (addition des effets bradycardisants).

Antihypertenseurs alpha-bloquants (doxazosine, prazosine, urapidil), diurétiques, vasodilatateurs

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré.

Antidépresseurs imipraminiques

Majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.

Antidiabétiques (glibenclamide)

Risque daugmentation des concentrations plasmatiques du vérapamil et/ou du glibenclamide due à un effet réciproque sur la dégradation de ces produits.

Benzodiazépines

Risque daugmentation des concentrations plasmatiques du vérapamil et/ou de la benzodiazépine due à un effet réciproque sur la dégradation de ces produits.

Cimétidine

Risque daugmentation des concentrations plasmatiques du vérapamil et/ou de la cimétidine due à un effet réciproque sur la dégradation de ces produits.

Corticoïdes, tétracosactide (voie générale) (sauf hydrocortisone employée comme traitement substitutif dans la maladie d'Addison)

Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).

Dérivés nitrés et apparentés

Majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.

Doxorubicine

Risque de majoration de la toxicité de la doxorubicine par augmentation de ses concentrations plasmatiques. Chez des patients ayant un cancer des poumons à petites cellules, une augmentation de la biodisponibilité et de la concentration plasmatique maximale de doxorubicine a été observée lors de ladministration concomitante de vérapamil (par voie orale) et de doxorubicine.

Eplérénone

Augmentation des concentrations plasmatiques déplérénone (substrat de lenzyme CYP 340).

Jus de pamplemousse

Augmentation des concentrations plasmatiques de vérapamil, avec risque de survenue d'effets indésirables.

La consommation du jus de pamplemousse, des pamplemousses et des aliments contenant du pamplemousse est à éviter pendant le traitement par vérapamil.

Neuroleptiques (voir aussi « Associations faisant lobjet de précautions demploi »)

Effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majorés (effet additif).

Clonidine

Troubles de l'automatisme et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire par addition des effets négatifs sur la conduction).

Myorelaxants

Possibilité deffet majoré du myorelaxant.

Pilocarpine

Risque de bradycardie excessive (addition des effets).

Prazosine, térazosine

Augmentation des concentrations plasmatiques de ces médicaments (substrats du CYP 3A4).

Ranolazine

La ranolazine est un substrat du transporteur P-gp. Linhibition du P-gp par le vérapamil augmente les concentrations plasmatiques de ranolazine. Il est conseillé dinitier le traitement par ranolazine à une faible dose et augmenter la posologie progressivement avec précaution.

Ticagrelor

Risque daugmentation des concentrations plasmatiques de ticagrelor par diminution de son métabolisme hépatique.

Théophylline

Augmentation des concentrations plasmatiques de ce médicament (substrat du CYP 3A4).

Uricosuriques (ex. sulfinpyrazone)

Diminution des concentrations plasmatiques de vérapamil et réduction de son effet.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces. Par contre, des études chez lanimal ont montré une toxicité sur la fonction reproductive.

Le vérapamil traverse la barrière placentaire. La concentration plasmatique de vérapamil dans la veine ombilicale varie de 20 à 92% des concentrations plasmatiques maternelles.

Il n'existe pas actuellement de données en nombre suffisant, pour évaluer un éventuel effet malformatif ou ftotoxique du vérapamil lorsqu'il est administré pendant les premier et deuxième trimestres de la grossesse. En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser le vérapamil pendant les premier et deuxième trimestres de la grossesse.

Pendant le troisième trimestre de la grossesse, l'utilisation du vérapamil au cours d'un nombre limité de grossesses n'a apparemment révélé aucun effet ftotoxique particulier à ce jour. En conséquence, l'utilisation du vérapamil ne doit être envisagée au cours du troisième trimestre de la grossesse que si strictement nécessaire en prenant en compte le risque pour la mère et pour lenfant.

Allaitement

Le vérapamil est excrété dans le lait maternel, sa concentration dans le lait atteignant environ 23% de la concentration plasmatique maternelle. Comme le vérapamil est fortement lié aux protéines plasmatiques et ses concentrations dans le lait sont faibles : elles exposent l'enfant à une ingestion de moins d'un milligramme de vérapamil par jour. Les quelques cas décrits n'ont pas rapporté d'effets indésirables chez l'enfant.

Par ailleurs, les concentrations plasmatiques dans le sang de l'enfant ne sont pratiquement pas détectables. Des données limitées obtenues après lingestion orale du vérapamil par la mère montrent que lenfant nabsorbe quune petite quantité de la substance active, soit 0,1 à 1% de la dose maternelle administrée.

En conséquence, l'allaitement pourrait être envisagée pendant le traitement par vérapamil, à condition de prendre le médicament juste après la tétée, d'attendre 4 heures avant la suivante et d'assurer une surveillance clinique régulière chez l'enfant. Néanmoins, compte tenu du risque deffets indésirables graves chez lenfant, le vérapamil ne doit être administré pendant lallaitement quen cas de nécessité absolue pour la santé de la mère.

Des cas isolés dhyperprolactinémie et galactorrhée pendant le traitement par le vérapamil ont été rapportés.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Le traitement par vérapamil nécessite une surveillance médicale régulière. Compte tenu de la variabilité interindividuelle des réactions au médicament, la réactivité du patient peut être altérée de manière à diminuer sa capacité à conduire, à utiliser des machines ou à travailler dans des situations comportant un risque potentiel. Ce risque est dautant plus important en début du traitement, lors des augmentations de dose et en association avec la consommation dalcool.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec le vérapamil lors détudes cliniques, de la surveillance après commercialisation ou lors des études de phase IV et sont listés ci-dessous par classe de système organe et par groupe de fréquence. Les groupes de fréquence sont définis comme suit : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100 à <1/10) ; peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100) ; rare (≥1/10 000 à <1/1 000) ; très rare (<1/10 000), ou fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Les principaux effets indésirables rapportés ont été céphalées, étourdissements ou somnolence, troubles gastro-intestinaux (nausées, constipation et troubles abdominaux), aggravation dune bradycardie, tachycardie, palpitations, hypotension, flush, dème périphérique et fatigue.

Les principaux effets indésirables devant faire l'objet d'une attention particulière sont les suivants : le risque d'aggravation d'insuffisance cardiaque, l'hypotension et les troubles conductifs cardiaques.

Effets indésirables rapportés lors des études cliniques avec le vérapamil et surveillance après commercialisation

Affections du système immunitaire

Fréquence indéterminée : hypersensibilité.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquent : diminution de la tolérance au glucose.

Fréquence indéterminée : hyperkaliémie.

Affections psychiatriques

Fréquent : fatigue, nervosité, surtout en début du traitement.

Rare : somnolence.

Affections du système nerveux

Fréquent : étourdissements ou somnolence, céphalées, neuropathie.

Rare : paresthésies, tremblements.

Fréquence indéterminée : symptômes extrapyramidaux, paralysie (tétraparésie), convulsions.

Une paralysie (tétraparésie) a été rapportée dans un cas post-commercialisation lors de ladministration concomitante du vérapamil et de la colchicine. Cela a peut-être résulté du fait que la colchicine a pu traverser la barrière hémato- encéphalique du fait de linhibition par le vérapamil du CYP3A4 et de la P-gp. Voir aussi rubrique 4.5.

Affections de loreille et du labyrinthe

Rare : acouphène.

Fréquence indéterminée : sensations vertigineuses.

Affections cardiaques

Fréquent : bradycardie, développement dune insuffisance cardiaque congestive ou aggravation dune insuffisance cardiaque déjà présente, baisse excessive de la pression artérielle et/ou hypotension orthostatique.

Peu fréquent : palpitations, tachycardie.

Fréquence indéterminée : bloc auriculoventriculaire du 1er, 2ème ou 3ème degré, insuffisance cardiaque, arrêt sinusal, bradycardie sinusale, asystolie, choc cardiogénique.

Affections vasculaires

Fréquent : flush, hypotension.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquence indéterminée : bronchospasme, dyspnée.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : constipation, nausée.

Peu fréquent : douleur abdominale.

Rare : vomissements, atteintes gingivales de type gonflement léger des gencives, gingivite, hyperplasie gingivale, saignement des gencives. Ces atteintes sont le plus souvent régressives à larrêt du traitement. Elles nécessitent une hygiène bucco-dentaire soignée.

Fréquence indéterminée: troubles abdominaux, iléus.

Affections hépatobilaires

Peu fréquent : atteintes hépatiques cytolytiques et/ou cholestatiques probablement dorigine immunoallergique à traduction clinique (ictère et/ou douleurs abdominales, malaise, fièvre) ou purement biologique (augmentation des enzymes hépatiques : transaminases et/ou phosphatases alcalines) réversibles à larrêt du traitement.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent : érythromélalgie.

Rare : hyperhidrose.

Très rare : photodermatose.

Fréquence indéterminée : dème de Quincke, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, alopécie, démangeaisons, prurit, purpura, exanthème, maculopapulaire, urticaire.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Très rare : aggravation de myasthénie grave, du syndrome de Lambert-Eaton et de dystrophie musculaire de Duchenne à létat avancé.

Fréquence indéterminée : arthralgie, myalgie, myasthénie.

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquence indéterminée : insuffisance rénale.

Affections des organes de reproduction et du sein

Fréquence indéterminée : dysfonction érectile, gynécomastie, galactorrhée.

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Fréquent : dème périphérique.

Peu fréquent : fatigue.

Investigations

Fréquence indéterminée : augmentation des taux de prolactine.

NB : Chez les patients ayant un pacemaker, une élévation du seuil dentraînement électrique et du seuil de sensibilité pendant le traitement par le vérapamil ne peut pas être exclue.

Chez les patients avec des antécédents de pathologie cardiovasculaire, notamment cardiomyopathie sévère, insuffisance cardiaque congestive ou infarctus du myocarde récent, le risque deffets indésirables sévères étaient augmentés lors de ladministration concomitante de bêta-bloquants ou du disopyramide avec du vérapamil par voie intraveineuse, dans la mesure où les deux classes de produits exercent un effet cardiodépresseur (voir rubrique 4.5).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet la surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Symptômes

Les symptômes dune intoxication par le vérapamil dépendent de la quantité de produit ingérée, du délai jusquà linitiation des mesures de détoxification et de la contractilité du myocarde (fonction de lâge du sujet).

En cas de surdosage, des troubles conductionnels graves ont été rapportés : bloc auriculoventriculaire de haut degré, arrêt sinusal voire choc cardiogénique, des arythmies bradycardiques ou tachycardiques (ex. rythme jonctionnel avec dissociation auriculoventriculaire, bloc auriculoventriculaire de haut degré), des insuffisances cardiaques et des hypotensions sévères.

Ont aussi été rapportées des hyperglycémies, une acidose métabolique, une hypoxie, un choc cardiogénique avec dème pulmonaire, des baisses de la conscience pouvant aboutir à un coma, une altération de la fonction rénale et des convulsions. Dans certains cas, peu fréquents, lévolution a été fatale.

Conduite durgence

Mesures générales

La priorité thérapeutique est déliminer les substances provoquant lintoxication et rééquilibrer la fonction cardiovasculaire.

Les mesures à prendre dépendront de lintervalle depuis lingestion du produit ainsi que du type et de la gravité des symptômes dintoxication.

Le lavage gastrique est conseillé après une intoxication par le chlorhydrate de vérapamil pris oralement, même plus de 12 heures après son ingestion si aucune motilité gastro-intestinale (sur la base de bruits gastro-intestinaux) nest détectable.

Ces mesures peuvent être éventuellement accompagnées par des mesures standards de réanimation cardiorespiratoire, telles que massage cardiaque extrathoracique, ventilation artificielle, défibrillation ou entraînement extrasystolique du cur.

Mesures spécifiques

Ces mesures visent à combattre les effets cardiodépressifs, lhypotension et la bradycardie.

L'antidote est représenté par l'isoprénaline ou lorciprénaline (voie intraveineuse).

Latropine peut également être utile dans le traitement symptomatique des arythmies bradycardiques.

Une asystolie doit être prise en charge par les mesures usuelles qui comprennent une stimulation bêta-adrénergique (par exemple isoprénaline)

Les troubles conductionnels peuvent bénéficier d'un entraînement électrosystolique ; le glucagon et les sels de calcium peuvent être utilisés en cas de choc cardiogénique, le calcium étant un antidote spécifique. Ce traitement peut être réalisé, par exemple, par ladministration de 10-20 ml dune solution à 10% de gluconate de calcium (2.25 to 4.5 mmol) par voie intraveineuse, répétée si nécessaire, ou par la perfusion continue de 5 mmol de gluconate de calcium par heure.

Lhypotension induite par un choc cardiogénique et une vasodilatation artérielle peut être traitée par la dopamine (jusquà 25 microgrammes par kg de poids corporel par minute), par la dobutamine (jusquà 15 microgrammes par kg de poids corporel par minute), par ladrénaline ou par la noradrénaline aux doses nécessaires pour obtenir leffet ciblé.

Les concentrations plasmatiques du calcium doivent être maintenues soit à la limite supérieure des valeurs normales soit à des valeurs légèrement élevées. Remplissage vasculaire précoce (avec une solution de Ringer ou du sérum physiologique) en raison de la vasodilatation artérielle.

En raison dune possible absorption retardée du produit à libération prolongée, les patients doivent être surveillés pendant une période suffisante en fonction des symptômes cliniques.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

INHIBITEUR CALCIQUE SELECTIF A EFFETS CARDIAQUES DIRECTS, Code ATC : C08DA01.

Le vérapamil est un antagoniste calcique spécifique, c'est-à-dire qu'il diminue les mouvements transmembranaires du calcium sans modifier, aux concentrations représentatives des concentrations thérapeutiques, les mouvements des autres ions.

Au niveau cardiaque :

·Dépression de l'activité du nud sinusal,

·Ralentissement de la vitesse de conduction et allongement des périodes réfractaires au niveau du nud auriculoventriculaire proportionnels aux concentrations. Ces effets expliquent que le vérapamil soit le prototype des antiarythmiques de classe IV et qu'il soit efficace sur les troubles du rythme impliquant la jonction auriculoventriculaire,

·Le vérapamil ne modifie ni la vitesse de conduction, ni les périodes réfractaires des oreillettes, du système His-Purkinje, des ventricules, des voies accessoires,

·Le vérapamil déprime la contractilité du myocarde (effet inotrope négatif).

Au niveau artériel :

·En tant quantagoniste du calcium, le vérapamil entraîne une relaxation et s'oppose à la contraction des fibres musculaires lisses, surtout au niveau artériel et gastro-intestinal.

L'abaissement des résistances s'observe dans tous les territoires et entraîne une baisse de la pression artérielle, en labsence dune augmentation du débit cardiaque par réaction réflexe.

La bradycardie (habituellement modérée), la dépression de la contractilité, la diminution de la post-charge concourent à une diminution du travail cardiaque et donc à une diminution de la consommation d'oxygène par le myocarde. La vasodilatation coronaire entraîne une augmentation du débit coronaire sans effet de vol.

·Le débit sanguin rénal est augmenté.

·Chez la plupart des malades, l'effet dépresseur myocardique est contrebalancé par la diminution de la post-charge et par la mise en jeu réflexe du système sympathique, comme en témoigne l'absence de diminution de l'index cardiaque. Cependant, chez les sujets à fonction cardiaque altérée, une détérioration de la fonction ventriculaire peut se produire en cas de prise de bêta-bloquants ou d'autres médicaments dépresseurs cardiaques.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Le vérapamil administré par voie orale :

·est absorbé à 80 à 90% au niveau de lintestin grêle,

·subit un intense effet de premier passage hépatique expliquant sa faible biodisponibilité absolue (20 à 35%),

·le pic de concentration est établi entre 1 et 2 heures,

·la demi-vie apparente d'élimination, après prise unique, est comprise entre 3 et 7 heures, après administration réitérée (toutes les 6 heures) elle se situe entre 4,5 et 12 heures. Le temps délimination risque dêtre plus long chez des patients dont la fonction hépatique est altérée,

·liaison aux protéines plasmatiques : 90%,

·la très forte métabolisation hépatique conduit à de nombreux métabolites (plus de 12) dont le plus important est le nor-vérapamil qui peut atteindre, à l'équilibre, des concentrations voisines de celles de la substance mère. Il s'agit d'un métabolite actif, bien que ne possédant que 20% de lactivité du produit parent,

·l'élimination est rénale pour 70%, digestive pour 20 à 25%. De ce fait, la pharmacocinétique du vérapamil nest pas modifiée en cas dinsuffisance rénale. Le vérapamil est excrété presque exclusivement sous forme de métabolites, le produit inchangé ne représentant que 3 à 4% de la partie éliminée par voie rénale.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Des études in vitro et in vivo nont pas mis en évidence deffets mutagènes du chlorhydrate de vérapamil.

Une étude à long terme chez le Rat na pas montré deffet tumorigène.

Des études dembryotoxicité chez le Lapin (à des doses jusquà 15 mg/kg/jour) et chez le Rat (à des doses jusquà 60 mg/kg/jour) nont indiqué aucun potentiel tératogénique. Toutefois, chez le Rat, une létalité embryonnaire et des retards de croissance ont été observés à des doses toxiques pour la mère.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Comprimé nu : Lactose monohydraté, amidon de maïs, povidone, cellulose microcristalline, carboxyméthylamidon sodique, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.

Pelliculage : hypromellose, hydroxypropylcellulose, macrogol 6 000, dioxyde de titane.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Sans objet.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

5 ans

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur   Retour en haut de la page

28, 30, 56, 60, 90, 180 ou 270 comprimés sous plaquettes (Polypropylène/Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

SANDOZ

49, avenue Georges Pompidou

92300 Levallois-Perret

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·34009 376 680 8 8 : 28 comprimés sous plaquettes thermoformées (PP/Aluminium).

·34009 373 807 7 5 : 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (PP/Aluminium).

·34009 343 327 7 7 : 56 comprimés sous plaquettes thermoformées (PP/Aluminium).

·34009 373 808 3 6 : 60 comprimés sous plaquettes thermoformées (PP/Aluminium).

·34009 373 810 8 6 : 90 comprimés sous plaquettes thermoformées (PP/Aluminium).

·34009 373 811 4 7 : 180 comprimés sous plaquettes thermoformées (PP/Aluminium).

·34009 373 812 0 8 : 270 comprimés sous plaquettes thermoformées (PP/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste I.

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source: ANSM - Mis à jour le : 05/04/2017

Dénomination du médicament

VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé

Chlorhydrate de vérapamil

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé et dans quel cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé ?

3. Comment prendre VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé ?

6. Informations supplémentaires.

1. QUEST-CE QUE VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : INHIBITEUR CALCIQUE SELECTIF A EFFETS CARDIAQUES DIRECTS - Code ATC : C08DA01.

Ce médicament est indiqué dans les cas suivants :

·le traitement d'angine de poitrine sous toutes ses formes,

·le traitement et la prévention de certains troubles du rythme cardiaque (tachycardies paroxystiques supraventriculaires),

·hypertension artérielle, prévention secondaire de l'infarctus du myocarde en cas de contre-indication ou d'intolérance à un traitement par bêta-bloquant et en l'absence d'insuffisance cardiaque.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Ne prenez jamais VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé :

·si vous êtes allergique au chlorhydrate de vérapamil ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6,

·si vous avez présenté un choc cardio-vasculaire,

·si vous présentez certains troubles du rythme ou de la conduction cardiaques (blocs sinoauriculaires et auriculoventriculaires du second et troisième degré non appareillés, fibrillation / flutter auriculaire), choc dorigine cardiaque, insuffisance cardiaque non équilibrée, infarctus du myocarde avec complications, hypotension artérielle,

·chez l'enfant,

·en cas de traitement par dantrolène (perfusion), aliskiren (traitement de l'hypertension), bêta-bloquants par voie intraveineuse (sauf dans le cas de soins intensifs), millepertuis (plante), sertindole (traitement de la schizophrénie) ou sultopride (traitement de la schizophrénie) (voir Autres médicaments et VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé»).

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre VERAPAMIL SANDOZ.

Utiliser ce médicament AVEC PRECAUTION :

·en cas d'insuffisance cardiaque,

·en présence de certains troubles du rythme et de la conduction cardiaques (bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré, ralentissement du rythme cardiaque à moins de 50 bpm),

·en cas d'insuffisance hépatique,

·hypotension (tension artérielle trop basse),

·en cas de maladies neuromusculaires (myasthénie grave, syndrome de Lambert-Eaton ou dystrophie musculaire de Duchenne avancée),

·chez le sujet âgé,

·en cas d'altération de la fonction rénale.

En cas de survenue de malaise, fièvre, jaunisse et/ou douleur du ventre du côté droit, vous devez avertir votre médecin qui jugera de la nécessité de faire un dosage des enzymes hépatiques (du foie).

Une surveillance clinique étroite est recommandée lorsque le vérapamil est associé au dabigatran étexilate (un médicament qui fluidifie le sang et réduit le risque de formation de caillots sanguins) et particulièrement en cas de saignement, notamment si vous souffrez dune insuffisance rénale légère à modérée.

Lutilisation de ce médicament est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Autres médicaments et VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris, ou pourriez prendre tout autre médicament.

Ce médicament NE DOIT PAS ETRE utiliséen association avec laliskiren, les bêta-bloquants par voie intraveineuse (sauf dans le cas de soins intensifs), livabradine (utilisé pour certaines maladies cardiaques), le dantrolène (en perfusion), le millepertuis, (voir rubrique « Contre-indications »).

Ce médicament DOIT ETRE EVITE en association avec des traitements antiarythmiques, de lesmolol en cas daltération de la fonction ventriculaire gauche, certains bêta-bloquants utilisés dans l'insuffisance cardiaque (carvédilol, bisoprolol, métoprolol, nébivolol), léribuline, le triazolam (médicament utilisé dans les troubles du sommeil), la colchicine, la fidaxomicine, la quinidine.

Autres médicaments pouvant interagir avec VERAPAMIL SANDOZ :

·dabigatran (médicament destiné à prévenir la formation de caillots sanguins) (voir rubrique « Avertissements et précautions »).

VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé avec des aliments et boissons

Ne buvez pas de jus de pamplemousse car il peut modifier labsorption de ce médicament. Cela ne se produit pas avec dautres jus de fruits tel que le jus dorange, le jus de pomme ou le jus de tomates.

Grossesse et allaitement

Il est préférable de ne pas utiliser ce médicament pendant les premier et deuxième trimestres de grossesse. Au cours du troisième trimestre, ce médicament ne sera utilisé que sur les conseils de votre médecin.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut juger de la nécessité de le poursuivre.

Le vérapamil est faiblement excrété dans le lait maternel. Les quelques cas décrits après un traitement par voie orale n'ont pas rapporté d'effets indésirables chez l'enfant. Par ailleurs, les concentrations plasmatiques dans le sang de l'enfant ne sont pratiquement pas détectables.

En conséquence, en cas d'indication spécifique du vérapamil chez la mère, l'allaitement est possible en respectant un temps de 4 heures entre la prise du médicament et lallaitement, avec une surveillance clinique régulière de l'enfant.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Sportifs

Sans objet.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

La capacité à conduire des véhicules ou à utiliser des machines peut être diminuée, surtout en début de traitement, lors des augmentations de dose et en association avec la consommation dalcool.

VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé contient du lactose.

3. COMMENT PRENDRE UTILISER VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Posologie

La dose recommandée est de 2 à 3 comprimés par jour.

Dans la prévention secondaire de l'infarctus du myocarde : la dose recommandée est de 3 comprimés par jour.

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les instructions de cette notice ou les indications de votre médecin ou de votre pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou de votre pharmacien en cas de doute.

Mode et voie d'administration

Voie orale.

Fréquence d'administration

Les comprimés sont à prendre de préférence au cours des repas. Ils doivent être avalés sans les sucer ni les croquer, à laide dune boisson en quantité suffisante (en évitant le jus de pamplemousse). Ne prenez pas les comprimés en position couchée.

Durée du traitement

DANS TOUS LES CAS, SE CONFORMER STRICTEMENT A L'ORDONNANCE DE VOTRE MEDECIN.

Si vous avez pris plus de VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé que vous nauriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé :

Sans objet.

Si vous arrêtez de prendre VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé :

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec le vérapamil lors détudes cliniques, de la surveillance après commercialisation ou lors des études de phase IV.

Effets indésirables fréquents (affectent 1 à 10 patients sur 100)

·nausée, météorisme, constipation quelquefois sévère, imposant l'arrêt du traitement,

·fatigue, surtout en début du traitement,

·maux de tête, étourdissements ou somnolence, nervosité, sensations de fourmillement, neuropathie (atteinte du système neurologique), tremblements,

·ralentissement du rythme cardiaque, insuffisance cardiaque symptomatique, arythmies (troubles du rythme cardiaque), développement dune insuffisance cardiaque ou aggravation dune insuffisance cardiaque préexistante,

·diminution excessive de la tension artérielle et/ou plaintes lors du passage de la position couché à la position assise ou debout (dérèglement orthostatique),

·hypotension, rougeur brusque du visage, rougeur de la peau, sensation de chaleur, coloration rouge et douloureuse et gonflement des membres,

·réactions allergiques cutanées (prurit, urticaire, exanthème maculopapulaire, érythromélalgie).

Effets indésirables peu fréquents (affectent 1 à 10 patients sur 1000)

·diminution de la tolérance au glucose,

·palpitations, tachycardie,

·douleur abdominale,

·hépatite se manifestant par un ictère et/ou douleurs abdominales, malaises, fièvre, ou anomalies hépatiques purement biologiques (augmentation des enzymes du foie) réversible à l'arrêt du traitement,

·fatigue.

Effets indésirables rares (affectent 1 à 10 patients sur 10 000)

·transpiration excessive,

·acouphène (bourdonnement doreille),

·vomissement,

·sensations de picotement et de fourmillement,

·tremblements,

·somnolence.

Effets indésirables très rares (affectent moins de 1 patient sur 10 000)

·aggravation de certaines myasthénies (myasthénie grave, syndrome de Lambert-Eaton, dystrophie musculaire de Duchenne à létat avancé),

·photodermatose (allergie au soleil).

Effets indésirables dont la fréquence est indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

·hypersensibilité,

·réactions allergiques cutanées (prurit, urticaire, démangeaisons, exanthème maculopapulaire), purpura,

·brusque gonflement du visage et du cou dorigine allergique (dème de Quincke), syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe (atteinte cutanée sévère avec éruption de papules rouges),

·douleurs musculaires ou articulaires,

·faiblesse musculaire,

·insuffisance rénale,

·dysfonction érectile,

·gynécomastie (développement des seins chez l'homme) lors des traitements prolongés chez des patients âgés et disparaissant à larrêt du traitement,

·galactorrhée (écoulement anormal de lait), élévation du taux de prolactine,

·alopécie (chute de cheveux),

·iléus (obstruction intestinale),

·troubles abdominaux,

·perturbations du rythme cardiaque,

·arrêt cardiaque (arrêt sinusal avec asystole),

·vertiges,

·mouvements incontrôlés,

·paralysie,

·convulsions,

·concentrations élevées de potassium dans le sang (hyperkaliémie),

·crampes des muscles bronchiques (bronchospasme),

·difficulté à respirer (dyspnée),

·hyperplasie gingivale (gonflement des gencives), gingivite, saignement des gencives, réversibles à larrêt du traitement.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance (site internet : www.ansm.sante.fr).

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Nutilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur lemballage après « EXP ». La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Pas de précautions particulières de conservation.

Nutilisez pas ce médicament si vous remarquez des signes visibles de détérioration.

Ne jetez aucun médicament au tout à l'égout ni avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l'environnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé   Retour en haut de la page

·La substance active est :

Chlorhydrate de vérapamil........ 120,00 mg

Pour un comprimé pelliculé.

·Les autres composants sont :

Lactose monohydraté, amidon de maïs, povidone, cellulose microcristalline, carboxyméthylamidon sodique, silice colloïdale anhydre, stéarate de magnésium.

Pelliculage : hypromellose, hydroxypropylcellulose, macrogol 6 000, dioxyde de titane.

Quest-ce que VERAPAMIL SANDOZ 120 mg, comprimé pelliculé et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Ce médicament se présente sous forme de comprimé pelliculé. Boîte de 28, 30, 56, 60, 90, 180 ou 270.

Toutes les spécialités peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

SANDOZ

49, avenue Georges Pompidou

92300 Levallois-Perret

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

SANDOZ

49, avenue Georges Pompidou

92300 Levallois-Perret

Fabricant  Retour en haut de la page

SALUTAS PHARMA GmbH

Otto-von-Guericke - Allee I

39179 BARLEBEN

ALLEMAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

{MM/AAAA} {mois AAAA}.

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

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Source : ANSM

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