UROMITEXAN 5 g/50 ml, solution injectable pour perfusion en flacon

source: ANSM - Mis à jour le : 08/08/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT  Retour en haut de la page

UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE  Retour en haut de la page

Mesna... 5000,00 mg

Pour un flacon.

Excipient à effet notoire :

Ce médicament contient 520 mg dalcool benzylique par flacon.

Ce médicament contient de 707,5 à 742,0 de sodium par flacon (soit de 30,76 à 32,26 mmol).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1

3. FORME PHARMACEUTIQUE  Retour en haut de la page

Solution injectable.

Solution aqueuse limpide et incolore.

4. DONNEES CLINIQUES  Retour en haut de la page

4.1. Indications thérapeutiques  Retour en haut de la page

Prévention de la toxicité urinaire des oxazaphosphorines (cyclophosphamide - ifosfamide).

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4.2. Posologie et mode d'administration  Retour en haut de la page

Posologie

UROMITEXAN 5 g/50 ml peut s'employer selon les mêmes modalités chez l'adulte et chez l'enfant. La posologie est habituellement fixée à 60 % de la dose d'oxazaphosphorine (cyclophosphamide, ifosfamide) administrée.

Mode dadministration

Le schéma classique comporte l'administration, après dilution (cf. précautions d'emploi) d'un tiers de la dose dès le début de l'administration de l'oxazaphosphorine, du second tiers 4 heures plus tard et du dernier tiers 4 heures plus tard (soit 8 heures après la première administration).

Uromitexan peut également être utilisé en perfusion intraveineuse continue débutant 1/4 d'heure avant la perfusion chimiothérapique et se prolongeant 8 à 12 heures après la fin de celle-ci, la dose totale de Mesna atteignant - voire dépassant - 100 % de la dose d'oxazaphosphorine utilisée.

Pour des doses supérieures à 2 g/m2/jour, les risques potentiels de ce médicament ne sont pas connus.

4.3. Contre-indications  Retour en haut de la page

Hypersensibilité au mesna et aux molécules contenant des radicaux thiols ou à lun des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

En raison de la présence dalcool benzylique, ce médicament est contre-indiqué chez les prématurés et les nouveau-nés à terme.

Chez des malades porteurs de maladies auto-immunes, on a observé de rares cas de réactions cutanées de type allergique plus ou moins intenses. Les symptômes sont variables, d'intensité moyenne ("rash" parfois de type maculaire, accompagné d'une sensation de brûlure intense et de démangeaisons), ou sévère ("rash" généralisé ou plaques érythémateuses, dème) et sont parfois accompagnés d'une forte fièvre, de tachycardie, d'hypotension et/ou d'une élévation des transaminases.

Chez ces malades, la protection de l'appareil urinaire doit se faire préférentiellement par une hyperhydratation quotidienne associée à la prescription simultanée de diurétiques; cependant, il est possible d'associer l'Uromitexan à l'oxazaphosphorine chez de tels patients à la condition d'évaluer le meilleur rapport bénéfice/risque pour le malade et seulement sous stricte surveillance médicale du sujet.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi  Retour en haut de la page

Mises en garde spéciales

Risque dencéphalopathie : quelques cas d'encéphalopathies, toujours spontanément réversibles à l'arrêt du traitement, ont été décrits après utilisation conjointe doxazaphosphorines (ifosfamide ou cyclophosphamide) et de mesna. Leur imputabilité n'est actuellement pas établie. Une insuffisance rénale est habituellement retrouvée comme facteur favorisant.

Ce médicament contient de lalcool benzylique : La quantité dalcool benzylique est de 520 mg par flacon. Lalcool benzylique peut provoquer des réactions toxiques et des réactions de type anaphylactoïde chez les nourrissons et les enfants jusquà 3 ans.

En cas dadministration de grands volumes, ce médicament doit être utilisé avec précaution et de préférence sur une courte durée chez les sujets souffrant dinsuffisance hépatique ou rénale à cause du risque daccumulation et de toxicité (acidose métabolique).

Ce médicament contient du sodium : Ce médicament contient de 707,5 à 742 mg de sodium par flacon (soit de 30,76 à 32,26 mmol). A prendre en compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.

Composé thiol : Le mesna est un composé thiol (ou soufré), à savoir, un composé organique comportant un groupement sulfhydrylel - (SH). Les composés thiols présentent quelques similitudes dans leurs profils d'effets indésirables, incluant un potentiel à provoquer des réactions cutanées sévères (voir rubrique 4.8. Effets indésirables). Des exemples de médicaments qui sont des composés thiols comprennent l'amifostine, pénicillamine, et le captopril. Les patients ayant présenté une réaction indésirable à ce type de médicament sont susceptibles de développer un risque similaire voire accru de réaction avec lutilisation dun autre composé thiol. Les facteurs favorisants ne sont pas bien déterminés. Cependant, lorsque l'on considère l'utilisation ultérieure d'un autre composé thiol chez ces patients, la possibilité d'un risque accru doit être prise en compte.

ATTENTION : Ladministration de mesna nempêche pas une cystite hémorragique chez tous les patients. Les patients doivent être surveillés en conséquence. Une diurèse suffisante doit être maintenue, selon les besoins pour un traitement par oxazaphosphorine.

Hypersensibilité

Des cas de réactions d'hypersensibilité au mesna ont été rapportés après son administration en tant quuro-protecteur. Ceux-ci incluent notamment des cas de réactions cutanées caractérisées par des symptômes tels que de lurticaire localisée ou généralisée ou d'autres formes d'exanthème, prurit, sensation de brûlure, angio-dème et / ou rougeur. De plus, des cas de dermatoses et de réactions des muqueuses bulleuses ulcératives sévères ont été signalés. Certaines réactions semblent être compatibles avec un diagnostic d'érythème pigmenté fixe, de syndrome de Stevens-Johnson, de syndrome de Lyell ou dérythème polymorphe. Des cas de photodistribution déruptions cutanées ont également été rapportés.

Les réactions cutanées peuvent être accompagnées dautres symptômes incluant : fièvre, symptômes cardiovasculaires, insuffisance rénale aigue, atteintes pulmonaires, signes biologiques dune CIVD, anomalies hématologiques (leucopénie, éosinophilie, lymphopénie, thrombocytopénie, pancytopénie), augmentation des enzymes hépatiques, signes digestifs et atteintes musculo-squelettiques (voir rubrique 4.8 Effets indésirables).

La symptomatologie des réactions dhypersensibilité au mesna est polymorphe, ninclut pas obligatoirement de signes cutanés, et peut se manifester par lassociation de plusieurs signes (voir rubrique 4.8 Effets indésirables). Le délai de survenue de ces réactions peut varier considérablement (dès la première injection jusquà plusieurs mois dexposition). Lors de réactions dhypersensibilité apparaissant au cours de plusieurs expositions successives au mesna, la gravité des réactions peut être croissante et le délai dapparition des manifestations peut être raccourci. Une dose-dépendance est suspectée mais non confirmée.

Les patients porteurs de maladies auto-immunes et sous traitement par oxazaphosphorines et mesna semblent présenter un risque plus élevé de développer des réactions dhypersensibilité (voir rubriques 4.3 Contre-indications et 4.8 Effets indésirables)

Les prescripteurs doivent être informés :

·des conséquences potentielles que peuvent entraîner ces réactions car elles peuvent s'aggraver avec la ré-exposition et pouvant, dans certains cas, engager le pronostic vital,

·que les réactions dhypersensibilité liées à mesna ont été interprétées comme ressemblant à un tableau clinique de la septicémie et, chez les patients présentant des maladies auto-immunes, à une exacerbation de la maladie sous-jacente,

·que la négativité des tests cutanés nexclut pas une hypersensibilité au mesna et quune interprétation des résultats des tests cutanés par un professionnel spécialiste doit être effectuée avant toute éventuelle réintroduction,

·du risque potentiel de photosensibilisation lié à lutilisation du mesna.

Précautions d'emploi

Utiliser de préférence en perfusion intraveineuse après dilution extemporanée dans 100 ml d'une solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 %.

L'alcool benzylique contenu dans les flacons peut réduire la stabilité du cyclophosphamide et de l'ifosfamide. Le mesna est incompatible in vitro avec le cisplatine, le carboplatine et avec les moutardes azotées. Le mélange mesna et épirubicine conduit à l'inactivation de l'épirubicine et doit être évité. En raison dinteractions physico-chimiques, le mesna ne doit pas être associé dans la même perfusion aux produits suivants : érythromycine, oxytétracycline, aminophylline, lipiodol, épirubicine.

ATTENTION : Il est en conséquence nécessaire de rincer la tubulure entre la perfusion de mesna et les médicaments cités ci-dessus (voir rubrique 6.2 Incompatibilités).

Analyses de laboratoire

Détection urinaire des corps cétoniques : Le traitement avec mesna peut donner des réactions faussement positives aux tests urinaires à base de sodium nitroprusside (y compris les bandelettes) pour la détection des corps cétoniques. Laddition dacide acétique glacial peut être utilisée afin de différencier un faux positif (couleur rouge cerise qui se fane) et un vrai positif (couleur rouge violet qui sintensifie).

Détection urinaire de l'acide ascorbique : Le traitement par mesna peut provoquer des réactions faussement positives aux tests urinaires à base de réactifs de Tillmans pour la détection de l'acide ascorbique.

Taux sériques de créatine phosphokinase (CPK) : Dans les études pharmacocinétiques chez des volontaires sains, les valeurs des taux sériques de créatine phosphokinase (CPK) des échantillons prélevés à 24 heures après ladministration de la dose de mesna étaient inférieures à celles des échantillons avant administration (de la dose). Bien que les données disponibles soient insuffisantes pour déterminer la cause de ce phénomène, il pourrait être occasionné par une interférence significative avec les tests enzymatiques de dosage de la CPK utilisant le groupement thiol (par exemple, la N-acétylcystéine). Le diagnostic dune atteinte musculaire ne doit pas, en conséquence, être posé seulement sur le taux sérique de CPK mais sur un faisceau darguments clinico-biologiques (voir rubrique 4.8. Effets indésirables).

Usage gériatrique :

En général, le choix de la posologie chez les patients âgés doit être fait avec prudence, en reflétant la plus grande fréquence de diminution de la fonction hépatique, rénale ou cardiaque et dune maladie concomitante ou dautres prises médicamenteuses. Le rapport doxazaphosphorines à mesna devrait rester inchangé.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions  Retour en haut de la page

Des interactions physico-chimiques peuvent se produire en cas d'associations dans le même flacon de perfusion (voir rubrique 6.2).

Les effets systémiques des oxazaphosphorines ne sont pas affectés par ladministration de mesna.

Lors des essais cliniques, il a été démontré que le surdosage par mesna ne diminue pas la toxicité aiguë, la toxicité subaiguë, lactivité sur les leucocytes et lefficacité immunosuppressive des oxazaphosphorines.

Les études chez lanimal avec lifosfamide et le cyclophosphamide sur des tumeurs variées, ont également démontré que le mesna ninterférait pas avec leur activité antitumorale.

Le mesna naffecte pas non plus lefficacité dautres anticancéreux cytotoxiques (comme la doxorubicine, la carmustine, le méthotrexate ou la vincristine), ni leffet thérapeutique dautres médicaments tels que les glucosides digitaliques.

L'alimentation n'influence pas l'absorption du mesna ni ne modifie son élimination urinaire.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement  Retour en haut de la page

Grossesse

Les études réalisées chez lanimal nont pas mis en évidence deffet tératogène du mesna.

Il nexiste pas de données suffisantes concernant lutilisation du mesna chez la femme enceinte.

Le mesna est utilisé uniquement lors de traitement par oxazaphosphorines (cyclophosphamide, ifosfamide), pour lesquels un effet tératogène et un effet foetotoxique sont attendus.

S'il est indispensable d'administrer une oxazaphosphorine pendant la grossesse, alors, le mesna doit lui être associé.

Allaitement

On ne sait pas si le mesna est excrété dans le lait maternel et il nexiste pas de données sur lutilisation de mesna chez la femme allaitante.

Le mesna est toujours utilisé en prévention de la toxicité urinaire lors de traitements par oxazaphosphorines, durant lesquels lallaitement est contre-indiqué.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines  Retour en haut de la page

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. Il n'est pas attendu d'effet délétère de UROMITEXAN 5 g/50 ml, solution injectable pour perfusion en flacon sur la conduite des véhicules et l'utilisation de machines.

4.8. Effets indésirables  Retour en haut de la page

Résumé du profil de tolérance

Les effets indésirables les plus graves associés à l'utilisation de mesna sont : syndrome de Lyell, syndrome de Stevens-Johnson et anaphylaxie (voir rubrique 4.4 mises en garde spéciales et précautions demploi).

Les effets indésirables les plus fréquents (> 10%) associés à l'utilisation du mesna sont les suivants : maux de tête, réactions au site de perfusion, douleurs abdominales / coliques, étourdissements, léthargie / somnolence, pyrexie, éruption cutanée, diarrhées, nausées, bouffées de chaleur et syndrome grippal.

Comme mesna est administré en association avec de loxazaphosphorine ou avec des agents chimiothérapeutiques contenant des oxazaphosphorines, il est difficile de distinguer les effets indésirables susceptibles dêtre associés à mesna de ceux causés par les cytostatiques administrés en même temps.

Délai d'apparition : Certains sujets ont présenté des effets indésirables dès la première exposition au mesna et d'autres après la deuxième ou la troisième exposition. En général, le spectre complet des symptômes présentés par un sujet est développé sur une période de plusieurs heures.

Expérience de la ré-exposition : Certains sujets nont pas d'autres réactions après leur effet indésirable initial tandis que d'autres ont présenté une exacerbation des effets lors d'administrations de doses répétées.

Résumé tabulé des effets indésirables

Les effets indésirables sont listés ci-dessous par classe de système d'organe et par fréquence. Les fréquences sont définies de la manière suivante : très fréquent (>= 1/10), fréquent (>= 1/100, < 1/10), peu fréquent (>= 1/1000, < 1/100), rare (>= 1/10 000, < 1/1000), très rare (< 1/10 000) et indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles), incluant des cas isolés. Ces fréquences, lorsquelles sont disponibles ont été déterminées dans des études de pharmacocinétique réalisées chez 86 volontaires sains et peuvent ne pas être représentatives de la fréquence chez des patients nécessitant ce traitement.

Classe de système dorgane (SOC)

Très fréquent

fréquent

indéterminé

Affections hématologiques et du système lymphatique

Lymphadénopathie

Pancytopénie, Leucopénie, Lymphopénie, Thrombocytopénie Eosinophilie

Affections du système immunitaire

Anaphylaxie,

Hypersensibilité

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Diminution de l'appétit,

Sensation de déshydratation

Affections psychiatriques

Insomnie,

Cauchemar

Affections dusystème nerveux

Maux de tête,

Etourdissements,

Léthargie / somnolence

Vertiges,

Paresthésie,

Hyperesthésie,

Syncope,

Hypoesthésie,

Troubles de l'attention

Convulsion

Affections oculaires

Conjonctivite,

Photophobie,

Vision floue

dème périorbitaire

Affections cardiaques

Palpitations

Electrocardiogramme anormal,

Tachycardie

Affections vasculaires

Bouffées de chaleur

Hypotension,

Hypertension

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Congestion nasale,

Toux,

Douleur pleurétique,

Sécheresse de la bouche,

Bronchospasme,

Dyspnée,

Gêne laryngée,

Epistaxis

Détresse respiratoire,

Hypoxie,

Diminution de la saturation en oxygène,

Tachypnée,

Hémoptysie

Affections gastro-intestinales

Douleur abdominale / Coliques,

Nausée,

Diarrhée

Irritation de la muqueuse1,

Flatulence,

Vomissement,

Douleur brûlante (rétrosternale / épigastrique),

Constipation,

Saignement gingival

Stomatite,

Mauvais goût

Affections hépatobiliaires

Augmentation des transaminases

Hépatite,

Augmentation de la gamma-glutamyltransférase,

Augmentation des phosphatasesalcalines

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Eruption cutanée2

Prurit,

Hyperhidrose

Nécrolyse épidermique toxique, Syndrome de Stevens-Johnson,

Erythème polymorphe,

Ulcérations et/ou bulles/cloques*,

Oedème de Quincke,

Erythème pigmenté fixe,

Urticaire photodistribué,

Sensation de brûlure,

érythème

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Arthralgie,

Mal au dos,

Myalgie,

Douleur aux extrémités,

Douleur dans la mâchoire

Affections du rein et des voies urinaires

Dysurie

Insuffisance rénale aiguë

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Réactions au site de perfusion (prurit, éruption cutanée)

Pyrexie

Syndrome grippal

Réactions au site de perfusion (douleur, érythème, urticaire et gonflement)

Frisson,

Fatigue,

Douleur à la poitrine,

Malaise

dème facial,

Asthénie,

dème périphérique,

Réaction au site de perfusion (thrombophlébite, irritation)

Investigations

Signes biologiques de CIVD,

Taux de prothrombines prolongés,

Temps céphaline activé prolongé

1Orale, rectale

2Incluant des réactions cutanées non prurigineuse, prurigineuse, érythémateuse, eczémateuse, exanthème maculo-papuleux.

**Muco-cutanées, muqueuses, buccales, vulvo-vaginales, ano-rectales

Description des effets indésirables sélectionnés

Réactions au site de perfusion

Chez certains sujets souffrant de réactions cutanées locales au site de perfusion, une exposition au mesna a entraîné un effet cutané dans d'autres zones.

Affections cutanées / muqueuses

Des cas de réactions cutanées et muqueuses ont été signalés après l'administration du mesna à la fois par voie intraveineuse et orale. Ces réactions incluaient des éruptions cutanées, un prurit, des bouffées de chaleur, une irritation des muqueuses et une conjonctivite. Environ un quart des sujets ayant développé des réactions cutanées / muqueuses, ont présenté d'autres effets indésirables associés, incluant une dyspnée, une fièvre, des maux de tête, des troubles gastro-intestinaux, une somnolence, un malaise, des myalgies et des symptômes pseudo-grippaux.

Affections gastro-intestinales

Des cas daffections gastro-intestinales chez des sujets sains ont été rapportés incluant nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales / coliques, douleurs épigastriques / brûlures, constipations, flatulences. Ces affections ont été signalées après l'administration de mesna par voie intraveineuse et orale.

Effet In Vivo sur le nombre de lymphocytes

Dans les études de pharmacocinétique chez des volontaires sains, l'administration de doses uniques de mesna a été très fréquemment associée à une diminution rapide (dans les 24 heures) du nombre de lymphocytes.

Effet In Vivo sur les taux de phosphore sérique

Dans les études de pharmacocinétique chez des volontaires sains, l'administration de mesna en dose unique ou sur plusieurs jours a été associée dans certains cas à des hausses modérées transitoires de la concentration sérique de phosphore. Ces phénomènes doivent être considérés lors de l'interprétation des résultats des tests biologiques.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance (Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage  Retour en haut de la page

Il nexiste pas dantidote spécifique dUROMITEXAN. Le traitement sera symptomatique.

Le surdosage peut conduire aux symptômes suivants observés lors dune étude de tolérance chez des volontaires sains à une dose unique de 60-70 mg/kg (4 à 7 g) : nausées, vomissements, colique, diarrhée, mal de tête, fatigue, douleurs articulaires et des membres, manque dénergie comme épuisement et faiblesse, dépression, irritabilité, rash, bouffées de chaleurs, hypotension et tachycardie, bradycardie, fièvre et bronchospasme.

Un taux nettement accru de nausées, de vomissements et de diarrhées a également été rapporté chez les patients traités par loxazaphosphorine recevant plus de 80 mg de mesna/kg/jour par voie intraveineuse par rapport aux patients recevant des doses plus faibles ou un traitement d'hydratation uniquement.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES  Retour en haut de la page

5.1. Propriétés pharmacodynamiques  Retour en haut de la page

Classe pharmacothérapeutique : MEDICAMENTS DETOXIFIANTS DANS UN TRAITEMENT CYTOSTATIQUE

Code ATC : V03AF01

Mécanisme daction

Antidote de l'acroléine, métabolite irritant pour la muqueuse vésicale formé au cours de la biotransformation des oxazaphosphorines. L'acroléine est bloquée sous forme d'un thio éther stable, soluble, rapidement et totalement éliminé par l'organisme.

L'efficacité antitumorale des oxazaphosphorines n'est pas modifiée par lUROMITEXAN.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques  Retour en haut de la page

Après administration intraveineuse, le mesna est rapidement transformé dans le plasma en dimesna, lequel est absorbé par le rein et réduit à son niveau en mesna par les systèmes thiol transférase et glutathion réductase. Le mesna est rapidement éliminé dans les urines sous forme active. Sa demi-vie est de l'ordre de 0,85 à 1,08 heure.

La demi-vie apparente d'élimination du mesna est d'environ 1,2 heure.

5.3. Données de sécurité préclinique  Retour en haut de la page

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

6.1. Liste des excipients  Retour en haut de la page

Alcool benzylique, édétate de sodium, hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités  Retour en haut de la page

Incompatibilités majeures :

Le mesna est incompatible in vitro avec le cisplatine, le carboplatine et avec les moutardes azotées.

Il est nécessaire de rincer la tubulure entre les deux produits.

Autres incompatibilités :

En raison dinteractions physico-chimiques, lUromitexan ne doit pas être associé dans la même perfusion aux produits suivants : érythromycine, oxytétracycline, aminophylline, lipiodol, épirubicine. Il est nécessaire de rincer la tubulure entre lUromitexan et ces produits.

L'alcool benzylique contenu dans les flacons de mesna peut réduire la stabilité du cyclophosphamide et l'ifosfamide.

Le mélange mesna et épirubicine conduit à l'inactivation de l'épirubicine et doit être évité.

6.3. Durée de conservation  Retour en haut de la page

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation  Retour en haut de la page

Tout flacon entamé doit être utilisé dans les 5 jours.

La dilution dans les solutions pour perfusion doit être réalisée extemporanément. Toute solution non utilisée doit être jetée.

Dun point de vue microbiologique, la solution diluée doit être utilisée immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation, après dilution et avant utilisation, relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne doivent pas dépasser 8 heures.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur  Retour en haut de la page

50 ml en flacon (verre).

6.6. Précautions particulières délimination et de manipulation  Retour en haut de la page

Utiliser de préférence en perfusion intraveineuse après dilution extemporanée dans 100 ml d'une solution injectable de chlorure de sodium à 0,9%.

7. TITULAIRE DE LAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

BAXTER S.A.S

IMMEUBLE BERLIOZ

4 BIS RUE DE LA REDOUTE

78280 GUYANCOURT

FRANCE

8. NUMERO(S) DAUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE  Retour en haut de la page

·558 477-3 ou 34009 558 477 3 1: 50 ml en flacon (verre).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE LAUTORISATION  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE  Retour en haut de la page

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES  Retour en haut de la page

Sans objet.

Liste II.

Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou aux médecins compétents en cancérologie. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

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source: ANSM - Mis à jour le : 08/08/2017

Dénomination du médicament

UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion

Mesna

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant dutiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour vous.

·Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

·Si vous avez dautres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

·Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à dautres personnes. Il pourrait leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

·Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion

3. Comment utiliser UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion ?

6. Contenu de lemballage et autres informations.

1. QUEST-CE QUE UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?  Retour en haut de la page

Prévention de la toxicité urinaire des oxazaphosphorines (cyclophosphamide et ifosfamide).

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DUTILISER UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Nutilisez jamais UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion dans les cas suivants:

·Si vous êtes allergique (hypersensible) au Mesna, la substance active de lUromitexan ou à l'un des autres composants (voir rubrique 6: Informations complémentaires). Une réaction allergique peut inclure un essoufflement, une respiration sifflante, une éruption cutanée, des démangeaisons ou un gonflement du visage et des lèvres.

·Si vous avez déjà eu une réaction allergique à un médicament similaire (composé thiol ou contenant de lalcool benzylique).

·Chez les prématurés et nouveau-nés à terme, en raison de la présence dacide benzylique

PENSEZ A DIRE ET PRECISER A VOTRE MEDECIN TOUS VOS ANTECEDENTS ALLERGIQUES.

Si vous présentez une maladie auto-immune sous-jacente (maladie dans laquelle le système immunitaire de votre organisme sattaque lui-même), vous pouvez présenter des réactions cutanées de type allergique plus ou moins intenses. Les symptômes sont variables, d'intensité moyenne (éruption cutanée parfois de type maculaire, accompagnée d'une sensation de brûlure intense et de démangeaisons), ou sévère (éruption cutanée généralisée ou plaques érythémateuses, dème) et sont parfois accompagnés d'une forte fièvre, de tachycardie, d'hypotension et/ou d'une élévation des enzymes hépatiques.

Par conséquent, si vous présentez une maladie auto-immune sous-jacente, la protection de votre appareil urinaire doit se faire préférentiellement par une hyperhydratation quotidienne associée à la prescription simultanée de diurétiques ; cependant, votre médecin pourra associer l'Uromitexan à l'oxazaphosphorine après avoir évalué le meilleur rapport bénéfice/risque et seulement sous stricte surveillance médicale.

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Avertissements et précautions

Prévenez votre médecin, infirmière ou pharmacien avant d'utiliser Uromitexan si :

·vous souffrez de polyarthrite rhumatoïde,

·vous avez un lupus érythémateux systémique (également appelé lupus ou LED),

·vous avez des problèmes avec votre système immunitaire appelés maladie «auto-immune»,

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Mises en garde :

Quelques cas d'atteinte globale de lencéphale (encéphalopathie), toujours spontanément réversibles à l'arrêt du traitement, ont été décrits après utilisation conjointe d'ifosfamide et dUromitexan. Le rôle de ces médicaments nest actuellement pas établi. Une fonction rénale altérée est habituellement retrouvée comme facteur favorisant.

Ce médicament contient 520 mg dalcool benzylique par flacon. Lalcool benzylique peut provoquer des réactions toxiques et des réactions allergiques chez les nourrissons et les enfants jusquà 3 ans.

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous avez des problèmes hépatiques ou rénaux ou si vous êtes enceinte ou allaitez car de grands volumes de perfusion dUROMITEXAN peuvent provoquer une toxicité (acidose métabolique).

Ce médicament contient du sodium.

Ce médicament contient de 707,5 à 742,0 de sodium par flacon (soit de 30,76 à 32,26 mmol). A prendre en compte chez les patients suivant un régime hyposodé strict.

Le mesna, substance active dUromitexan est un composé thiol. Les composés thiols présentent quelques similitudes dans leurs profils deffets indésirables incluant un potentiel à provoquer des réactions cutanées sévères. Prévenez votre médecin, votre infirmière ou pharmacien si vous avez déjà présenté des réactions cutanées avec dautres composés thiol (exemple : amifostine, pénicillamine et captopril) car vous présentez un risque accru de réaction cutanée à lUromitexan.

Précautions d'emploi :

Des réactions allergiques à lUromitexan ont été rapportées après son administration. Ces réactions allergiques incluent notamment des réactions cutanées plus ou moins intenses (voir rubrique 4. Quels sont les effets indésirables éventuels). Les réactions cutanées peuvent être accompagnées dautres symptômes tels qu'une forte fièvre, une tachycardie, une hypotension et/ou une élévation des enzymes hépatiques. Néanmoins, des signes cutanés ne sont pas obligatoirement présents lors des réactions allergiques à lUromitexan. Des réactions allergiques plus graves et dapparition plus rapide peuvent survenir après plusieurs expositions successives à lUromitexan. Les patients présentant une maladie auto-immune semblent présenter un risque plus élevé de développer des réactions allergiques à lUromitexan (voir rubrique contre-indications). Utiliser ce médicament AVEC PRECAUTION en cas de maladies auto-immunes. Dans ce cas, une stricte surveillance médicale est nécessaire et les autres méthodes d'uroprotection doivent être envisagées en priorité.

Des réactions cutanées après exposition au soleil ont également été observées. Ne vous exposez pas au soleil pendant le traitement par Uromitexan et oxazophophorines.

L'UROMITEXAN peut entraîner des réactions faussement positives dans les tests de dépistage des corps cétoniques et des réactions faussement positives ou inversement des faux négatifs dans les tests de dépistage de la présence des globules rouges dans les urines.

En ce qui concerne la réaction colorée aux corps cétoniques, la couleur est violet-rougeâtre plutôt que violet ; elle est moins stable, et disparaît immédiatement en ajoutant de l'acide acétique.

Pour déterminer précisément la présence de globules rouges dans les urines, la microscopie est recommandée.

Utiliser en perfusion intraveineuse après dilution extemporanée dans 100 ml d'une solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 %.

EN CAS DE DOUTE NHESITEZ PAS A DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et Uromitexan

Des interactions physico-chimiques peuvent se produire en cas dassociations dans le même flacon de perfusion.

Uromitexan est administré avec l'ifosfamide et le cyclophosphamide. Il ne réagit pas avec ces médicaments, et n'est pas connu pour réagir avec dautres.

Cependant, si vous prenez ou avez récemment pris un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Uromitexan avec des aliments, boissons et de lalcool

La prise daliments ninfluence pas labsorption et lélimination urinaire de lUromitexan.

Réalisation de tests lors dun traitement par lUromitexan

Votre médecin ou votre infirmière voudra vérifier régulièrement labsence de sang dans vos urines à laide dune bandelette ou à laide dun microscope.

Prévenez votre médecin, votre infirmière ou votre pharmacien si vous avez dautres tests - bandelettes car ces médicaments peuvent modifier les résultats. Ces tests-bandelettes peuvent être utilisés pour le sang et pour les urines pour détecter des composés chimiques dans votre sang appelés cétones, ou des globules rouges dans vos urines.

Grossesse, allaitement et fertilité

UROMITEXAN nest utilisé quen association avec une oxazaphosphorine (cyclophosphamide, ifosfamide), pour laquelle un risque de malformation et de toxicité pour le ftus est décrit.

Cependant sil est indispensable dadministrer une oxazaphosphorine pendant la grossesse, alors UROMITEXAN doit lui être associé.

Prévenez votre médecin si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Sans objet.

Uromitexan contient <{nommer le/les excipient (s)}>

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Posologie

Uromitexan 5 g/50 mL peut semployer selon les mêmes modalités chez ladulte et chez lenfant.

La posologie est habituellement fixée à 60 % de la dose doxazaphosphorines (cyclophosphamide à fortes doses, ifosfamide) administrée.

Dose habituelle recommandée

·Votre médecin décidera du moment et de la quantité de médicament à vous administrer.

·La dose dépendra de :

ola dose et de la durée de votre traitement avec l'ifosfamide ou le cyclophosphamide ;

ode la forme pharmaceutique de l'ifosfamide ou du cyclophosphamide (en comprimé ou en injection) administrée ;

osi vous souffrez d'infections urinaires/cystite (infections urinaire) ;

osi vous présentez des signes de détérioration de la vessie due à l'ifosfamide ou au cyclophosphamide ;

osi vous avez eu une radiothérapie à proximité de votre vessie.

Usage gériatrique :

En général, le choix de la posologie chez les patients âgés doit être fait avec prudence, en reflétant la plus grande fréquence de diminution de la fonction hépatique, rénale ou cardiaque et dune maladie concomitante ou dautres prises médicamenteuses. Le rapport doxazaphosphorines à mesna devrait rester inchangé.

Utilisation chez les enfants et les adolescents

En général, les enfants ont tendance à uriner plus souvent que les adultes et, par conséquent, il peut être nécessaire de raccourcir l'intervalle entre les prises et/ou d'augmenter le nombre de prises individuelles.

Mode et voie d'administration

En perfusion intraveineuse après dilution extemporanée dans 100 ml dune solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 %.

Fréquence et moment auquel le médicament doit être administré

Le schéma classique comporte ladministration intraveineuse, après dilution (cf. Précautions demploi) dun tiers de la dose dès le début de ladministration de loxazaphosphorine, du second tiers 4 heures plus tard et du dernier tiers 4 heures plus tard (soit 8 heures après la première administration).

Uromitexan peut également être utilisé en perfusion intraveineuse continue débutant 1/4 d'heure avant la perfusion chimiothérapique et se prolongeant 8 à 12 heures après la fin de celle-ci, la dose totale de lUromitexan atteignant - voire dépassant - 100 % de la dose d'oxazaphosphorine utilisée.

Pour des doses supérieures à 2 g/m2/jour, les risques potentiels de ce médicament ne sont pas connus.

Si vous avez utilisé plus dUROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion que vous nauriez dû :

Il est peu probable que vous preniez plus dUromitexan sous forme injectable que vous n'auriez dû, car il vous sera administré par une personne formée et qualifiée. Néanmoins, il est recommandé darrêter immédiatement l'injection si tel est le cas.

Les conséquences éventuelles d'un surdosage comprennent : nausées, vomissements, colique, diarrhée, mal de tête, fatigue, douleurs des articulations ou de la hanche, manque d'énergie comme épuisement et faiblesse, dépression, irritabilité, rash, hypotension (baisse de la pression du sang) et tachycardie (battements du cur plus lents que la normale).

Consultez immédiatement un médecin.

Si vous oubliez dutiliser UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion

Sans objet.

Si vous arrêtez dutiliser UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion

Sans objet.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez à votre médecin ou infirmière ou pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?  Retour en haut de la page

Comme tous les médicaments, UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n'y soit pas sujet.

Pas d'effets indésirables connus aux doses usuelles de 10 à 30 mg/kg par injection, hormis la possibilité, chez certains sujets, d'une réaction inflammatoire locale au point d'injection en cas d'administration intraveineuse directe (voir précaution d'emploi).

Quelques rares cas déruption cutané associée à une réaction d'urticaire plus ou moins généralisée et/ou de démangeaisons avec parfois la présence d'dème localisé ont été observés.

Une réaction cutanée de type allergique d'intensité plus sévère a été observée chez des malades présentant une maladie auto-immune.

Les effets indésirables les plus fréquents associées à l'utilisation dUromitexan sont : maux de tête, réactions au site d'injection, douleur abdominale / coliques, nausées, étourdissements, léthargie/somnolence, fièvre, éruption cutanée, diarrhée, bouffées vasomotrices, et syndrome grippal.

Les effets indésirables les plus graves associés à l'utilisation dUromitexan sont : syndrome de Lyell et syndrome de Stevens-Johnson (conditions mettant en jeu le pronostic vital qui provoquent des éruptions cutanées, des ulcères, des maux de gorge, fièvre, conjonctivite, la séparation des couches de la peau) et anaphylaxie.

Autres effets secondaires possibles :

Très fréquents : peuvent concerner plus de 1 personne sur 10

·ganglions lymphatiques enflés / augmentés (lymphadénopathie)

·maux de tête

·étourdissements

·léthargie / somnolence

·bouffées de chaleur

·douleurs abdominales / coliques ; nausées ; vomissements ; diarrhée

·éruptions cutanées

·apparition de modifications de la peau, irritation et démangeaisons au site d'injection ou perfusion

·symptômes pseudo-grippaux tels que maux de tête, fièvre, frissons, douleurs articulaires et musculaires, faiblesse, fatigue

·démangeaisons et éruption cutanée au site de perfusion

Fréquents : peuvent concerner jusquà 1 personne sur 10

·diminution de lappétit

·sensation de déshydratation

·insomnie, cauchemar

·vertiges

·sensation de chatouillement, picotement, de brûlure, de piqûre (paresthésie)

·sensibilité inhabituelle ou pathologique de la peau ou d'un sens particulier à la stimulation (hyperesthésie) ou à linverse diminution de la sensibilité tactile ou de la sensation, ou une perte partielle de la sensibilité aux stimuli sensoriels (hypoesthésie)

·perte temporaire de conscience et de la posture (syncope)

·troubles de l'attention

·vision floue

·sensibilité à la lumière

·conjonctivite

·anomalie du rythme cardiaque (palpitations)

·difficulté à respirer ou respiration sifflante (bronchospasme)

·congestion nasale

·toux

·douleur vive à l'inhalation (douleur pleurale)

·sécheresse de la bouche

·essoufflement (dyspnée)

·gêne laryngée

·saignements de nez (épistaxis)

·irritation des muqueuses (orale et rectale) ; constipation ; saignement gingival

·augmentation du taux de certaines protéines produites par le foie appelées enzymes. Votre médecin effectuera des tests sanguins pour tester celles-ci.

·démangeaisons

·augmentation anormale de la transpiration, au-delà de celle requise pour la régulation de la température du corps (hyperhidrose)

·douleurs musculaires (myalgies) ou des douleurs articulaires (arthralgies) ; mal de dos ; douleur dans les membres supérieurs ou inférieurs (douleurs dans les extrémités) ; douleur dans la mâchoire

·douleur à la miction (dysurie)

·douleur, rougeurs, urticaire et gonflement au site de perfusion

·sensation de malaise ; douleur à la poitrine

Fréquence indéterminée : les données disponibles ne permettent pas de déterminer la fréquence

·diminution du nombre de cellules dans votre sang :

oréduction du nombre de globules rouges et blancs, ainsi que des plaquettes (pancytopénie) ;

oréduction du nombre de globules blancs qui combattent les infections (leucopénie, lymphopénie) ;

odes quantités anormalement élevées d'éosinophiles (type de globules blancs produits dans la moelle osseuse), soit le sang soit dans les tissus (éosinophilie), les plaquettes, qui favorisent la coagulation du sang (thrombocytopénie).

·réactions allergiques (hypersensibilité) ou réaction allergique grave avec apparition rapide (anaphylaxie)

·spasme (convulsions)

·gonflement autour des yeux (dème périorbitaire)

·accélération du rythme cardiaque (tachycardie)

·tension artérielle basse ou élevée (hypotension, hypertension)

·difficulté à la respiration (détresse respiratoire) ; diminution des niveaux d'oxygène dans votre corps (hypoxie, diminution saturation en oxygène) ; respiration rapide (tachypnée) ; crachats de sang (hémoptysie)

·inflammation de la muqueuse de la bouche (stomatite) ; mauvais goût

·conditions provoquant une inflammation du foie qui peut entrainer une perte de poids jaunisse, et un malaise (hépatite) ;

·conditions mettant en jeu le pronostic vital qui provoquent des éruptions cutanées, des ulcères, des maux de gorge, fièvre, conjonctivite, la séparation des couches de la peau (nécrolyse épidermique toxique, syndrome de Stevens-Johnson)

·démangeaisons, éruption cutanée rouge qui peut évoluer en plaies (érythème polymorphe, érythème)

·ulcérations et/ou bulles/vésicules (muco-cutanées, muqueuse, buccales, vulvo-vaginale, ano-rectale)

·gonflement des couches profondes de la peau du à une accumulation de liquide (dème de Quincke)

·lésions réapparaissant dans la même zone lorsque le même médicament est ré-administré (érythème pigmenté fixe)

·éruption

·éruption photodistribuée

·éruption cutanée notable par des bosses/cloques, surélevées de couleur rouge pâle, qui démangent (urticaire)

·sensation de brûlure

·diminution importante et rapide du pouvoir de filtration des reins (insuffisance rénale aiguë)

·gonflement du visage (dème facial)

·gonflement des tissus, généralement au niveau des membres inférieurs, en raison de laccumulation de liquides (dèmes périphériques)

·thrombophlébite et irritation au site de perfusion

Si l'un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, veuillez en informer votre médecin, infirmière ou votre pharmacien.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère. Ceci sapplique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage dinformations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion ?  Retour en haut de la page

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Ne pas utiliser UROMITEXAN 5 g/50 ml, solution injectable pour perfusion en flacon après la date de péremption mentionnée sur le conditionnement extérieur.

Tout flacon entamé doit être utilisé dans les 5 jours.

La dilution dans les solutions pour perfusion doit être réalisée extemporanément; la solution reconstituée doit être utilisée dans les 8 heures qui suivent.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-légout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien déliminer les médicaments que vous nutilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger lenvironnement.

6. CONTENU DE LEMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS  Retour en haut de la page

Ce que contient UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion  Retour en haut de la page

·La substance active est :

Mesna . 5 000,00 mg

Pour un flacon.

·Les autres composants excipients sont :

Alcool benzylique (voir section 2.), édétate de sodium (voir section 2.), hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

Quest-ce que UROMITEXAN 5 g/50 mL, solution à diluer pour perfusion et contenu de lemballage extérieur  Retour en haut de la page

Titulaire de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

BAXTER S.A.S

IMMEUBLE BERLIOZ

4 BIS RUE DE LA REDOUTE

78280 GUYANCOURT

FRANCE

Exploitant de lautorisation de mise sur le marché  Retour en haut de la page

BAXTER S.A.S

IMMEUBLE BERLIOZ

4 BIS RUE DE LA REDOUTE

78280 GUYANCOURT

FRANCE

Fabricant  Retour en haut de la page

BAXTER ONCOLOGY GMBH

Kantstrasse 2

33790 Halle Künsebeck

Allemagne

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen  Retour en haut de la page

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :  Retour en haut de la page

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

< {MM/AAAA}>< {mois AAAA}.>

Autres  Retour en haut de la page

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de lANSM (France).

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé:

Uromitexan est une solution injectable aqueuse, limpide et incolore.

Posologie :

Uromitexan 5 g/50 mL peut s'employer selon les mêmes modalités chez l'adulte et chez l'enfant.

La posologie est habituellement fixée à 60 % de la dose d'oxazaphosphorines (cyclophosphamide à fortes doses, ifosfamide) administrée.

Mode dadministration :

Le schéma classique comporte l'administration intraveineuse, après dilution (voir rubrique 4.4) d'un tiers de la dose dès le début de l'administration de l'oxazaphosphorine, du second tiers 4 heures plus tard et du dernier tiers 4 heures plus tard (soit 8 heures après la première administration).

Uromitexan peut également être utilisé en perfusion intraveineuse continue débutant ¼ d'heure avant la perfusion chimiothérapique et se prolongeant 8 à 12 heures après la fin de celle-ci, la dose totale de Mesna atteignant - voire dépassant - 100 % de la dose d'oxazaphosphorine utilisée.

Pour des doses supérieures à 2 g/m2/jour, les risques potentiels de ce médicament ne sont pas connus.

Utiliser de préférence en perfusion intraveineuse après dilution extemporanée dans 100 ml d'une solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 %.

L'alcool benzylique contenu dans les flacons peut réduire la stabilité du cyclophosphamide et de l'ifosfamide. Le mesna est incompatible in vitro avec le cisplatine, le carboplatine et avec les moutardes azotées. Le mélange mesna et épirubicine conduit à l'inactivation de l'épirubicine et doit être évité. En raison dinteractions physico-chimiques, le mesna ne doit pas être associé dans la même perfusion aux produits suivants : érythromycine, oxytétracycline, aminophylline, lipiodol, épirubicine.

ATTENTION : Il est en conséquence nécessaire de rincer la tubulure entre la perfusion de mesna et les médicaments cités ci-dessus (voir rubrique 6.2 Incompatibilités).

Tout flacon entamé doit être utilisé dans les 5 jours.

La dilution dans les solutions pour perfusion doit être réalisée extemporanément. Toute solution non utilisée doit être jetée.

Dun point de vue microbiologique, la solution diluée doit être utilisée immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les durées et conditions de conservation, après dilution et avant utilisation, relèvent de la seule responsabilité de l'utilisateur et ne doivent pas dépasser 8 heures.

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Source : ANSM

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